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Voeux de nouvel an: Yacourwa Boué Koné  » Lider est déterminé à poursuivre le combat »

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Yacourwa Boue Kone, Vice-Président de Lider

Yacourwa Boué Koné, le Vice-président de Liberté et Démocratie pour la République (LIDER), n´a pas dérogé à la règle de présentation de voeux en ce nouvel an.

Ci-dessous l´intégralité de sa déclaration

« Ce qui était censé être une belle révélation calendaire s’est plutôt transformé en aventure cauchemardesque dès le premier trimestre de ce 20/20 de l’année parfaite.
En mars, les premières alertes covid19 inscrivent notre nation sur la liste des pays où sévit le nouveau corona virus. La crise sanitaire offre alors le prétexte idéal au gouvernement pour attaquer les libertés civiles, l’état d’urgence en est l’acte d’assignation.

Alors que le pluralisme est placé en quarantaine, le gouvernement déroule : révision constitutionnelle en catimini ; modification unilatérale et illégale du code électoral, amalgame entre solidarité gouvernementale et agenda politique. Le RHDP fait campagne avec les moyens de l’État.

Toutes ces dérives sont le signe avant-coureur d’une deuxième moitié d’année tragique.
En effet, en septembre 2020, le conseil constitutionnel, sûr de son bon droit d’interpréter la loi à sa guise, exclut 40 candidats à l’élection présidentielle en flagrante collusion avec le chef de l’état dont il valide la candidature illégale.
L’opposition ivoirienne entre alors en désobéissance civile pour réclamer le respect de la constitution et la réforme de la CEI comme demandé par des arrêts successifs de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples. La réponse du pouvoir consiste dans une répression policière, milicienne, judiciaire et meurtrière extrême contre quiconque ose exprimer son mécontentement.

Mais la détermination de l’opposition ivoirienne reste ferme, le peuple la suit et boycotte activement le simulacre d’élection dont se prévaut le chef de l’état pour régner sur un peuple qui l’a vomi.
Moi, Yacourwa Boué Koné, siégeant pour le compte de LIDER au sein de la coalition de l’opposition significative, témoigne de la noblesse du combat des Ivoiriennes et Ivoiriens et du courage de tous dans ces moments incertains. C’est pourquoi je me réjouis de la libération des otages politiques en les personnes du premier ministre Affi N’Guessan, et du Prof. Maurice Kacou Guikahué. J’espère dans celle prochaine de Mme Pulchérie Gbalet, des militantes de GPS ainsi que de tous les prisonniers politiques des crises électorales de 2010 et 2020. Faut-il conformément aux dispositions de la constitution rappeler le cas des exilés ? Monsieur Ouattara et son régime sont devant une obligation historique de se réhabiliter devant l’histoire de la CI.

Aux premières lueurs de l’an de grâce 2021, j’interpelle l’opposition ivoirienne à maintenir son rassemblement ; je lui garantis qu’une participation concertée et solidaire aux législatives pour affaiblir M. Ouattara est sa seule porte de sortie. Toute initiative individualiste ne serait que ruine. Ce qui nous unit doit prévaloir sur ce qui pourrait nous diviser.

Dieu bénisse la Côte d’Ivoire
Bonne année 2021 avec le « Presidium » de LIDER

Yacourwa Boue Kone, Vice-président LIDER.

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Crise au Sahel : la responsabilité de la France se confirme

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La condamnation de Nicolas Sarkozy à cinq ans de prison dans l’affaire des financements libyens ne relève pas seulement d’un scandale politico-financier

La condamnation de Nicolas Sarkozy à cinq ans de prison dans l’affaire des financements libyens ne relève pas seulement d’un scandale politico-financier. Elle agit comme un miroir brutal de l’histoire récente : la guerre de 2011 en Libye, lancée sous l’impulsion de Paris, n’était pas seulement une croisade humanitaire contre Kadhafi. Elle portait aussi les relents d’une opération d’étouffement politique.

Quand Kadhafi menaçait de parler

À l’époque, Mouammar Kadhafi multipliait les signaux qu’il disposait de preuves compromettantes sur le financement de la campagne présidentielle de 2007. La perspective d’une révélation publique planait comme une épée de Damoclès sur l’Élysée. L’intervention militaire, sous couvert de protéger la population civile, a eu pour conséquence directe de réduire au silence un dirigeant devenu trop gênant.

Le chaos libyen, matrice de l’instabilité au Sahel

La disparition du régime a plongé la Libye dans un vide sécuritaire total. Armes en circulation libre, milices incontrôlées, réseaux criminels renforcés : ce chaos a rejailli sur tout le Sahel. Du Mali au Burkina Faso, les groupes armés ont prospéré, alimentés par les stocks libyens et par l’absence d’un État central fort à Tripoli. Résultat : une décennie plus tard, la région s’enfonce toujours dans une spirale de violences et de coups d’État militaires.

