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Stephane Vangah: un engagement innovateur pour servir Bonoua

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Jeune figure montante de la politique ivoirienne, le candidat Vangah entend, à l'aide d'une gestion structurelle décentralisée, inclusive et automisante, apporter une touche innovante dans le management des collectivités locales.

« Nnowe n°1, Noudjou, Mploussoue, Nnowe n°2, Chrétiens, Musulmans, élèves, étudiants, non travailleurs, travailleurs, fonctionnaires, agents du privé, planteurs, opérateurs économiques, transporteurs, garagistes, commerçants, enseignants, hommes et femmes, ensemble, agissons avec Stephane Vangah.« 

Tel est le message fort disponible sur le flyers de campagne du jeune gestionnaire de 35 ans,  Stephane Vangah, Délégué national à Liberté et démocratie pour la république (LIDER) et président de l’ong Agir pour la formation et l’entrepreneuriat en Côte d’Ivoire (AFECI), candidat aux municipales 2018 à Bonoua.

Jeune figure montante de la politique ivoirienne, le candidat Vangah entend, à l’aide d’une gestion structurelle décentralisée, inclusive et automisante, apporter une touche innovante dans le management des collectivités locales. À l’aide de centres communaux, et de la responsabilisation des acteurs économiques, sociaux et culturels, dans la gestion de leurs secteurs respectifs, il espère ainsi donner les moyens aux jeunes, aux femmes, aux personnes âgées et aux chefs traditionnels de prendre en main la résolution des difficultés liées à leurs conditions sociales, économiques, professionnelles et culturelles. Et, conscient que la santé reste un préalable indéniable à l’épanouissement des populations, il a accueilli, ce jour, mardi 9 octobre 2018, à Bonoua, la Caravane de santé Mamkoul 2020, de dépistage gratuit du diabète et de l’hypertension. Rappelons que cette caravane a, avant Bonoua, silloné Grand-Lahou et Azaguié – nous y reviendrons.

Mais le gestionnaire Vangah, n’a pas attendu le candidat Vangah, pour mettre en branle l’un des axes prioritaires de sa vision pour Bonoua: la formation des jeunes à l’entrepreneuriat. À cet effet,  il a organisé une formation sur l’élevage de poulets et de lapins, du 28 avril 2018 au le samedi 9 juin 2018. 34 jeunes des différentes contrées de la commune de Bonoua (Koumassi, Begneri, Bronoukro, Yaou, Samo et Adiaho) ont ainsi, au terme de cette formation, reçu des attestations de participation, et, il a été mis à leur disposition un terrain de 1.200 m² pour un projet de ferme agricole.

La campagne pour ces élections municipales s’achève ce jeudi, pour faire place au vote le samedi 13 octobre prochain.

 

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Grève des écoles: « Il y a péril sur l’avenir de la Côte d’Ivoire » Monique Gbekia, présidente LIDER

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À quelques jours de l'anniversaire de son premier mandat à la tête de Liberté et Démocratie pour la République en Côte d'Ivoire (LIDER), nous avons rencontré pour vous Monique Gbékia (au milieu sur cette photo), présidente de LIDER, et abordé avec  elle les axes prioritaires de ses actions et l'actualité politique et sociale en Côte d'Ivoire.

À quelques jours de l’anniversaire de son premier mandat à la tête de Liberté et Démocratie pour la République en Côte d’Ivoire (LIDER), nous avons rencontré pour vous Monique Gbékia, présidente de LIDER, et abordé avec  elle les axes prioritaires de ses actions et l’actualité politique et sociale en Côte d’Ivoire. Entretien

Bonjour Madame la présidente. Dans quelques jours vous aurez passé un an à la tête de Liberté et Démocratie pour la République (LIDER). Quel bilan pouvez-vous faire de votre première année de mandat à la tête de ce parti ?

Merci pour la question. Mon mandat est placé sous le signe de la continuité de la vision du Professeur Mamadou Koulibaly, fondateur du parti. Autrement dit, faire la promotion du projet de société, le faire adopter par les populations. Mais en même temps, mon rôle est le recrutement de personnes capables de sécuriser le vote de notre candidat pour 2020, et ça, nous nous y attelons. Les résultats sont satisfaisants.

Sécuriser le vote de votre candidat, le professeur Mamadou Koulibaly en 2020, suppose une implantation de votre parti partout en Côte d’Ivoire, quel est donc le bilan de votre parti à ce niveau ?

