Une revélation de taille a été faite sur la question de l´éligibilité de M. Alassane Ouattara à un troisième mandat consécutif par M. Marcel Amon-Tanoh, son ancien Ministre des Affaires Etrangères dans un interview accordé à Jeune Afrique.
Jeune Afrique :
Diriez-vous qu’elle est légale ou qu’elle est contraire à la Constitution, comme l’estime l’opposition ?
Marcel Amon-Tanoh :
« De grands juristes ivoiriens se sont prononcés sur cette question. Ils ont dit que le président n’avait pas droit à un troisième mandat. Je sais également que le Conseil constitutionnel est divisé sur cette question : en son sein, certains pensent que le chef de l’État peut se représenter, d’autres que non. »
Pour ma part, je ne suis pas juriste.
Mais j’estime que c’est avant tout une question de morale et de parole donnée. Tenir ses engagements, c’est important. Encore plus pour un chef. Le président de la République a donné sa parole. Il serait bien qu’il la tienne.
Je ne retiens pas la raison de force majeure qu’il a avancée.
Il avait dit qu’une équipe allait lui succéder. Ne pouvait-il pas choisir une autre personnalité ?
N’importe lequel d’entre nous peut mourir demain matin. Le président aurait dû envisager le cas de figure dans lequel nous nous sommes retrouvés [la mort de son dauphin, le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly] et anticiper.