Restons en contact
Campagne #MamKoul2020

Nationale

Paralysie école ivoirienne: parents d’élèves, députés et gouvernants insoucieux?

Publié

activé

Alors que la ministre de l’éducation nationale a trouvé opportun de se féliciter elle-même pour la qualité et les performances de l’école ivoirienne, les élèves sont privés de cours depuis plusieurs semaines sur l’ensemble du territoire.

Il n’y a pas si longtemps, ils ont organisé les états généraux de la jeunesse. On se demande bien de quoi ils ont pu parler, au regard de la situation actuelle. En effet, alors que la ministre de l’éducation nationale a trouvé opportun de se féliciter elle-même pour la qualité et les performances de l’école ivoirienne, les élèves sont privés de cours depuis plusieurs semaines sur l’ensemble du territoire.

De la maternelle au supérieur, entre la double vacation, le passage en classe supérieure malgré des notes médiocres, les frais de scolarité parallèles, les programmes scolaires obsolètes, les enseignements de moindre qualité, les grèves des enseignants, les grèves des étudiants, les grèves des élèves, les infrastructures bancales, les syndicats violents, les Coges mafieux et les parents démissionnaires, l’école est en lambeaux.

Et pourtant, en Côte d’Ivoire, la vie suit son train-train quotidien, au calme. Ou presque. Parce que dès le 13 septembre 2018, Mamadou Koulibaly (LIDER) avait tiré la sonnette d’alarme et appelé les parties impliquées à s’asseoir et discuter. Il avait rappelé qu’il existe une institution, grassement rémunérée par les contribuables, à savoir le médiateur de la République, dont la mission est de faciliter le dialogue social dans le pays.

Comment se fait-il donc que cette instance soit incapable de réunir autour d’une table les enseignants, les parents, les élèves/étudiants et le gouvernement pour trouver une solution aux problèmes qui rongent notre système éducatif et bousillent l’avenir de nos enfants? Pourtant, le médiateur est bien vivant et est même sorti des oubliettes où il se complaît depuis sa nomination, pour participer activement aux préparations du congrès du rhdp.

Comment s’étonner que les 255 députés et 66 sénateurs ne se soient pas encore saisis de la question et n’aient pas déjà mis en place une commission d’enquête parlementaire sur le sujet, comme l’avait suggéré #MamKoul2020, alors qu’il est de notoriété publique qu’ils se préoccupent plus de leurs honorables tabourets et de leurs vénérables palabres partisans plutôt que du devenir de la jeunesse, certains considérant même la fonction de député comme étant du chômage.

Comment se fait-il que les parents paient pour un service qui n’est pas offert à leurs enfants, mais continuent sereinement de vaquer à leurs occupations, comme si de rien n’était, attendant de façon lâche et irresponsable que les politiciens, dont les enfants n’étudient pas en Côte d’Ivoire, mettent fin aux problèmes qu’ils ont sciemment créés pour abrutir la population?

Les enseignants qui réclament leurs primes sont-ils des égoïstes? À longueur de journée, on nous répète que la Côte d’Ivoire se porte bien et que l’argent travaille, on voit le champagne couler à flots et des chantiers aussi mirobolants que superflus être lancés les uns après les autres. Pourquoi attendre des enseignants qu’ils se serrent la ceinture, si l’effort n’est pas collectif?

Mais chut! 2019, c’est l’année du social, ainsi l’a décrété Alassane Dramane Ouattara. Alors on va considérer que les maisons des instituteurs parties en fumée à Kouamékro, les motos des enseignants brûlées à Bouaké, les professeurs qui défilent en toges vertes à Abidjan, les élèves et étudiants qui crient leur ras-le-bol à Daloa ou Yamoussoukro, et les parents qui enfouissent leurs têtes dans le sable sont des manifestations de ce que le président de la république entend par «année du social»: Apocalypse now! On ne peut pas dire qu’on n’était pas prévenus: c’est le même qui avait décrété 2013 année de la santé, avec pour résultat un amoncellement de morts et drames dans les hôpitaux et de désolation dans les familles.