En matière d’implantation, le travail est permanent. Toutefois, noter que LIDER est largement implanté en Côte d’Ivoire et de plus en plus dans la diaspora depuis 2018 avec des représentants très engagés. La sécurité du vote d’un candidat relève de certains parmi nous et qui sont capables d’oublier de manger tellement l’objectif est vital pour eux. Autrement dit, de vrais commandos qu’il faut extraire parmi les militants, voir des sympathisants, car contrairement à l’opinion commune, une élection présidentielle ne se gagne pas avec seulement ses militants. Bref, le fichier des adhésions 2019 est très rassurant et concerne plus d’un millier de nouveaux adhérents.

LIDER a donc résolument le regard tourné vers 2020. Cette échéance s’annonce aussi avec un nouveau paysage politique. La libération du président Gbagbo, l’éclatement du RHDP en trois tendances. Comment LIDER appréhende donc stratégiquement 2020 par rapport à ce nouveau paysage ?

Cette recomposition du paysage politique est en réalité une bonne chose dans la mesure où cela permet aux populations de mieux faire leur choix parmi les différentes offres politiques et les hommes qui portent ces offres. LIDER est à l’aise dans une ambiance comme celle -ci, car les arguments abondent en dehors du projet de société.

On ne peut parler de 2020 sans aborder la question de la Commission électorale indépendante. Récemment vous avez porté la question de son inégalité devant le Conseil Fédéral Suisse par le biais du parti socialiste suisse, votre allié au sein de l’alliance progressiste mondiale. Pensez-vous que cela n’ait pas plu au gouvernement à telle enseigne qu’il ait exclu LIDER de l’entame des consultations pour la réforme de la CEI ?

Vous avez raison, la commission électorale joue un rôle majeur d’où la question de son indépendance organique, fonctionnelle et financière pour lesquelles LIDER se bat à travers ses structures de la diaspora. Je profite de votre micro pour féliciter et remercier nos militants et le parti frère Suisse de l’Alliance Progressiste.

Concernant l’exclusion de LIDER le 21 janvier dernier, plus d’une hypothèse peuvent expliquer cela. D’abord, et vous avez raison, le gouvernement ne supporte pas le fait que LIDER puisse être membre d’une grande alliance, ensuite il considère notre parti comme faisant partir de leur groupement politique, ce qui est un non-sens. Nous voudrions d’ailleurs lui rappeler que notre parti a un candidat déclaré, en la personne de Mamadou Koulibaly, depuis le 24 mars 2018. Ensuite, il n’a jamais voulu d’une vraie réforme de la commission électorale alors que LIDER lui a envoyé une copie de son avant-projet de Loi sur la réforme de cette commission. Nous n’acceptons pas cette exclusion et nous avons depuis, entamé des rencontres avec les ambassadeurs qui sont dans notre pays. Celui de la Suisse a été le 3e à nous recevoir.

Malgré votre exclusion en savez-vous d’avantage sur l’état d’avancement des travaux relatifs á la reforme de cette institution ? 2020 est proche mais Alassane Ouattara semble ne pas se presser sur cette question ?

On va juste dire que la montagne a accouché d’une sourie.  Autrement dit la réforme s’est limitée à la rencontre d’ouverture et plus rien depuis environ 2 mois.

Il nous est apparu que cette exclusion de LIDER n’a fait l’objet d’aucune condamnation de la part des autres partis d’opposition. Qu’est ce qui explique selon vous ce silence alors qu’en même temps ils appellent contre une alliance de l’opposition contre le RHDP en 2020 ?

On note toutefois, dans leur réponse au gouvernement, l’appel à des discussions inclusives et à une réforme en profondeur.

Pensez-vous comme certaines opinions politiques que seule une alliance inclusive de l’opposition permettra de mettre Ouattara en déroute en 2020,

Ce serait en effet idéal pour mettre fin à l’élection dès le premier tour.  Mais Ouattara peut être mis en déroute même avec deux candidatures de l’opposition.

Quelle est donc la position de LIDER face à une candidature unique de l’opposition ?

Pour le moment, la consigne consiste à observer et voir comment les choses évoluent.  Il semble que la plateforme de Bédié, à travers son secrétaire exécutif vient de rejoindre LIDER sur la question de la composition de la CEI. Donc bravo !

