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Côte d´Ivoire/Calendrier électorale: L´opposition dit non à la CEI de Ouattara

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M. Henri Konan Bédié et des leaders de l´opposition

Comme il fallait s´y attendre, l´opposition ivoirienne desabusée par le jeu mesquin de M. Alassane Ouattara a une fois encore denoncé cette fourberie en rejettant le calendrier proposé par le gouvernement via la Commission Electorale Independante. Ci-dessous le compte rendu de la réunion opposition partenaires internationaux.

Devant l’ONU ce jour 03 juin 2020, l’opposition significative ivoirienne EDS de Gbagbo et CDRP de Bédié, rejettent la CEI et le chronogramme électoral tel que dévoilé par la Commission Électorale Indépendante.
L’opposition significative ivoirienne EDS de Gbagbo et CDRP de Bédié, et leurs alliés reçus par l’ONU à Abidjan le 3 juin 2020.
Une délégation de haut niveau de l’opposition significative Ivoirienne (EDS, CDRP, URD, LIDER, CAP-UDD) a rencontré à sa demande, le mercredi 3 juin 2020 au siège du Programme des Nations Unies pour le Developement (PNUD), monsieur Phillipe POINSOT et madame Carol-Flore SMERECZNIAK,respectivement coordinateur résident du système des Nations Unies et représentant résident du PNUD.
Signalons que cette rencontre a aussi enregistré la participation du représentant spécial du secrétaire général de L’ONU en Afrique de l’Ouest, docteur IBN CHAMBAS, par vidéo conférence depuis Dakar.
Il était question pour l’opposition significative Ivoirienne conduite par les professeurs Georges-Armand OUEGNIN et Maurice KAKOU GUIKAHUE, de signifier clairement aux partenaires au développement que sont le système des nations unies et le PNUD, leur rejet de l’organe électoral actuel et du chronogramme électoral tels que devoilés par la Commission Électorale Indépendante.
Les partis politiques de l’opposition significative ont à cet effet remis une déclaration aux partenaires au développement dans laquelle ils stipulent: »(…)En conséquence de ce qui précède, les Partis politiques de l’opposition ivoirienne, signataires de la présente déclaration:
• rejettent le calendrier annoncé par le Président de la CEI qui n’est pas consensuel;
• dénoncent et condamnent une fois encore, les attitudes cavalières et méprisantes adoptées par le Gouvernement et ses démembrements depuis le début des discussions relatives à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020;
• prennent à témoin le PNUD et la communauté internationale, facilitateurs de la dernière rencontre du 06 mai 2020, sur les risques que fait peser sur le processus électoral, la propension du pouvoir au passage en force ;
• invitent les facilitateurs à créer le consensus et le climat de confiance entre les principaux acteurs du processus électoral;
• demandent à cet effet, la convocation urgente d’une rencontre de consensus entre les principaux acteurs du processus électoral sous la facilitation du PNUD.
Les Partis politiques de l’opposition demandent à leurs militants et militantes de se mobiliser pour la réussite de l’opération des audiences foraines actuellement en cours et de rester vigilants, mobilisés et à l’écoute des mots d’ordre. »
En guise de reponse, docteur Ibn CHAMBAS, monsieur Phillipe POINSOT, et madame Carol-Flore SMERECZNIAK ont répondu qu’ils prenaient bonne note des requêtes de l’opposition significative en plus de saluer l’initiative, et qu’ils se proposaient d’organiser une autre rencontre dans les plus brefs délais après avoir consulté le gouvernement afin d’établir un climat de confiance entre tous les acteurs politiques pour des élections transparentes et apaisées.
Source: Sercom EDS

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Crise au Sahel : la responsabilité de la France se confirme

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La condamnation de Nicolas Sarkozy à cinq ans de prison dans l’affaire des financements libyens ne relève pas seulement d’un scandale politico-financier

La condamnation de Nicolas Sarkozy à cinq ans de prison dans l’affaire des financements libyens ne relève pas seulement d’un scandale politico-financier. Elle agit comme un miroir brutal de l’histoire récente : la guerre de 2011 en Libye, lancée sous l’impulsion de Paris, n’était pas seulement une croisade humanitaire contre Kadhafi. Elle portait aussi les relents d’une opération d’étouffement politique.

Quand Kadhafi menaçait de parler

À l’époque, Mouammar Kadhafi multipliait les signaux qu’il disposait de preuves compromettantes sur le financement de la campagne présidentielle de 2007. La perspective d’une révélation publique planait comme une épée de Damoclès sur l’Élysée. L’intervention militaire, sous couvert de protéger la population civile, a eu pour conséquence directe de réduire au silence un dirigeant devenu trop gênant.

