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Rebellion armée: Des vérités que le FPI n’aimerait pas entendre

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Le président Laurent Gbagbo et son président d'Assemblée Nationale, le professeur Mamadou Koulibaly (2001-2011)

« Si seulement le Front Populaire Ivoirien (FPI) avait écouté Mamadou Koulibaly ? Mais avec des SI on pourrait mettre Paris en bouteille et Abidjan dans gobelet.
Au début de la crise, le Monsieur d’Azaguié vous a dit qu’on ne négocie pas avec la rébellion. Vous l’aurez saisi aujourd’hui car les autres vous rient au nez, eux qui ont fait leur rébellion, vous disent qu’on mâte une rébellion. Il vous nargue. Quelle leçon !
Le FPI est allé à Marcoussis, s’asseoir sur la même table que ceux qui veulent sa tête et ils ont partagé le gâteau là où Mamadou Koulibaly a claqué la porte. On ne négocie pas avec une rébellion car, par essence, elle est jusqu’au boutiste. Elle te saute ou tu l’écrases, il n’y a pas de juste milieu, ni de demi-mesure. Le FPI a introduit le vers dans le fruit et on connait la suite. Une gestion calamiteuse des affaires comme la mauvaise fréquentation, ou plus justement la mauvaise cohabitation, est corrosive.
Comme par un effet de mimétisme qui les perdra, le FPI s’est plu à patauger dans la même boue que le RHDP qui n’avait qu’un seul but : se salir pour mieux salir le FPI car la fange lui appartient. On dira que c’est lui. Les scandales se sont enchaînés et sont devenus la norme. Mamadou Koulibaly s’est plaint auprès du Président Gbagbo de la corruption dans laquelle se plaisaient les refondateurs, aujourd’hui appelés ironiquement les Refondus par les militants de la case caféinée. Notre bien aimé Laurent Gbagbo, sans doute pour ne pas se mettre à dos, les camarades de lutte qui auront souffert avec lui dans l’opposition à laisser faire en disant : « Je vais faire quelque chose, ne t’inquiète pas Mamadou ». Le quelque chose n’est jamais arrivé. Au pire on démontait les ministres, puis on les réinstallait, jeux de chaise musicale, comme ce fut le cas après le scandale des déchets toxiques en 2006. Mamadou Koulibaly dérangeait les grilleurs d’arachides à tel enseigne qu’on commençait à le stigmatiser. L’aile dure du régime à commencer à prévenir le Président Laurent Gbagbo de se méfier de ce « Dioula » débarqué au parti sur le tas. Ce libéral est arrivé au FPI vers la fin des années 1990, repéré pour ses idées rénovatrices. Ce type louche que la Banque Mondiale a classé comme « un dangereux économiste » pour son système d’exploitation, était en fait un homme honnête et « radical » dans le sens révolutionnaire.
Mamadou Koulibaly disait, Président méfie-toi de ton entourage et des FAFN qui font les saints matous depuis l’accord de Ouaga. Gbagbo disait je vois le dos du nageur. A la fin, il a tellement vu le dos arrivé, qu’il a pris le nageur pour un nounours. Le nageur submergé a planté le couteau, là où il fallait. L’hémorragie a fait le reste. De quoi je parle ? Avant l’élection de 2010 il fallait d’abord désarmer les FAFN car le chien ne change jamais son éhontée manière de s’asseoir, c’est Amadou Kourouma qui l’a dit. C’est pour installer leur mentor Ouattara, l’enfant gâté de la Communauté internationale, qu’ils ont pris les armes (bon ils ont dit aussi avoir pris les armes pour le nord, ça c’est à vérifier). Donc pourquoi auraient-ils accepté une éventuelle défaite ? Donc leurs camarades tués en 2002 et en 2003 par les FDS et leurs alliés Libériens et miliciens, allaient mourir cadeau comme ça pour voir Gbagbo encore au pouvoir ? Non le Président Gbagbo a été naïf. Il a sans doute crû au sondage d’Ipsos le créditant d’une bonne avance sur le Président Ouattara. Laurent Gbagbo est tombé dans le piège, la tête la première.
Après ça les caciques du régime sont devenus des frayalistes, laissant les pauvres jeunes patriotes à leur sort, ces jeunes qui ont résisté pour la mère patrie. Les caciques du FPI ont accusé Mamadou Koulibaly d’avoir quitté le pays dès les premiers coups de feu. Mais qu’attendiez-vous ? Quelqu’un qui vous a prévenus y’a longtemps de faire attention, vous avez joué au sourd et vous voulez qu’ils aillent au charbon sans armes ni armée digne de ce nom ? Nonnn désolé chers camarades socialistes. Quand on a été entêté on assume. C’est pourquoi il a salué le couronnement de Ouattara, car Ouattara a gagné sa fraude, grâce à la naïveté des camarades socialistes.
On avale la couleuvre et on continue la lutte pour revenir au pouvoir. A son retour Mamadou Koulibaly a voulu nettoyer la maison en l’absence du Président Gbagbo. Il voulait changer le nom du FPI, là je ne suis pas d’accord. Mais les gens ont crié : « Haro, traitre » or parmi les fidèles de Gbagbo c’est lui qui lui ressemble le plus. C’est lui qui a voulu créer la monnaie ivoirienne dès l’accession au pouvoir, c’est lui qui a dit d’en finir avec la rébellion, car nulle part on n’a vu un pouvoir s’entendre avec une rébellion. Pouvoir et rébellion sont antinomiques, l’un doit anéantir l’autre. Les caciques du FPI ont chassé le Monsieur d’Azaguié parce qu’ils sont allergiques à la réforme, au renouveau, or ce type-là, son ventre est rempli d’idées révolutionnaires (c’est lui qui a écrit la section Economie du programme du FPI en 2000). Je vais faire un poste sur son programme qui demeure le meilleur à mes yeux. Il sortira la Côte d’Ivoire du conflit identitaire, du supra présidentialisme, de la corruption de nos élites, de la gabegie. Bon ça c’est un autre sujet, pour une autre fois ».