Tant que nous choisirons de suivre:

  • Celui qui nous promet une pluie de milliards et 25 nouvelles universités, plutôt que celui qui nous dit qu’il ne construira pas de nouvelles universités tant qu’il n’aura pas mis les existantes à niveau;
  • Celui qui prend les armes et braque une banque, plutôt que celui qui écrit un livre et crée son entreprise;
  • Celui qui fuit en sautant par-dessus le mur du voisin face au danger, plutôt que celui qui va se mettre au-devant des chars pour protéger sa population;
  • Celui qui appelle au repli tribal et identitaire, plutôt que celui qui propose l’humanité et l’ouverture sur monde;
  • Celui qui investit dans les routes et les ponts, plutôt que celui qui investit dans le capital humain;
  • Celui qui saute dans un avion dès qu’il a mal à la dent ou au dos, plutôt que celui qui reste au pays pour se soigner au chu ou chr du coin;
  • Celui qui nous offre du poisson, plutôt que celui qui nous apprend à pêcher;
  • Celui qui a le plus d’argent mal acquis pour frimer, plutôt que celui qui a le meilleur programme pour sortir de la pauvreté;
  • Celui qui promet la facilité, plutôt que celui qui annonce la rigueur;

alors nous aurons à payer le prix de nos choix. Les populations ont les dirigeants qu’elles méritent.

«Un peuple qui élit des corrompus, des renégats, des imposteurs, des voleurs et des traîtres n’est pas victime. Il est complice», disait George Orwell. Le jour où nous penserons mériter mieux que le cloaque ambiant, où nous en aurons assez de sacrifier des générations de jeunes, nous cesserons d’avoir peur, nous nous mettrons debout, nous arrêterons de nous taire et nous saurons quoi faire, pour l’amour de la Côte d’Ivoire.

Nathalie Yamb

Le titre est de la rédaction

Comments

comments

Nationale

Coronavirus à l’université Alassane Ouattara: Voici la décision du conseil d’université

Publié

activé

Université Alassane Ouattara de Bouaké-image d'illustration

 

Le vendredi 19 juin 2020 dernier 5 cas infectés de covid-19 ont été confirmés à l’université Alassane Ouattara de Bouaké précisément sur le campus 2. Ceux-ci ont été  évacués immédiatement vers la première capitale ivoirienne précisément à vitib; centre d’accueil des cas de coronavirus. À cet effet, un conseil d’université s’est tenu à l’effet d’arrêter des mesures drastiques pour prévenir et éviter d’autres cas. Voici-dessous la décision.

 

 

DÉCISIONS ISSUES DU CONSEIL D’UNIVERSITÉ EXTRAORDINAIRE DU 25 JUIN 2020

En raison de la confimation de cas de Covid-19 sur l’espace universitaire, le Conseil de l’Université, réuni en session extraordinaire, a pris les mesures suivantes:

– entérinement de la fermeture du Campus 2 jusqu’au 02 jullet 2020;
-fermeture du Campus 1 après les activités pédagogiques, administratives et financières du
lundi 29 juin 2020
-aseptisation générale de l’espace universitaire (les batiments à usage administratif,
pédagogique et scientifique ainsi que les résidences universitaires);
-désinfection et dératisation des prairies jouxtant les Campus 1 et 2;
extension des cours en ligne jusqu’au niveau Licence pendant la période de fermeture des
campus et après la reprise des activités académiques en présentiel;
– réouverture des Campus 1 et 2, le 03 juillet 2020, sous le slogan “un esprit nouveau dans un environnement nouveau”; mise en service de la brigade tripartite (Enseignants, PAT et étudiants) chargée de veiller au
respect scrupuleux des mesures barrières; renforcement des attributions de la Cellule Interne d’Assurance Qualité (CIAQ) pour une évaluation constante des actions de la brigade tripartite;

 