Le chaos libyen, matrice de l’instabilité au Sahel

La disparition du régime a plongé la Libye dans un vide sécuritaire total. Armes en circulation libre, milices incontrôlées, réseaux criminels renforcés : ce chaos a rejailli sur tout le Sahel. Du Mali au Burkina Faso, les groupes armés ont prospéré, alimentés par les stocks libyens et par l’absence d’un État central fort à Tripoli. Résultat : une décennie plus tard, la région s’enfonce toujours dans une spirale de violences et de coups d’État militaires.

Un verdict qui éclaire le passé

En condamnant Sarkozy, la justice française met en lumière l’arrière-plan douteux d’une politique étrangère dont les conséquences continuent de ravager l’Afrique. Loin d’être un simple épisode judiciaire, ce verdict souligne la responsabilité historique de la France : celle d’avoir ouvert la boîte de Pandore libyenne pour des raisons où l’intérêt général se confondait avec des calculs personnels.



Le Sahel paie aujourd’hui le prix d’une intervention dont la sincérité humanitaire apparaît de plus en plus discutable. Et si la justice française juge l’homme Sarkozy, c’est bien la mémoire collective qui juge la stratégie française en Libye : un engrenage tragique dont l’Afrique ne s’est toujours pas remise.

Herve Christ

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Santé publique: les mauvaises priorités du gouvernement ivoirien

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Le Conseil des ministres du 17 septembre 2017 a adopté un décret réglementant les transports sanitaires terrestres, aériens et maritimes.

Le Conseil des ministres du 17 septembre 2017 a adopté un décret réglementant les transports sanitaires terrestres, aériens et maritimes. Présenté comme une étape de la réforme hospitalière, ce texte devait, selon le gouvernement ivoirien, renforcer l’offre de soins et répondre aux besoins des populations.

En réalité, ce décret illustre surtout le décalage profond entre les annonces officielles et les réalités vécues par les Ivoiriens. Alors que la majorité peine à trouver une ambulance fonctionnelle ou un centre de santé, l’État se préoccupe des transports sanitaires aériens et maritimes, dont seuls quelques privilégiés pourront bénéficier, notamment les membres du gouvernement.

Pendant que les hôpitaux publics souffrent d’un manque chronique de moyens (plateaux techniques vétustes, pénurie de médecins spécialisés, déficit de médicaments), occasionnant un manque d’accès de  la majorité des populations à des soins de qualité, surtout en zones rurales, ’État met en avant un dispositif prestigieux (transport aérien/maritime), pour donner l’impression d’être engagé dans la modernisation de son système sanitaire.

Cet intérêt du gouvernement pour l’organisation des transports sanitaires, surtout ceux aériens. interpelle davantage quand on sait, qu’ils en seront les premiers bénéficiaires. En effet,  ministres et hauts fonctionnaires sont les seuls à se faire soigner à l’étranger, bénéficiant même d’accords spéciaux, comme celui signé avec Corsair, qui leur accorde des réductions sur leurs billets et sur des soins dans des hôpitaux en France.

Résultat des courses : une médecine à deux vitesses s’installe. D’un côté, le peuple abandonné à des structures vétustes et sous-financées. De l’autre, une élite qui voyage à moindre coût pour se faire soigner à l’étranger, à moindre coût.

Ce décret, loin d’être une véritable réforme de santé publique d’intérêt, apparaît comme une mesure de prestige, vitrine politique destinée à donner l’image d’un État modernisateur, sans résoudre les problèmes de fond du système hospitalier ivoirien.

Hervé Christ

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France: François Bayrou enfin nommé Premier Ministre

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François Bayrou, Premier Ministre de France

Paris – Le 13 décembre 2024, le président Emmanuel Macron a nommé François Bayrou au poste de Premier ministre, succédant à Michel Barnier, dont le gouvernement a été renversé par une motion de censure.

François Bayrou, âgé de 73 ans, est un homme politique centriste de longue date et président du Mouvement Démocrate (MoDem). Il a précédemment occupé des postes ministériels, notamment celui de ministre de l’Éducation nationale de 1993 à 1997 et de ministre de la Justice en 2017.

Sa nomination intervient dans un contexte de blocage politique en France, avec une Assemblée nationale fragmentée entre plusieurs blocs : l’alliance de gauche, le Rassemblement national de Marine Le Pen et les alliés de Macron. Le gouvernement précédent de Michel Barnier a échoué à obtenir un soutien suffisant, conduisant à son renversement.

Dans son discours inaugural, François Bayrou a souligné l’importance de la justice sociale, du républicanisme et de la réconciliation nationale. Il a également mis l’accent sur la transparence et l’égalité des chances, promettant de rapprocher les politiques des citoyens.

Sous surveillannce démocratique de l´Assemblée Nationale, François Bayrou fait face à des défis majeurs, notamment la nécessité de former un gouvernement capable de naviguer dans un paysage politique divisé et de répondre aux préoccupations économiques et sociales pressantes du pays. Sa capacité à bâtir des consensus sera cruciale pour la stabilité politique et économique de la France.

Leadernews.ci 

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