Lu pour vous sur le profil Facebook de Alex Timauh

Le titre est de la redaction

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Côte d’Ivoire: “Alassane Ouattara, le vrai père de l’Ivoirité ?” (Opinion)

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Son Excellence M. Alassane Ouattara, président de la République de Côte d'Ivoire

Côte d’Ivoire : “Alassane Ouattara, le vrai père de l’Ivoirité ?” (Opinion)

par Afrik Soir on 12 juin 2019

Pourquoi diantre je n’ai pas le droit de dire que je suis Ivoirien ?Pourquoi les autres ont le droit de m’appeler gnak au Sénégal mais je n’ai pas le droit de lui rappeler qu’il vient du Sénégal. Les autres peuvent traiter l’ivoirien de « grande gueule » mais lui n’a pas le droit d’énoncer un stéréotype concernant son pays.

Le faire ou l’insinuer fait de moi automatiquement un xénophobe. Ivoirien, à un moment, il faut se départir de ce faux complexe. Dieu m’a fait grâce de connaître d’autres pays et très récemment le pays du monde libre. Dans chacun de ces pays on me disait. « Toi à ta façon de faire et t’habiller tu ressemble à un ivoirien » je n’ai pas traité quelqu’un de xénophobe. J’étais d’ailleurs fier. 

A mes rayures les autres reconnaissaient que j’étais un tigre. Ma culture se lisait dans ma façon de faire. Mais il suffit que l’ivoirien disent Burkinabé, malien, sénégalais ou je ne sais quoi encore pour qu’on le traite de xénophobe.

 

pourquoi nous en sommes là aujourd’hui ? Nous en sommes là Parceque Alassane Ouattara a tellement instrumentalisé ce vocable. Il a tellement joué sur cette corde de l’ivoirité que l’ivoirien a honte de revendiquer sa préférence nationale. Le faire ce serait blesser les autres. En gros c’est un outrage.

 Ce venin du complexe d’être ivoirien Alassane Ouattara a su le placer habillement dans la matrice de nombreux ivoiriens notamment de deux groupes démographiques importants en Côte d’Ivoire : les musulmans et les ressortissants du nord. Qui ne se rappelle pas cette fameuse phrase? « On ne veut pas que je sois président, parce que je suis musulman et du nord »

 Avec cette simple phrase il s’est autoproclamé souffre-douleur d’un système. Moi, Daouda Coulibaly, né à Bouaké. Originaire d’Odienne plus précisément de Tieme, je ne me suis jamais senti concerné par ce vocable Ivoirité. Je ne me suis jamais senti persécuté. Je n’ai pas à justifier de ma nationalité. Je le suis un point. Un tigre, un vrai ne clame pas sa tigritude. Ça se voit à ses rayures. Dieu merci dans mes mots et mes accoutrements on sait déjà. Pourquoi devrais-je polémiquer. Pourquoi je dois me sentir concerné ?

 Hélas, c’est toujours nos parents du nord qui se sentent touchés par ces propos. A un moment, si vous vous sentez obligés de justifier de votre nationalité c’est que les gens ont peut-être raison.

 Il n’y a pas de honte à être ivoirien et à revendiquer sa préférence nationale. Où est donc le crime que certains fassent passer les nationaux avant les autres. Excusez moi, mais tout près de nous à Dakar, en tant qu’ivoiriens je paye plus que le sénégalais pour voir l’île de Gorée notre histoire commune. Si ce n’est pas de la préférence nationale c’est quoi?

