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Mamadou Koulibaly parle après le rejet de sa candidature

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Mamdou Koulibaly, Candidat à l´élection presidentielle d´octobre 2020

De la première déclaration du candidat Mamadou Koulibaly suite au rejet de sa candidature par le Conseil Constitutionnel, nous retenons cette pensée forte « Nous ramasserons le drapeau orange-blanc-vert qu’ils ont jeté au sol… »

Ci-dessous l´intédralité de la déclaration de Mamadou Koulibaly

Ivoiriennes, Ivoiriens, Amis de la Côte d’Ivoire,

La tentative de putsch civil de M. Ouattara continue, avec l’élimination de ma candidature et celle d’autres candidats.Je remplis toutes les conditions requises. Nous avons transmis plus de 45.000 parrainages propres dans 22 régions au conseil constitutionnel, qui jusqu’à aujourd’hui n’a pas été en mesure de fournir la preuve d’un seul doublon dans notre dossier.Sachant que leur décision n’est pas susceptible de recours, ses membres ont choisi de favoriser le président sortant à travers une sélection dont les non-dits ethnicistes et tribalistes n’échappent à personne.

Hier soir, c’est la démocratie qui a été bafouée. En exprimant une posture politique clairement en faveur de l’instabilité chronique de notre pays dans les années à venir, plutôt que de dire le droit, le conseil constitutionnel a raté une occasion historique d’honorer son serment devant la nation ivoirienne, et l’on se souviendra de ce jour comme celui de son déculottage public devant le peuple ivoirien.

Le processus autoritaire que M. Ouattara a choisi d’imposer aux Ivoiriens est une machination et une forfaiture. Nous le savons tous.Nous sommes nombreux à ne pas nous reconnaître dans ce procédé anti-démocratique et à demander aux Ivoiriens de ne pas le reconnaître, car M. Ouattara, par son insistance inconstitutionnelle, ne fait que voler leur rêve d’une vie meilleure et leur projet de renouveau, après la dictature qu’il leur a imposée ces dix dernières années.

Il n’a cessé de mentir aux populations de Côte d’Ivoire et n’a rien fait de ce qu’il a promis.Il vous avait dit de ne pas donner vos voix au chômage. Le voilà 10 ans après qui a transformé notre pays en une usine de fabrication de chômeurs dont le seul espoir est l’émigration par le Sahel, le Sahara, la Méditerranée et l’enfer que ces endroits représentent pour les migrants.

Il vous avait demandé de ne pas donner vos voix à la corruption. Le voilà qui a construit avec le pouvoir d’Etat, le régime le plus corrompu de ces 60 dernières années de notre histoire, et qui voit nos jeunes enfants et leurs parents corrompre leurs enseignants et surveillants pour réussir aux examens et concours, afin d’éviter l’échec scolaire dont l’augmentation ne cesse d’inquiéter.

Il vous avait dit de ne pas donner vos voix à la pauvreté. Dix ans après, les pauvres n’ont jamais été aussi pauvres, le Nord n’a jamais été plus démuni, pendant que lui et son clan se vautrent dans une richesse indécente.Nous comprenons que les populations soient choquées par le coup d’Etat contre la constitution. Voir les gardiens de notre loi fondamentale en devenir les fossoyeurs peut être décourageant.

Je veux leur dire : ne laissez pas la déception, le fatalisme, la peur vous envahir.Je tiens à vous féliciter, vous, militants, sympathisants, bénévoles, citoyens, pour vous être mobilisés comme vous l’avez fait autour de ce premier tour de scrutin qu’a été le parrainage. Vous nous avez donné vos voix, vos signatures, votre énergie, votre temps, votre argent, et vous n’avez failli à aucun moment.

Les seuls qui ont échoué sont les juges du conseil constitutionnel, qui n’ont pas été capables de rejeter la seule candidature qui méritait de l’être : celle de Alassane Dramane Ouattara.Lorsque le temps aura suspendu son vol, nous ramasserons le drapeau orange-blanc-vert qu’ils ont jeté au sol, non pas pour régler des comptes, mais pour empêcher qu’un autre dictateur ne vienne transformer nos rêves en cauchemars.

La Côte d’Ivoire a besoin de réformes audacieuses et libératrices. Les réformes ont besoin de réformateurs patriotes qui ont la volonté de rompre avec le système appauvrissant actuel. Avec mes équipes, avec vous, pour vous, je demeure au travail, à la disposition du peuple de Côte d’Ivoire, pour réussir enfin à aimer notre pays comme il le mérite : avec le cœur.

