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Pour entrer aux États-Unis, dites adieu à votre vie privée numérique!

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Visa Américain

Pour entrer aux États-Unis, dites adieu à votre vie privée numérique
Lors d’une demande de visa américain, des touristes devront fournir certaines informations privées numériques.
Robin Lemoine
05/06/2019 à 11h19

Vous avez prévu de faire un road trip aux États-Unis? Vous vous y verriez même rester un an? Deux ans? Peut-être toute votre vie. Si c’est le cas, vous pouvez dire adieu à votre vie privée numérique.

En 2016 de manière officieuse et depuis 2017 de manière plus officielle, les fonctionnaires américain•es ont la possibilité de réclamer à toute personne demandant un visa de faire état de son activité sur divers réseaux sociaux ou plateformes numériques –1% des demandes étaient alors concernés.

En mars 2018, Donald Trump proposait d’élargir la mesure au monde entier, ou presque –elle vient d’être officialisée par le département d’État américain.
Pour se procurer un visa américain, y compris touristique, il faudra dorénavant fournir des informations sur ses activités et son profil numériques: nouveau et ancien numéro de téléphone, nouvelle et ancienne adresse email. Vous devrez, surtout, signaler tous les comptes utilisés ces cinq dernières années: Facebook, Twitter, Instagram, LinkedIn et autres (même Reddit).

Une mesure qui ne sera qu’optionnelle pour les ressortissant•es des pays protégés par l’Esta (exemption de visa dont bénéficient les citoyen•nes de trente-huit pays dont l’Union européenne) –pour les autres, cette procédure pourrait se compliquer.

«Protéger l’Amérique»
L’avocat Greg Sisking a partagé sur Twitter, le 31 mai, une capture d’écran de ce que devrait être la future demande de visa en ligne. «Sélectionnez chaque plateforme de réseau social que vous avez utilisée depuis ces cinq dernières années», peut-on lire.

La démarche vise à mieux connaître les populations étrangères qui prétendent fouler les terres américaines et qui représentent aux yeux de l’administration Trump autant de menaces terroristes potentielles.
L’efficacité d’une telle politique est on ne peut plus discutable.

GREG SISKIND, AVOCAT
«La sécurité nationale est notre priorité au moment d’accorder un visa, et tout futur voyageur ou migrant vers les États-Unis fait l’objet de recherches approfondies. Nous travaillons chaque jour à l’amélioration de nos systèmes de vérification destinés à protéger les citoyens américains, tout en encourageant les voyages légitimes vers les États-Unis», explique le département d’État américain à l’agence Associated Press.

«Nous n’avons pas encore de précisions concernant l’utilisation de ces informations et sur la manière dont elles pourraient être exploitées», nous a expliqué Greg Sisking par email. «Mais on connaît dejà les objectifs affichés: la sécurité du pays et la lutte contre la fraude». Selon lui, «la base de données sera tellement fournie que l’efficacité d’une telle politique est on ne peut plus discutable».

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La corruption des élites africaines: « Un cancer qui tue » les institutions et les peuples

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Ahmedou Ould Abdallah, ancien diplomate mauritanien.

La corruption des élites africaines: « Un cancer qui tue » les institutions et les peuples

La tragédie de l’Afrique, c’est la « scandaleuse impunité » qui protège ses élites, responsables du pillage systématique des ressources de leurs pays. L’ancien diplomate mauritanien Ahmedou Ould Abdallah accuse « ces oligarchies » qui ruinent le continent. Il s’est confié à franceinfo Afrique.

« La concentration du pouvoir et des richesses aux mains des élites est un mélange cancérigène devenu de plus en plus une marque dans nos pays. » C’est le constat amer d’Ahmedou Ould Abdallah. L’ancien chef de la diplomatie mauritanienne sait de quoi il parle. C’est un bon connaisseur du continent africain qu’il a sillonné pendant plusieurs années en tant que Secrétaire général adjoint de l’ONU.