 A un moment, il faut arrêter avec ce faux complexe sans nom que le président veut nous imposer. J’aime l’étranger mais je préfère ma nation.

 Daouda Coulibaly

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Côte d’Ivoire-Dérive identitaire: Théophile Kouamouo dénonce le faux combat de Bédié

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Suite à la sortie polémique récente de Henri Konan Bédié, président du Parti démocratique de Côte d'Ivoire, le journaliste indépendant Théophile Kouamouo, à travers un post sur Facebook, condamne les propos du sphinx de Daoudro

Suite à la sortie polémique récente de Henri Konan Bédié, président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire, le journaliste indépendant Théophile Kouamouo, à travers un post sur Facebook, condamne les propos du sphinx de Daoudro.

« S’il faut parler de l’orpaillage clandestin en Côte d’Ivoire, il faut en parler de manière rigoureuse et précise. Il faut mettre très clairement en cause les patrons de ces filières, et non pointer du doigt leurs exécutants qui sont au final de pauvres hères.
En effet, le 6 avril 2011, alors que la bataille d’Abidjan battait son plein, Le Canard Enchaîné indiquait que l’or issu des mines artisanales avait financé l’effort de guerre du camp Ouattara. Sous ma plume, Le Nouveau Courrier résumait alors ces révélations : « Des proches de Ouattara ont monnayé, en 2009 et 2010, d’importantes quantités d’or extraites des mines du Nord. Plusieurs tonnes ont été acheminées au Ghana voisin sous couvert de véhicules de… l’ONU. Puis envoyées, par petites quantités, à Anvers (Belgique) pour y être transformées. A l’état de poudre, cet or a été négocié à plus de 15 000 euros le kilo. » Bédié s’en est-il offusqué ? Nada.
En 2015, une enquête de France Inter évoquait une filière d’orpaillage clandestine en Côte d’Ivoire. Expliquait bien que les orpailleurs burkinabé et les propriétaires terriens ivoiriens ne touchaient qu’une petite partie des bénéfices de cette exploitation. Suivant la trace des gros sous, cette enquête pointait du doigt l’ex comzone Wattao et « des personnages en vue du gouvernement ivoirien actuel, ou de l’ancien gouvernement burkinabé ». Elle s’inspirait notamment d’un document interne de l’ONU (https://www.franceinter.fr/emissions/l-interview/l-interview-04-decembre-2015). Les ministres du PDCI étaient au gouvernement. Bédié était le PCA de la Côte d’Ivoire.
Aujourd’hui, sans pointer clairement du doigt les bénéficiaires locaux et internationaux de cette exploitation aurifère, Bédié cible la piétaille prolétaire de cette vaste entreprise de dépossession. Une piétaille exposée au mercure et au cyanure, qui mourra de cancers divers tandis que les comptes des commanditaires se rempliront dans les paradis fiscaux.
Mais en réalité, quand on prend les choses dans leur complexité, on comprend pourquoi il est urgent pour lui de poser la question en termes identitaires. Il compte bien soulever les émotions binaires et faire oublier son insertion dans le système de prédation dont les orpailleurs clandestins sont la face visible.
La diversion nationaliste apparaît là encore comme l’arme de la bourgeoisie locale qui ne veut pas rendre de comptes, qui ne veut pas s’engager à changer quoi que ce soit, qui ne veut pas dénoncer le sommet de la pyramide prédatrice, qui ne veut même pas demander pardon pour tout ce à quoi elle a exposé le peuple ivoirien » Théophile Kouamouo

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Côte d’Ivoire / Assalé Tiémoko à Bédié: Ne faisons pas d’amalgames entre la fraude sur la nationalité Ivoirienne et les élections!

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Assalé Tiémoko Antoine

Côte d’Ivoire / Assalé Tiémoko à Bédié: Ne faisons pas d’amalgames entre la fraude sur la nationalité Ivoirienne et les élections!

Par leadernews, 09/06/2019

Le débat sur les propos tenus par le président du PDCI, monsieur Henri Konan Bédié, continu d’enflammer les réseaux sociaux. Assalé Tiémoko, patron du journal l’Eléphant déchaîné, n’est pas resté indifférent face à cela. Ainsi, à travers une publication sur son compte Facebook, il fait d’importantes précisions.

Le courage en politique, ne s’apprécie qu’à l’aune des risques qu’on prend  en adoptant telle ou telle position.

Il faudra bien un jour que les Ivoiriens, seules victimes des compromissions des hommes politiques, que dis-je, des politiciens ivoiriens, comprennent qu’on ne peut pas, tous les cinq ou dix ans, jouer avec leur vie.

La fraude sur la nationalité Ivoirienne, aussi incroyable que cela puisse paraître n’a jamais eu pour finalité une question électorale ou du moins, majoritairement,  elle était faite  dans un but purement économique.

