La rumeur sur sa mort s’était propagée sur la toile depuis le 15 décembre 2019.
Gravement malade, Issiaka Ouattara alias Wattao, l’un des soldats les plus célèbres de l’armée ivoirienne, avait été évacué d’urgence à Rabat au Maroc le jeudi 12 décembre 2019.
Son état de santé s’étant aggravé au Maroc, il fut évacué aux Etats-Unis pour y poursuivre son traitement.
A 52 ans, celui qui était surnommé « Saha Bélé Bélé » (gros serpent en Malinké), est décédé dans des circonstances pour le moins étranges, car bien avant janvier 2020, la rumeur de sa mort avait déjà parcouru la toile.
Officiellement, Wattao souffrait de diabète, mais selon la rumeur il aurait été « empoisonné » comme plusieurs leaders de partis politiques morts en cascade durant une certaine période de l’année 2019. Est-ce vrai? Nul ne le sait.
Toujours est-il que Wattao était l’un des plus fidèles compagnons de Soro Guillaume, l’ennemi numéro 1 du régime d’Abidjan, dont les proches sont actuellement traqués et affaiblis de toutes parts et par tous moyens depuis bientôt 4 ans.
Connu pour avoir participé au coup d’état de décembre 1999, puis à la rébellion de 2002 dont il fut qualifié de « pilier du 19 septembre » par Soro Guillaume lui-même sur son compte twitter, le Colonel-major (dernier grade qui lui avait été attribué dans l’armée Ivoirienne), n’était plus dans les bonnes grâces du régime Ouattara depuis bien longtemps.
En effet, il aurait permis à Charles Blé Goudé et à plusieurs jeunes patriotes de prendre la fuite pour échapper à la revanche de la rébellion arrivée au pouvoir à l’issue de la crise post-électorale de 2010, ce qui lui valut d’être écarté du cercle restreint du pouvoir d’Abidjan, jusqu’à l’annonce officielle de son décès, le lundi 6 janvier 2020…