– obligation de signaler tout cas suspect à la Céllule Scientifique Pluridisciplinaire COVID-19
de l’UAO (CSP C19 UAO)
– mise en place de l’opération un tout en un  (eau, savon, désinfectant dans les füts à eau installes à fentrée de chaque grand båtiment);
-prise de température corporelle aux entrées des campus 1 et 2;
-obligation de rappeler les mesures barrières, arrêtées par le Conseil National de Sécurité, avant, pendant ou après chaque cours:
-nécessité d’adosser toute déclaration publique sur la situation sanitaire de l’Université à  l’expertise de la CSP C19-UAO

Le Président Poamé Lazare

Pastoré

Comments

comments

Continuer la lecture

Actualité

Blé goudé: << la CPI n'est pas la fin >>.

Publié

activé

Blé goudé-image d'illustration

Après les audiences de la Chambre d’Appel de la Cour Pénale Internationale (CPI), Blé Goudé décide de tourner le regard vers l’avenir.

“FIN DES AUDIENCES SUR L’APPEL. EN UNION DE PRIÈRE, ON ATTEND LE VERDICT.

MOI, JE DONNE DOS AU PASSÉ AVEC LE REGARD DÉSORMAIS TOURNÉ VERS L’ AVENIR.

LA CPI N’EST PAS LA FIN, C’EST PLUTÔT UN AUTRE DÉPART. MERCI À TOUS POUR VOS PRIÈRES ET VOTRE SOUTIEN.

CE QUE DIEU A COMMENCÉ, IL VA TERMINER.”

Source: Yeclo

Comments

comments

Continuer la lecture

Actualité

Affaire trafic de drogue/Hamed bakayoko: le FIDHOP dénonce le silence de Ouattara

Publié

activé

Plusieurs voix s’élèvent à propos de l’affaire trafic de drogue dans laquelle le ministre d’Etat Hamed Bakayoko est cité. A l’instar de plusieurs personnalités qui se sont prononcées, la Fondation Ivoirienne pour l’observation et la surveillance des Droits de l’Homme et de la vie politique (FIDHOP) a aussi donné de la voix. Elle dénonce le mutisme du président ivoirien Alassane Ouattara et exige la démission du ministre concerné.

Le mutisme qui s’observe chez le président ivoirien Alassane Ouattara à propos de l’affaire trafic de drogue dans laquelle son ministre de la défense est cité, n’est pas du goût de la FIDHOP qui regrette son mutisme « coupable ». Pour des accusations du genre et faits très graves, la FIDHOP a fait savoir que le président ivoirien qui a tout le temps évoqué l’intégrité et la bonne moralité de ses collaborateurs devrait réagir d’une manière rapide.

« La FIDHOP considère que cette affaire constitue le plus gros scandale d’Etat que la Côte d’Ivoire n’ait jamais connu depuis sa création, car c’est toute la République qui est ainsi souillée », écrit l’association. Par ailleurs, la fondation exige la démission d’Hamed Bakayoko de son poste de ministre d’Etat à la défense pour que l’affaire soit élucidée.

Alors que Hamed Bakayoko a été présenté par une enquête de Vice Media comme étant le bras droit d’un grand réseau de trafic de drogue en Afrique de l’ouest principalement en Côte d’Ivoire, il a donné de la voix en réfutant ces accusations. « En Côte d’Ivoire, dans mon pays, ma réputation est faite, elle est pure et sans tache », avait-il écrit lundi dans un communiqué dans lequel il a pris la décision de poursuivre les journalistes de même que ceux qui ont relayé ces articles.
Face à cet état de choses, un certain nombre de ministres du gouvernement ivoirien ont soutenu Hamed Bakoyoko. En effet, il s’agit du ministre de l’Agriculture, Kouassi Adjoumani et celui de la communication, porte-parole du gouvernement Sidi Touré Tiémoko. Ils ont dénoncé un « attentat politique » et une manœuvre politique qui consiste à entacher la réputation du ministre à quelques mois de l’élection présidentielle.

Pastoré

Comments

comments

Continuer la lecture

Abonnez-vous à notre newsletter

Publicité

Sponsorisée

Facebook

Publicité Enter ad code here
Publicité

Tendances