Un verdict qui éclaire le passé

En condamnant Sarkozy, la justice française met en lumière l’arrière-plan douteux d’une politique étrangère dont les conséquences continuent de ravager l’Afrique. Loin d’être un simple épisode judiciaire, ce verdict souligne la responsabilité historique de la France : celle d’avoir ouvert la boîte de Pandore libyenne pour des raisons où l’intérêt général se confondait avec des calculs personnels.



Le Sahel paie aujourd’hui le prix d’une intervention dont la sincérité humanitaire apparaît de plus en plus discutable. Et si la justice française juge l’homme Sarkozy, c’est bien la mémoire collective qui juge la stratégie française en Libye : un engrenage tragique dont l’Afrique ne s’est toujours pas remise.

Herve Christ

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Santé publique: les mauvaises priorités du gouvernement ivoirien

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Le Conseil des ministres du 17 septembre 2017 a adopté un décret réglementant les transports sanitaires terrestres, aériens et maritimes.

Le Conseil des ministres du 17 septembre 2017 a adopté un décret réglementant les transports sanitaires terrestres, aériens et maritimes. Présenté comme une étape de la réforme hospitalière, ce texte devait, selon le gouvernement ivoirien, renforcer l’offre de soins et répondre aux besoins des populations.

En réalité, ce décret illustre surtout le décalage profond entre les annonces officielles et les réalités vécues par les Ivoiriens. Alors que la majorité peine à trouver une ambulance fonctionnelle ou un centre de santé, l’État se préoccupe des transports sanitaires aériens et maritimes, dont seuls quelques privilégiés pourront bénéficier, notamment les membres du gouvernement.

Pendant que les hôpitaux publics souffrent d’un manque chronique de moyens (plateaux techniques vétustes, pénurie de médecins spécialisés, déficit de médicaments), occasionnant un manque d’accès de  la majorité des populations à des soins de qualité, surtout en zones rurales, ’État met en avant un dispositif prestigieux (transport aérien/maritime), pour donner l’impression d’être engagé dans la modernisation de son système sanitaire.

Cet intérêt du gouvernement pour l’organisation des transports sanitaires, surtout ceux aériens. interpelle davantage quand on sait, qu’ils en seront les premiers bénéficiaires. En effet,  ministres et hauts fonctionnaires sont les seuls à se faire soigner à l’étranger, bénéficiant même d’accords spéciaux, comme celui signé avec Corsair, qui leur accorde des réductions sur leurs billets et sur des soins dans des hôpitaux en France.

Résultat des courses : une médecine à deux vitesses s’installe. D’un côté, le peuple abandonné à des structures vétustes et sous-financées. De l’autre, une élite qui voyage à moindre coût pour se faire soigner à l’étranger, à moindre coût.

Ce décret, loin d’être une véritable réforme de santé publique d’intérêt, apparaît comme une mesure de prestige, vitrine politique destinée à donner l’image d’un État modernisateur, sans résoudre les problèmes de fond du système hospitalier ivoirien.

Hervé Christ

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France: François Bayrou enfin nommé Premier Ministre

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François Bayrou, Premier Ministre de France

Paris – Le 13 décembre 2024, le président Emmanuel Macron a nommé François Bayrou au poste de Premier ministre, succédant à Michel Barnier, dont le gouvernement a été renversé par une motion de censure.

François Bayrou, âgé de 73 ans, est un homme politique centriste de longue date et président du Mouvement Démocrate (MoDem). Il a précédemment occupé des postes ministériels, notamment celui de ministre de l’Éducation nationale de 1993 à 1997 et de ministre de la Justice en 2017.

Sa nomination intervient dans un contexte de blocage politique en France, avec une Assemblée nationale fragmentée entre plusieurs blocs : l’alliance de gauche, le Rassemblement national de Marine Le Pen et les alliés de Macron. Le gouvernement précédent de Michel Barnier a échoué à obtenir un soutien suffisant, conduisant à son renversement.

Dans son discours inaugural, François Bayrou a souligné l’importance de la justice sociale, du républicanisme et de la réconciliation nationale. Il a également mis l’accent sur la transparence et l’égalité des chances, promettant de rapprocher les politiques des citoyens.

Sous surveillannce démocratique de l´Assemblée Nationale, François Bayrou fait face à des défis majeurs, notamment la nécessité de former un gouvernement capable de naviguer dans un paysage politique divisé et de répondre aux préoccupations économiques et sociales pressantes du pays. Sa capacité à bâtir des consensus sera cruciale pour la stabilité politique et économique de la France.

Leadernews.ci 

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