Avez- vous madame la présidente un point d’actualité sur lequel vous souhaiteriez vous prononcer particulièrement avant que nous n’achevions cette interview ?

Oui ! Sur la grève dans les établissements scolaires.  Le candidat Mamadou Koulibaly a, dans sa tribune « Jeudi c’est Koulibaly », fait de bonnes propositions que je prends à mon compte. Et l’une d’elles est que le chef de l’Etat prenne lui-même les choses en main.

Voilà que le lycée classique d’Abidjan qui jusque-là n’avait pas pris part à la grève, est finalement entré en grève depuis une semaine. Cette grève qui perdure tout en s’élargissant est dommage pour les enfants, l’avenir du pays, donc une menace sérieuse pour la construction d’une Côte d’Ivoire moderne et meilleure.

Pour clore l’interview quel sera votre dernier mot à l’endroit des ivoiriennes et aux ivoiriens ?

Comme mot de fin, je voudrais lancer un appel aux ivoiriennes et aux ivoiriens, et leur dire qu’ils ont une opportunité unique de contribuer à élire pour notre pays le meilleur candidat, à savoir Mamadou Koulibaly en 2020, pour une vraie politique humaine de développement inclusif du pays avec les populations et pour les populations. Je vous remercie.

Merci présidente. Merci pour votre disponibilité et bonne continuation.

Propos recueillis par Hervé Christ

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Paralysie école ivoirienne: parents d’élèves, députés et gouvernants insoucieux?

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Alors que la ministre de l’éducation nationale a trouvé opportun de se féliciter elle-même pour la qualité et les performances de l’école ivoirienne, les élèves sont privés de cours depuis plusieurs semaines sur l’ensemble du territoire.

Il n’y a pas si longtemps, ils ont organisé les états généraux de la jeunesse. On se demande bien de quoi ils ont pu parler, au regard de la situation actuelle. En effet, alors que la ministre de l’éducation nationale a trouvé opportun de se féliciter elle-même pour la qualité et les performances de l’école ivoirienne, les élèves sont privés de cours depuis plusieurs semaines sur l’ensemble du territoire.

De la maternelle au supérieur, entre la double vacation, le passage en classe supérieure malgré des notes médiocres, les frais de scolarité parallèles, les programmes scolaires obsolètes, les enseignements de moindre qualité, les grèves des enseignants, les grèves des étudiants, les grèves des élèves, les infrastructures bancales, les syndicats violents, les Coges mafieux et les parents démissionnaires, l’école est en lambeaux.

Et pourtant, en Côte d’Ivoire, la vie suit son train-train quotidien, au calme. Ou presque. Parce que dès le 13 septembre 2018, Mamadou Koulibaly (LIDER) avait tiré la sonnette d’alarme et appelé les parties impliquées à s’asseoir et discuter. Il avait rappelé qu’il existe une institution, grassement rémunérée par les contribuables, à savoir le médiateur de la République, dont la mission est de faciliter le dialogue social dans le pays.

Comment se fait-il donc que cette instance soit incapable de réunir autour d’une table les enseignants, les parents, les élèves/étudiants et le gouvernement pour trouver une solution aux problèmes qui rongent notre système éducatif et bousillent l’avenir de nos enfants? Pourtant, le médiateur est bien vivant et est même sorti des oubliettes où il se complaît depuis sa nomination, pour participer activement aux préparations du congrès du rhdp.

Comment s’étonner que les 255 députés et 66 sénateurs ne se soient pas encore saisis de la question et n’aient pas déjà mis en place une commission d’enquête parlementaire sur le sujet, comme l’avait suggéré #MamKoul2020, alors qu’il est de notoriété publique qu’ils se préoccupent plus de leurs honorables tabourets et de leurs vénérables palabres partisans plutôt que du devenir de la jeunesse, certains considérant même la fonction de député comme étant du chômage.

Comment se fait-il que les parents paient pour un service qui n’est pas offert à leurs enfants, mais continuent sereinement de vaquer à leurs occupations, comme si de rien n’était, attendant de façon lâche et irresponsable que les politiciens, dont les enfants n’étudient pas en Côte d’Ivoire, mettent fin aux problèmes qu’ils ont sciemment créés pour abrutir la population?