Une enquête publiée par l’éléphant déchaîné en 2017, documents à l’appui,  à révélé cette réalité.  Les gens fraudent sur la nationalité Ivoirienne,  essentiellement, pour éviter les tracasseries policières.  Si cela était fait dans l’optique des élections,  la liste électorale ivoirienne, malgré l’abaissement de l’âge de vote à 18 ans, ne serait pas à moins de 7 millions d’inscrits sur 26 millions d’habitants. Ce qui est un immense paradoxe. En comparaison avec le Ghana, pour 30 millions d’habitants et l’âge de vote fixé à 21 ans, il y a 15,742 millions d’inscrits sur la liste électorale.  Il y a donc clairement un problème en Côte d’Ivoire.

Quand la loi portant simplification de la procédure de naturalisation en Côte d’Ivoire a été votée en août 2013, certains, notamment les opposants au régime du RHDP,  alors fort du PDCI,  ont crié à la naturalisation de 700 mille étrangers qui allaient s’accaparer nos terres puisque les étrangers ne peuvent plus être propriétaires de terres en Côte d’Ivoire, depuis la nouvelle constitution.

Mais, curieusement,  sur près de 177 mille dossiers de naturalisations déposées,  seuls environ 14 mille ont obtenu un résultat positif. Tous les autres dossiers ayant été rejetés,  comme l’éléphant l’a écrit documents à l’appui.  Et c’est  d’ailleurs au cours de cette enquête que nous avons découvert que de tous les présidents ivoiriens, Ouattara est celui qui a signé le moins de décret de naturalisation en presque dix ans. Rejetant presque systématiquement tous les dossiers qui arrivent à la présidence pour telle ou telle raison. Nous avons déjà écrit ça aussi.

Au regard de tout ce qui précède,  on ne peut qu’appeler nos politiciens à user de la plus grande prudence sur la question de la fraude sur la nationalité en ne la rattachant pas systématiquement  à des questions électorales.  C’est le meilleur moyen pour polluer ou corrompre un sujet aussi sérieux.

Et c’est pour cela que je dénonce avec fermeté,  la nouvelle posture du président Bédié. En posant le problème ainsi qu’il l’a fait, surtout en ciblant une commune d’Abidjan,  Abobo en l’occurrence, présumée  peuplée majoritairement de militants d’un parti politique, il ne peut obtenir pour résultat que la frustration, la colère et le repli identitaire.

Car, en 2014, du temps où le PDCI filait du bon coton avec le RDR dans le cadre du RHDP,  quand nous avons révélé le scandale de la fraude sur la nationalité ivoirienne, de tous ceux qui prétendent faire la politique en Côte d’Ivoire,  seul Mamadou Koulibaly,  a réagit.

En effet,  cet homme dont on connait la constance dans les prises de position, aujourd’hui maire de Azaguie,  m’ a  appelé au téléphone et m’a dit exactement : « ASSALE,  je   je te félicite pour ton enquête. Mais tu as pris des risques inutiles. Ceux qui dirigent le pays ne te feliciteront pas, ils ne diront rien,  il n’y aura aucune enquête,  aucun débat parlementaire sur le sujet,  parce que cette situation les arrange tous. Pense donc à ta famille et ne risque plus inutilement ta vie ».

A l’époque le PDCI aurait dû poser le problème et demander au pouvoir de se pencher sur ce sujet qui est la raison essentielle qui a motivé la prise des armes par d’autres Ivoiriens. Mais non,  ils n’ont rien dit parce que, on leur a dit que 2020 serait leur tour et que quel que soit l’adversaire en face, ils auraient les voix des militants du RDR, qu’ils soient de « vrais Ivoiriens » ou des fraudeurs sur la nationalité. Et, maintenant que ce n’est plus le cas, voilà que dans un contexte aussi trouble, le PDCI, du moins ce qu’il en reste, par la voix de son président,  Bédié, vient poser ce problème de la plus mauvaise des manières dans un contexte corrompu par la perspective électorale de 2020 en  orientant le débat sur  une commune précise, Abobo. Désormais considéré comme le laboratoire de la fraude au bénéfice d’un parti pour fausser le jeu électoral en 2020.

Le résultat le plus certain auquel le président Bédié va parvenir, c’est de diviser encore le pays, de provoquer le repli identitaire d’une partie des Ivoiriens.

En posant le problème ainsi qu’il l’a fait, le président a aggravé le mal. Et c’est ce que je dénonce.  Ne faisons pas d’amalgames entre cette fraude et les élections.

A moins que le cri des morts des crises que nous avons connues ne nous dise rien…

Assalé Tiémoko Antoine                                                                                                   Maire de la commune de TIASSALE

 

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