Merci.

#MamKoul2020

https://lider-ci.org/mamadou-koulibaly-nous-ramasserons-le-drapeau-orange-blanc-vert-quils-ont-jete-au-sol/

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ZOA: Média panafricain ou paris-africain?

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ZOA: Média panafricain ou paris-africain?

La France ne se lasse jamais de vouloir parler au nom de l’Afrique. Après avoir perdu du terrain politique et diplomatique, et face au rejet croissant de ses médias traditionnels comme RFI et France 24, voici qu’elle revient avec un nouvel outil de communication : ZOA, un média qu’elle ose qualifier de « panafricain, par et pour les jeunes Africains ».

Cette initiative, loin d’être anodine, révèle trois réalités : l’illégitimité, la condescendance et les incohérences de la démarche française.

Une appropriation illégitime du panafricanisme

Le terme panafricain n’est pas une étiquette marketing. C’est un combat, une idéologie née dans la douleur des luttes contre l’esclavage, la colonisation et le néocolonialisme. Il a porté les voix de Nkrumah, Sankara, Lumumba, Kadhafi et de tant d’autres figures qui ont rêvé d’une Afrique unie et souveraine.

Que la France, ancienne puissance coloniale, ose aujourd’hui brandir ce mot pour vendre son projet ZOA est une provocation historique. Car n’est-ce pas cette même France qui, en 2011, a été l’un des acteurs majeurs de la chute et de l’assassinat de Mouammar Kadhafi, dont les ambitions panafricaines effrayaient l’Occident ?

Comment peut-elle, après avoir contribué à détruire l’un des projets d’unité africaine les plus concrets de notre époque, prétendre aujourd’hui défendre un média « panafricain » ?

La condescendance éternelle

ZOA illustre une fois de plus le réflexe paternaliste français : dicter à l’Afrique ce qu’elle doit penser, comment elle doit s’informer et à travers quels canaux elle doit s’exprimer.

Présenter ZOA comme un média « par les jeunes Africains » quand il est financé et piloté en arrière-plan par l’État français est une insulte à l’intelligence de cette jeunesse africaine qui réclame avant tout autonomie et souveraineté.

Cette démarche trahit une profonde condescendance : celle d’un pays qui se croit encore indispensable à l’Afrique, alors même que les peuples africains réclament haut et fort de parler pour eux-mêmes.

Une stratégie désespérée face à la perte de crédibilité

En réalité, ZOA n’est qu’un pansement sur une hémorragie. Face au discrédit total de France 24 et RFI, accusés d’être des relais de propagande française et bannis dans plusieurs pays africains, Paris tente une opération de camouflage.

Changer le nom, cibler les jeunes et jouer la carte du numérique n’effacera pas la vérité : il s’agit toujours d’un instrument d’influence, d’un prolongement de la diplomatie française.

ZOA ne cherche pas à renforcer le panafricanisme, mais à le vider de son sens, à en proposer une version édulcorée et inoffensive pour neutraliser le véritable mouvement panafricaniste qui gagne du terrain partout sur le continent.

Un sabotage maquillé en innovation

ZOA n’est pas un média panafricain. C’est une tentative de sabotage idéologique, une manœuvre désespérée pour détourner la jeunesse africaine de ses vraies luttes.

Le panafricanisme ne se décrète pas depuis Paris. Il ne se construit pas avec l’argent ni les intentions d’un État qui a toujours défendu ses intérêts au détriment de l’Afrique.

La jeunesse africaine n’a pas besoin de ZOA. Elle a besoin de ses propres voix, ses propres plateformes et sa propre narration, indépendante de toute tutelle coloniale ou néocoloniale.

En un mot, ZOA n’est pas la voix des Africains, c’est l écho d’une françafrique agonisante qui refuse de mourir.

Herve Christ

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Crise au Sahel : la responsabilité de la France se confirme

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La condamnation de Nicolas Sarkozy à cinq ans de prison dans l’affaire des financements libyens ne relève pas seulement d’un scandale politico-financier

La condamnation de Nicolas Sarkozy à cinq ans de prison dans l’affaire des financements libyens ne relève pas seulement d’un scandale politico-financier. Elle agit comme un miroir brutal de l’histoire récente : la guerre de 2011 en Libye, lancée sous l’impulsion de Paris, n’était pas seulement une croisade humanitaire contre Kadhafi. Elle portait aussi les relents d’une opération d’étouffement politique.