Les enseignants qui réclament leurs primes sont-ils des égoïstes? À longueur de journée, on nous répète que la Côte d’Ivoire se porte bien et que l’argent travaille, on voit le champagne couler à flots et des chantiers aussi mirobolants que superflus être lancés les uns après les autres. Pourquoi attendre des enseignants qu’ils se serrent la ceinture, si l’effort n’est pas collectif?

Mais chut! 2019, c’est l’année du social, ainsi l’a décrété Alassane Dramane Ouattara. Alors on va considérer que les maisons des instituteurs parties en fumée à Kouamékro, les motos des enseignants brûlées à Bouaké, les professeurs qui défilent en toges vertes à Abidjan, les élèves et étudiants qui crient leur ras-le-bol à Daloa ou Yamoussoukro, et les parents qui enfouissent leurs têtes dans le sable sont des manifestations de ce que le président de la république entend par «année du social»: Apocalypse now! On ne peut pas dire qu’on n’était pas prévenus: c’est le même qui avait décrété 2013 année de la santé, avec pour résultat un amoncellement de morts et drames dans les hôpitaux et de désolation dans les familles.

Tant que nous choisirons de suivre:

  • Celui qui nous promet une pluie de milliards et 25 nouvelles universités, plutôt que celui qui nous dit qu’il ne construira pas de nouvelles universités tant qu’il n’aura pas mis les existantes à niveau;
  • Celui qui prend les armes et braque une banque, plutôt que celui qui écrit un livre et crée son entreprise;
  • Celui qui fuit en sautant par-dessus le mur du voisin face au danger, plutôt que celui qui va se mettre au-devant des chars pour protéger sa population;
  • Celui qui appelle au repli tribal et identitaire, plutôt que celui qui propose l’humanité et l’ouverture sur monde;
  • Celui qui investit dans les routes et les ponts, plutôt que celui qui investit dans le capital humain;
  • Celui qui saute dans un avion dès qu’il a mal à la dent ou au dos, plutôt que celui qui reste au pays pour se soigner au chu ou chr du coin;
  • Celui qui nous offre du poisson, plutôt que celui qui nous apprend à pêcher;
  • Celui qui a le plus d’argent mal acquis pour frimer, plutôt que celui qui a le meilleur programme pour sortir de la pauvreté;
  • Celui qui promet la facilité, plutôt que celui qui annonce la rigueur;

alors nous aurons à payer le prix de nos choix. Les populations ont les dirigeants qu’elles méritent.

«Un peuple qui élit des corrompus, des renégats, des imposteurs, des voleurs et des traîtres n’est pas victime. Il est complice», disait George Orwell. Le jour où nous penserons mériter mieux que le cloaque ambiant, où nous en aurons assez de sacrifier des générations de jeunes, nous cesserons d’avoir peur, nous nous mettrons debout, nous arrêterons de nous taire et nous saurons quoi faire, pour l’amour de la Côte d’Ivoire.

Nathalie Yamb

Le titre est de la rédaction

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Citoyenneté

Pourquoi le Premier ministre ne voulait pas de LIDER à la table de rencontre du gouvernement avec les partis politiques concernant la réforme de la CEI ?

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Le 17 janvier 2019, LiDER a reçu une note d’invitation à la rencontre du gouvernement avec les partis politiques concernant la réforme de la commission électorale (cei), de la part du premier ministre. Conformément aux exigences de la note d’invitation, le 18 janvier 2019, LIDER a accusé réception de l’invitation et a fait parvenir au cabinet du Premier ministre une copie de la proposition de LIDER concernant ladite réforme, à verser au dossier. (http://lider-ci.org/lavant-projet-de-loi-lider-pour-la-reforme-de-la-commission-electorale/)

Le même jour, M. Doumbia du cabinet du ministre de l’intérieur et de la sécurité contact LIDER pour avoir le nom des 3 personnes qui représenteront LIDER à cette rencontre. Les noms lui ont été communiqués sans coup férir. Il s’agissait notamment de Monique Gbékia, Yacourwa Koné, et de Nathalie Yamb. Respectivement présidente de LIDER, vice-président et conseillère exécutive du Prof. Mamdou Koulibaly.

Le lundi 21 janvier 2019, le jour de la rencontre, alors que la délégation de LIDER se rendait à la réunion, avec toute la ponctualité qui nous caractérise à LIDER, elle a été stoppée à la guérite du premier ministère, lieu de la réunion. Prétexte évoqué, LIDER ne figurait pas sur la liste des convives. Le cabinet du ministre de l’intérieur a marqué sa surprise par rapport à cette situation désobligeante, confirmant que la délégation conduite par Monique Gbékia, était effectivement sur la liste des participants attendus.