« La corruption est un véritable cancer qui tue sur le continent africain. C’est vrai qu’il s’agit d’un phénomène international, mais il y a une énorme différence en Afrique. C’est l’impunité qui protège les élites corrompues », explique-t-il à franceinfo Afrique.

« Une escroquerie à grande échelle qui discrédite les Etats »

En plus de sa casquette de diplomate, Ahmedou Ould Abdallah est membre fondateur de Transparency International. Il siège encore aujourd’hui au sein de son conseil d’administration. Cette organisation non gouvernementale a pour vocation principale la lutte contre la corruption à travers le monde. Tous les rapports publiés ces dernières années font le même constat : les élites opèrent de véritables hold-up sur les ressources du pays. Ahmedou Ould Abdallah dénonce une escroquerie à grande échelle qui discrédite et tribalise les Etats.

« Un petit groupe, un petit clan contrôle l’économie d’un pays et se met au-dessus de la loi. Ce phénomène d’oligarchie se développe avec arrogance. Ces oligarchies ruinent nos pays et se drapent dans la souveraineté nationale pour ne pas rendre compte à leurs propres populations. Ce fléau explique certains sujets brûlants actuels comme les guerres civiles et l’immigration », observe Ahmedou Ould Abdallah. Et il tient à préciser qu’il ne parle pas ici de la corruption du petit douanier ou du petit policier au coin de la rue, qui n’est que le résultat de la grande corruption des élites dirigeantes jouissant d’une scandaleuse impunité.

Pour s’attaquer à la corruption, il faut une presse libre, une police libre et une justice indépendante. Aucune de ces trois conditions n’est remplie en Afrique. La justice est entre les mains d’un groupe oligarchique

Ahmedou Ould Abdallah, ancien chef de la diplomatie mauritanienne à franceinfo Afrique

Ahmedou Ould Abdallah est président du Centre pour la Stratégie et la Sécurité dans le Sahel Sahara (Centre4S) basé à Nouakchott, en Mauritanie.Ahmedou Ould Abdallah est président du Centre pour la Stratégie et la Sécurité dans le Sahel Sahara (Centre4S) basé à Nouakchott, en Mauritanie. (Photo AFP/ Yoshikazu Tsuno)

Ainsi, des dizaines de milliards de dollars s’évaporent chaque année sur le continent, sans que personne ne lève le petit doigt. « En Europe de l’Ouest, lorsque les dirigeants sont accusés de corruption, c’est la fin de leur carrière. Ça provoque immédiatement un scandale et les responsables se retrouvent derrière les barreaux. La tragédie dans nos pays, c’est l‘impunité et l’arrogance de ceux qui sont corrompus », se désole l’ancien haut fonctionnaire de l’ONU.

Et les multinationales dans tout ça ? Ne sont-t-elles pas complices de ce fléau qui pénalise les populations africaines ? Ahmed Ould Abdallah balaye l’argument qui veut qu’il n’y a pas de corruption sans corrupteur. « Mais pourquoi vous l’acceptez ? Pourquoi à Singapour on ne l’accepte pas ? Pourquoi on le refuse de plus en plus en Malaisie ? Si quelqu’un vous donne un million de dollars pour sauter du haut de la tour Eiffel, allez-vous le faire ? », interroge-t-il.

« La corruption justifie le terrorisme et le radicalisme »

Depuis Nouakchott, en Mauritanie, où il s’est installé, Ahmedou Ould Abdallah mène ses recherches sur les enjeux globaux de la paix et de la sécurité en Afrique. Pour lui, la corruption rampante des élites africaines constitue aujourd’hui la plus grande menace sur la paix et la sécurité qui justifie le terrorisme et le radicalisme dans la société africaine.

 « Il faut que cessent les pillages arrogants et systématiques de nos pays. Des contrats distribués en une journée, sans appels d’offres, qui se concluent par la cession de vastes concessions minières, pétrolières, agricoles et j’en passe. C’est une véritable tragédie. » 

La corruption ne disparaîtra pas d’un coup de baguette magique, reconnaît-il. C’est un combat de longue haleine, un combat de toute une vie, auquel tous les citoyens et la société civile africaine doivent être sensibilisés, explique-t-il à france info Afrique.

