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Côte d’Ivoire / Les autorités ivoiriennes vont-elles traduire l’ex-président Henri Konan Bédié devant les tribunaux ?

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Henri Konan Bédié, Ex-Président de la République de Côte d'Ivoire, Président du PDCI-RDA.

Côte d’Ivoire / Les autorités ivoiriennes vont-elles  traduire l’ex-président Henri Konan Bédié devant les tribunaux ?

Par leadernews, 09/06/2019

Dans un communiqué hier sur la RTI1, fait par son porte-parole, le ministre Sidi Tiémoko Touré, le gouvernement ivoirien s’insurgeait contre les propos tenus par le président du PDCI-RDA, monsieur Henri Konan Bédié, qu’il juge de « xénophobe » et évoque une action en justice.

Le gouvernement du pésident Alassane Ouattara condamne les dernières déclarations du président du PDCI en la personne de monsieur Henri Konan Bédié.

 

Déclaration du porte-parole du gouvernement:

Recevant une délégation de son parti politique, en sa résidence de Daoukro, le mercredi 5 juin 2019, Monsieur Aimé Henri KONAN BEDIE, ancien Chef de l’Etat et Président du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), a tenu les propos suivants :

– « … on fait venir des étrangers armés qui sont stationnés maintenant dans beaucoup de villages… »

– « … il faut simplement que nous soyons conscients, car le moment venu, nous agirons, pour empêcher ce hold-up sur la Côte d’Ivoire, sous le couvert de l’orpaillage … » ;

– « d’autres ont fait venir clandestinement … surtout dans la commune d’Abobo ; les gens rentrent, on leur fait faire des papiers … » ;

– « … nous avons fait venir des étrangers dans nos plantations de café, de cacao ; et ensuite, les gens se sont installés à leur propre compte, et aujourd’hui, ils agressent les planteurs ivoiriens et se disputent même la propriété des terres » ;

– « … il faut que nous réagissions pour que les Ivoiriens ne soient pas étrangers chez eux, car actuellement on fait en sorte que l’Ivoirien soit étranger chez lui. Mais les Ivoiriens n’accepteront jamais cela… ».

 

Ces propos, d’une extrême gravité, appelant à la haine de l’étranger, sont de nature à mettre en péril, au-delà de la paix et de la cohésion sociale, l’unité nationale et la stabilité du pays. Selon le ministre Sidi Tiémoko Touré.

Cette déclaration intervient à un moment où plusieurs localités du pays sont secouées par des violences intercommunautaires qui se sont soldées par des morts, des blessés ainsi que par des déplacements en détresse humanitaire. C’est pourquoi le gouvernement condamne cette sortie qui n’honore pas son auteur qui ne doit pas méconnaître les obligations liées à son statut.

Le gouvernement tient à rappeler à tous que le racisme, la xénophobie, le tribalisme et la discrimination raciale ou religieuse sont constitutifs d’infractions prévues et punies par la loi pénale. Fait à Abidjan le 08/06/2019, Sidi Tiemoko Touré, Ministre de la communication et des medias, Porte-parole du Gouvernement.

L.Y

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