Le 21 mai 2020, une cyber-activiste qui se surnomme « mouton d´ADO » lançait un appel au génocide contre les populations nigériennes (les Haoussas) vivant en Côte d´Ivoire. Nous sommes tentés de nous poser la question de savoir : Pourquoi est-ce à Abobo, Adjamé et autres des zones que Rfi, France 24 et TV5Monde,… décrivent comme des bastions du RDR nouveau RHDP que les nigériens sont pourchassés ?
Le repli xénophobique et identitaire, cette carte maitresse pour manipuler les masses a été mise en exergue le 21 mai 2020 dernier par la violence gratuite et l´appel au meurtre, bien orchestrée sur la base de fausses informations savamment distillées pour quantifier le génocide. L´on observait que l’armée des microbes avait ressorti ses armes habituelles que sont les machettes, gourdins et autres pour éxecuter la sentance. Et pourtant les manifestations sur les voies publiques sont interdites sur toute l´étendue du territoire national.
Encore une exception faite par le gouvernement ivoirien de M. Alassane Ouattara, cette fois-ci, pour que le sang des étrangers (Haoussas/ Nigériens) soit versé. Il faut noter là, une continuité de la ségrégation en matière de droit de manifester.
Une action intelligemment menée par « le mouton d’ADO », qui impose au Chef de l’Etat sa responsabilité en tant que Chef des armées et qui par devoir est chargé de garantir la sécurité des biens et des personnes, comme il le disait si bien, dans le film-documentaire 69 jours pour les assassins, dans lequel, il était le personnage principal.
De l´action partisane et hautement nuisible ADOiste, il faut que le peuple s´en départisse. En clair, nous pouvons et devons affirmer qu´aucun ivoirien ne s’est attaqué à la communauté nigérienne en Côte d’Ivoire, mais plutôt des sympathisants du Chef de l´Etat M. Alassane Ouattara avec l´appui effectif « des chouchous de son gouvernement », le supplétif microbien. Cette milice a opéré comme à son habitude au vu et au su de tout le monde, et les témoignages sont légion et l´acte terroriste perpétré contre cet innocent éventré à Angré le montre clairement.
IL est évident que cette action devait se dérouler dans certains quartiers bien contrôlés pour une parfaite réussite. Justement les Haoussas ou nigériens sont dans tous les quartiers d´ Abidjan et à l´intérieur du pays. Mais force est de constater que, de toute l´étendue du territoire, c´est seulement dans quelques quartiers d’Abidjan que la chasse à l´homme s´est opérée et surtout dans « ceux réputés RHDP ».
De la nécessité d´une commission d´enquête internationale
Une commission d’enquête internationale est une exigence logique. Il faut que les responsabilités soient situées ou à tout le moins confirmées dans cette affaire. L´attaque subite, injustifiée et criminel menée par des sympathisants d´un parti politique contre des étrangers dans notre pays est un acte gravissime.
Premièrement, les vidéos qui ont servi de prétexte pour enclencher une action qui semble savamment préparée, ne sont pas en français pour la plupart, donc pas dans la langue de travail et de communication général de la Côte d’Ivoire, mais plutôt en « Dioula » qu’une bonne partie des ivoiriens ne parle pas et ou ne comprenne pas, mais communément utilisée par les sympathisants du parti au pouvoir à savoir le RHDP.
Deuxièmement, Il nous faut savoir, quelles actions a mené le consule ou l´ambassadeur du Niger en Côte d´Ivoire dès les premières heures des événements, quand, comment et qui a-t-il contacté au ministère des affaires étrangères à Abidjan ? Quelles réponses a-t-il reçu de la part des autorités ivoiriennes ?
Le soleil ne se cache pas avec la main
Ces faits sont très graves et inacceptables dans une république et mettent en péril la sécurité des habitants. Surtout quand dans le même temps deux postes douaniers situés dans le nord du pays sont attaqués par des assaillants-terroristes qui depuis quelques temps harcèlent notre dispositif de défense et de sécurité.
Notons enfin que jusqu’aujourd’hui, le gouvernement peine à instaurer la sécurité pour tous en Côte d´Ivoire.
IL est temps d’arrêter la manipulation des masses, cela ne changera rien. Les ivoiriens attendent toujours de bénéficier de l’eau, d’électricité, de soins et d’école de qualité et surtout de sécurité.
Des besoins essentiels qui ont appelé un projet de société et un programme de gouvernement et ont supposément obligé l´État ivoirien à se surrendetter à hauteur de 16.000 Milliards de franc cfa pour l´instant. 10 années après la moisson est très maigre, La solution est devenue un problème, l´émergence est devenue la noyade, le népotisme et le tribalisme hideux du rattrapage ethnique ont avalé la solidarité. Le malheureux slogan de campagne (Côte d´Ivoire solidaire) a laissé place à la cherté de la vie avec une inflation qui arrive à grand pas comme des vagues sur les populations. Sur les affiches le régime actuel est le meilleur, dans le quotidien du peuple, il est le médiocre. Il faut donc un changement ici et maintenant, ce n´est pas trop dire.
En attendant, que le gouvernement arrête de se victimiser pour assumer la responsabilité de l´échec de ses choix politiques et de modèles économiques.
Leopold VII Abrotchi