 

Franceinfo

 

 

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[VIDEO]Diaspora ivoirienne: MamKoul fait le plein

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Le samedi 18 mai 2019, les ivoiriens de la diaspora, emmenés par la délégation régionale de Liberté et Démocratie pour la République (LIDER) en France, se sont retrouvés à Nantes pour l’installation officielle de la cellule LIDER de ladite ville.

Cette cérémonie fait suite à plusieurs autres du genre qui ont récemment eu lieu dans l’Hexagone, tant l’interêt pour le candidat de LIDER, Mamadou Koulibaly (MamKoul), aux élections présidentielles de 2020, va grandissant au sein de la grande famille des ivoiriens deFrance qui sont de plus en plus nombreux à rejoindre les rangs de LIDER.

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Illégalité CEI-Côte d’Ivoire: le Conseil Fédéral suisse « prend note »

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Manuel Tornare, le député socialiste ayant inscrit la question de l'organe électoral en Côte d'Ivoire, aux debats parlementaires du lundi 10 décembre 2018.

Le lundi 10 décembre 2018, le Conseil Fédéral suisse a répondu à Manuel Tornare, conseiller national, membre du Groupe socialiste, qui, une semaine plutôt, déposait au parlement suisse, des questions au gouvernement, relatives à l’impartialité et à l’indépendance de l’organe électoral de Côte d’Ivoire,  la CEI  (Commission électorale indépendante,), à la veille de l’échéance électorale de 2020.

Manuel Tornare, le député socialiste, fondant ses préoccupations sur l’Arrêt, en septembre 2017, de la Cour Africaine des Droits de l’homme et des Peuplesjugeant l’organe électorale ivoirien illégal et illégitime, a ainsi interrogé le Conseil Fédéral:

Le 28 septembre 2017, la cour africaine des droits de l’homme confirme que la Côte d’Ivoire a violé son obligation de créer un organe électoral indépendant et impartial, prévu par l’article 17 de la Charte africaine sur la démocratie.

– Est-ce que la Côte d’Ivoire viole toujours son obligation de protéger le droit des citoyens de participer librement à la direction des affaires publiques de leurs pays?

– Qu’est-ce que la Suisse fait pour renforcer la démocratie dans ce pays en vue des élections 2020?

Lire aussi, Congrès du PS suisse: l’illégalité de la CEI en Côte d’Ivoire évoquée

Dans sa réponse, visiblement empreinte de beaucoup de diplomatie, aux questions pertinentes de Manuel Tornare, le Conseil fédéral a d’abord rappelé l’implication de la Suisse, depuis 2011, dans le retour à la normalisation en Côte d’Ivoire, avant de dire prendre « note de l’arrêt de la Cour africaine des droits de l’homme concernant la composition de la Commission électorale indépendante de Côte d’Ivoire… »  et de rappeler « la déclaration du président Ouattara, qui reconnaît le besoin de se conformer à cet arrêt et de réformer cette commission avant les élections présidentielles de 2020. »

En tout état de cause, « la Suisse aborde régulièrement les questions relatives aux droits civiques et politiques avec les autorités ivoiriennes. A cet effet, elle suit de près l’évolution de la situation dans ce pays à travers son ambassade sur place et continue de s’engager en faveur de l’Etat de droit et d’un déroulement d’élections démocratiques, en vue des prochaines élections présidentielles… »  a clarifié le Conseil Fédéral avant de terminer.

Pour rappel, cette saisine parlementaire fait suite, aux inquiétudes exprimées par Liberté et démocratie pour la république (LIDER), représenté par les Liders Haumar Sory et Jean-Charles Wognin, lors du dernier Congrès du Parti socialiste suisse, les 1 et 2 décembre 2018, à Brugg et qui concernent les risques liés aux élections catasptrophiques qu’Alassane Ouattara prépare pour 2020, devant son manque de volonté, malgré une promesse en août derner, d’enclacher le processus de reforme de l’organe électoral ivoirien, la CEI.

Hervé Christ, Leadernewsci Suisse

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