Selon des rapports crédibles, la Côte d´Ivoire est l´un des pays d´afrique de l´ouest qui a le taux de suicide le plus élévé. Dès lors la question mérite toute notre attention.
Avant tout propos, nous exprimons notre profonde compassion aux familles éplorées, qui vivent le traumatisme du drame du suicide.
Le suicide n’est pas un problème politique ou de politique publique comme par exemple les accidents de la route. Malgré le nombre relativement élevé en Côte d’Ivoire comparé aux autres pays francophones d’Afrique de l’Ouest, il nous faut traiter le sujet avec beaucoup de froideur. Car un cas de suicide nous place toujours à la limite, entre le crime et la déficience mentale, qui elle peut être un problème de santé publique lorsque le taux est élevé.
Dans le cas d’espèce ce sont des cas isolés. Cependant, en tant que problème social, ces cas doivent être traiter minutieusement et séparément.
Dans l’immédiat et face à ces drames sucessives qui présentent plus ou moins des similitudes, nous engageons l’Etat de Côte d’Ivoire à des investigations sérieuses. Des enquêtes poussées menées par notre police scientifique en vue d’établir les causes réelles ayant conduit à la commission de ces suicides. Seuls les résultats pertinents de ses recherches permettront de prendre les décisions idoines pour mitiger ce qui s’apparente à un phénomène en relative progression dans la société ivoirienne.
Nous invitons le gouvernement et ou les ministères concernés (santé et ou Affaires sociales) à une prise en charge, un accompagnement psychologique sérieux des familles ayant vécu le traumatisme du suicide d’un des leurs.
Tenant compte du fait que la majeur partie des cas de suicide indique une fragilité psychique, nous encourageons l’Etat de Côte d’Ivoire à accroitre l’emploi de psychologues et spécialistes affiliés à cette profession, afin de garantir aux citoyens dans le besoin, un accompagnement efficient et ou une détection précoce de toute situation pouvant aboutir au suicide dans certains milieux comme l´éducation.
En outre, l’Etat doit surveiller de très près ce phénomène qui progresse dans notre société, en mettant en place des numéros verts et un mécanisme de prise en charge rapide.
Leopold Abrotchi, Alternative Nouvelle.