L’adjudant-chef à l’entrée de la guérite de la primature a confirmé qu’instruction leur avait été donnée le matin même de ne pas laisser entrer LIDER.

Cette malencontreuse situation démontre que LIDER, parti incarnant l’opposition véritable, est craint et probablement  plus fort aujourd’hui qu’il ne l’a été depuis longtemps. Si le terme ‘’d’exclusion de LiDER à cette discussion’’ frappe autant les esprits, en corrélation avec l’actualité politique c’est qu’il renvoie dans l’inconscient collectif à  l’usage qu’en a fait le Parti communiste à partir des années 1920, sanctionnant ainsi toute dérogation à la ligne politique avec force mise en scène.

Le parti communiste de la période stalinienne, adepte du centralisme démocratique, n’autorisait pas l’expression des divergences et réglait ainsi les désaccords internes à coup d’exclusions à l’image du gouvernement Gon Coulibaly.

En effet, alors que les autres partis politiques comme le RDR, le PDCI, le FPI, l’UDPCI… sont dans une logique de recomposition de la cei, avec pour ambition commune de la contrôler, LIDER par contre propose une réforme catégorique de l’organe (procédure de composition, organisation, attribution et fonctionnement). Le Premier ministre aurait été dans tous ses états, complètement irrité, à la lecture de la copie de la proposition de LIDER concernant ladite réforme, à verser au dossier de l’accusé réception.(http://lider-ci.org/lavant-projet-de-loi-lider-pour-la-reforme-de-la-commission-electorale/). Le Premier ministre a donc préféré jouer la carte de ‘’l’exclusion’’ contre LIDER.

LIDER pense qu’il y a de quoi à être sur ses grands chevaux face à de telles propositions lorsqu’on est adepte de la confusion et de la manipulation.

En outre, dans la compétition électorale, les acteurs politiques sont les compétiteurs sur le terrain et ne peuvent donc pas être eux-mêmes les arbitres du match qu’ils sont en train de jouer. Il est donc impératif que les membres de la commission électorale soit exclusivement issus de la société civile. C’est pourquoi LIDER propose en son article 4 alinéa 1er et 2e de son avant-projet de loi pour la réforme de la commission électorale qu’ : « Une personne ne peut être nommée membre de la commission que si elle est d’une intégrité morale, d’une honnêteté intellectuelle et d’une impartialité reconnues, n’a jamais fait l’objet d’une condamnation pour détournement de fonds ou corruption ou crime, n’a jamais été déchue de ses droits civiques, sait lire et écrire et est qualifiée pour être élue membre du parlement.

Le président de la République, agissant sur avis de l’Assemblée nationale, nomme le président, les vice-présidents et les autres membres de la commission, sur proposition de l’ordre des avocats(1), du conseil supérieur de la magistrature(1), des enseignants universitaires(1), des professionnels de la communication(1), et des associations de défense des droits de l’homme(3).

Les personnes proposées par la société civile sont auditionnées par l’assemblée nationale, en audiences publiques et retransmises en direct à la télévision ».

Par ailleurs, LIDER propose que le budget élaboré par la commission électorale soit transparent et son financement mis en place de sorte à permettre à la Commission de travailler sans dépendre des difficultés réelles ou simulées du trésor public, du chantage du gouvernement ou de l’attente des donations des bailleurs de fonds. Ainsi, l’article 10 de ladite loi dispose en ces termes que: « la commission électorale élabore son budget, incluant les frais administratifs de la commission (salaires, indemnités, fournisseurs), les moyens matériels et humains. Ce budget fait l’objet d’une inscription au budget général et est adopté dans le cadre de la loi des finances. Les crédits correspondants sont mis à disposition de la commission dès le début de l’année financière ».

LiDER croit fermement que c’est à ce prix que nous pourrons garantir l’indépendance organique, financière et fonctionnelle de la commission électorale. C’est à ce prix que nous pourrons organiser les élections dans un environnement favorable à la fois au scrutin et à la démocratie, mais également à la réconciliation et donc la paix. L’année 2019 est sans compétition électorale, et est idéale pour mettre en place cette nouvelle commission et lui permettre d’adopter les modalités et règlement qui organiseront les élections à venir en Côte d’Ivoire. 

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