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Présidence à vie en Afrique: Ouattara cité dans le manifeste d’un écrivain

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S.E.M. Alassane Ouattara, président de la République de Côte d'Ivoire-image d'illustration

 

Depuis l’indépendance des pays africains, l’on observe dans de nombreux pays la mauvaise gouvernance et les abus de pouvoir. Les panafricanistes se sont toujours attelés à critiquer ce qu’ils jugent de néocolonialisme.
La majorité des présidents africains veulent se maintenir à tout prix au pouvoir au détriment de ce que recommandent les constitutions des pays.
Certains violent la constitution et se maintiennent au pouvoir très souvent par la force ( militaire). Les libertés individuelles et collectives sont ainsi menacées et piétinées dans leur ensemble. C’est dans la critique de telles gestions des états que les trois écrivains, le Guinéen Tierno Monénembo, l’Ivoirienne Véronique Tadjo et le Camerounais Eugène Ébodé ont publié un manifeste pour dire non à «la présidence à vie» en Afrique.

Interrogé, Tierno Monénembo a confié à RFI: « Nous dénonçons la prise de pouvoir illégale et la prolongation illégale du pouvoir, et j’ai l’impression qu’après une accalmie de quelques années, la pandémie est en train de revenir, soit par le truchement des coups d’État militaires, soit par le truchement des coups d’État constitutionnels. » Et c’est le président Alassane Ouattara de côte d’ivoire qui a été cité en premier lieu en guise d’exemple d’atteinte à la démocratie en Afrique. Sa candidature pour les élections présidentielles du 31 octobre 2020, a été vue comme un mauvais signal pour la paix en côte d’ivoire même s’il y’a une polémique sur ce nouveau mandat de Ouattara. Cette candidature est interprétée différemment en fonction du bord politique et des intérêts politiques associés. La paix en côte d’ivoire étant la priorité de chaque ivoirien, les ivoiriens exhortent les politiciens à dialoguer afin d’éviter de prendre la vie de pauvres citoyens comme cela a été en 2010-2011. Lesdits auteurs critiquent sévèrement la présidence à vie en Afrique et souhaitent que ce soit le peuple qui décide librement et sans contrainte leurs dirigeants. Dans le même cadre, ils appellent les dirigeants africains au respect des constitutions et de la volonté du peuple. Dans leur manifeste, les trois auteurs écrivent: » Refusons toute idée de troisième mandat où que ce soit en Afrique ! » Cet appel n’étant pas le premier, nous espérons qu’il sera entendu des dirigeants « dictateurs » africains.

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