Quand Kadhafi menaçait de parler

À l’époque, Mouammar Kadhafi multipliait les signaux qu’il disposait de preuves compromettantes sur le financement de la campagne présidentielle de 2007. La perspective d’une révélation publique planait comme une épée de Damoclès sur l’Élysée. L’intervention militaire, sous couvert de protéger la population civile, a eu pour conséquence directe de réduire au silence un dirigeant devenu trop gênant.

Le chaos libyen, matrice de l’instabilité au Sahel

La disparition du régime a plongé la Libye dans un vide sécuritaire total. Armes en circulation libre, milices incontrôlées, réseaux criminels renforcés : ce chaos a rejailli sur tout le Sahel. Du Mali au Burkina Faso, les groupes armés ont prospéré, alimentés par les stocks libyens et par l’absence d’un État central fort à Tripoli. Résultat : une décennie plus tard, la région s’enfonce toujours dans une spirale de violences et de coups d’État militaires.

Un verdict qui éclaire le passé

En condamnant Sarkozy, la justice française met en lumière l’arrière-plan douteux d’une politique étrangère dont les conséquences continuent de ravager l’Afrique. Loin d’être un simple épisode judiciaire, ce verdict souligne la responsabilité historique de la France : celle d’avoir ouvert la boîte de Pandore libyenne pour des raisons où l’intérêt général se confondait avec des calculs personnels.



Le Sahel paie aujourd’hui le prix d’une intervention dont la sincérité humanitaire apparaît de plus en plus discutable. Et si la justice française juge l’homme Sarkozy, c’est bien la mémoire collective qui juge la stratégie française en Libye : un engrenage tragique dont l’Afrique ne s’est toujours pas remise.

Herve Christ

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Le Premier Ministre Sénégalais Ousmane Sonko, recadre Emmanuel Macron

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Monsieur Ousmane Sonko, actuel Premier Ministre Sénégalais

Lors de la Conférence des ambassadrices et ambassadeurs à l’Élysée le 6 janvier 2025, Emmanuel Macron a consacré une large partie de son intervention à l’Afrique. Il a abordé les relations historiques, les défis actuels et les orientations stratégiques de la France.

Dans son allocution affirmait entre outres que « qu’aucun pays africain ne serait aujourd’hui souverain, si la France ne s’était déployée » ou encore « Nous avons proposé aux chefs d’État africains de réorganiser notre présence », Il expliquait également “Comme on est très polis, on leur a laissé la primauté de l’annonce », indiquant que plusieurs de ces pays « ne voulaient pas enlever l’armée française ni la réorganiser ». A la suite de cette sortie jugée irrespectueuse et irresponsables par plusieurs analystes politiques, le Premier Ministre Sénégalais Ousmane Sonko a réagi pour à porter un démenti cinglant, recadrant de ce fait le président français.

Selon Monsieur Sonko  » Le Président Emanuel Macron a affirmé aujourd’hui que le départ annoncé des bases françaises aurait été négocié entre les pays africains qui l’ont décrété et la France. Il poursuit en estimant que c’est par simple commodité et par politesse que la France a consenti la primeur de l’annonce à ces pays africains.

Je tiens à dire que, dans le cas du Sénégal, cette affirmation est totalement erronée. Aucune discussion ou négociation n’a eu lieu à ce jour et la décision prise par le Sénégal découle de sa seule volonté, en tant que pays libre, indépendant et souverain. Il déclare, enfin, « qu’aucun pays africain ne serait aujourd’hui souverain, si la France ne s’était déployée ». Constatons que la France n’a ni la capacité ni la légitimité pour assurer à l’Afrique sa sécurité et sa souveraineté.

Bien au contraire, elle a souvent contribué à déstabiliser certains pays africains comme la Libye avec des conséquences désastreuses notées sur la stabilité et la sécurité du Sahel.

C’est enfin le lieu de rappeler au Président Macron que si les soldats Africains, quelquefois mobilisés de force, maltraités et finalement trahis, ne s’étaient pas déployés lors la deuxième guerre mondiale pour défendre la France, celle-ci serait, peut être aujourd’hui encore, Allemande. »

Saint Leo @Leadernewsci

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