Suite aux scores lamentables réalisés par la classe politique dans son entièreté, lors des dernières élections législatives en Côte d’Ivoire, Haumar Sory, qui se présente comme un militant citoyen, s’est livré à un exercice d’analyses de ces résultats. Nous publions cette analyse.
DE L’OBSOLESCENCE DU TRIO INFERNAL !
Le trio RHDP – PDCI – FPI ainsi que leurs divers satellites ont recueilli aux récentes élections législatives des scores qui interpellent plus d’un sur leur crédibilité et leur légitimité à parler au nom du peuple ivoirien.
Les dernières législatives en Côte d’Ivoire ont donné les résultats suivants :
- Taux de participation : 39%
- RHDP : 58%
- PDCI/EDS : 26%
Expliqués simplement, ces résultats nous apprennent que près de 2/3 des ivoiriens inscrits sur la liste électorale ne se sont pas sentis concernés par cette élection et que dans le tiers qui s’est exprimé le RHDP en contrôle plus de la moitié, tandis que le PDCI de Bédié et l’EDS de Gbagbo n’en contrôlent que le quart (1/4). En chiffres, au regard bien sûr de la liste électorale 2020, seulement 2 millions 925 mille ivoiriens, ou encore 11% des ivoiriens, ont participé à cette élection, avec 1 millions 696 mille ivoiriens qui ont voté pour le RHDP et 760 mille 500 ivoiriens pour le PDCI et l’EDS réunis. Ces derniers pourtant, prétextant les mieux placés à même de vaincre le RHDP, avaient saboté l’union sacrée que la plateforme de l’opposition avait promise pour ces législatives.
L’exercice ici, après cette gymnastique arithmétique, est de prendre acte du message du peuple de Côte d’Ivoire aux partis politiques ivoiriens. Et partant, à l’endroit de leurs leaders intemporels : Bédié, Gbagbo et Alassane Ouattara.
Après analyse, ces résultats posent la pertinente question de la légitimité qu’ont ces trois leaders à agir, à décider ou encore à parler au nom du peuple de Côte d’Ivoire. En deux mots, à revendiquer la représentativité de ce peuple.
Peut-on valablement et avec raison affirmer être les représentants d’un peuple quand nos actions n’intéressent pas plus que le dixième de sa population globale et le tiers de celle électorale ? Avec un peu de recul et du bon sens, la réponse ne peut, objectivement, être que non !
Mais, nous sommes en Côte d’Ivoire, un pays comme tant d’autres en Afrique où hélas, l’honnêteté et la responsabilité dans l’arène politique relève de l’exception et du luxe. Il se trouvera ainsi des esprits, aux motivations étroitement conditionnées par leurs besoins stomacaux, pour expliquer, justifier, défendre et applaudir cette performance humiliante de la classe politique ivoirienne dans sa globalité, ‘’petits’’ comme ‘’grands partis.
N’en déplaise donc à ces charlatans politiques, le peuple ivoirien par ce désintérêt scandaleux porte un blâme sévère à toute une caste politique ! Et il faut l’en féliciter. Même si cette expression se manifeste par la politique de la chaise vide, c’est un bon début qu’il faut vivement encourager.
En clair après 30 années de quotidiens politiques marqués par la promotion de la haine tribale, de la xénophobie, de la violence sous toutes ses formes, du mensonge, de l’inconstance et de l’incohérence en politique, le 06 mars 2021, pour les partis politiques en général, mais surtout pour Bédié, Gbagbo et Ouattara, tout s’est arrêté. Et tout commence pour l’émergence fatale d’un nouveau leadership en Côte d’Ivoire.
Et ce leadership ne saurait être partisan. Il ne peut être que militant.
Tenez-vous prêts ! Ivoiriennes et ivoiriens.
Haumar Sory, Militant citoyen