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Classement de 188 pays : des économies les plus prédatrices aux plus redistributrices.

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EcoFin-hebdo
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L’Agence Ecofin a classé 188 pays selon le niveau d’inclusion de leur économie, en confrontant leur niveau de richesse par habitant avec leur indice développement humain. 

L’indice de développement humain, établi par le PNUD, évalue, pour la population de chaque pays, son niveau d’accès à la santé, à l’éducation, au savoir et à des conditions de vie décentes (logement, emploi, sécurité, etc.). Quant au classement des pays selon leur richesse par habitant, il résulte des chiffres de la Banque mondiale (PIB/habitant 2017) .

La confrontation des deux classements permet ainsi de distinguer, parmi les 188 économies en question, celles qui font le plus et celles qui font le moins pour les populations, avec le niveau de revenus dont elles disposent. Et le résultat est éloquent.

Selon cette grille de lecture, les trois économies les plus prédatrices au monde sont hélas africaines : la Guinée Equatoriale, l’Angola et le Soudan.

La Guinée Equatoriale est 68e pour le revenu par habitant mais 141e pour le développement humain… Pour référence, la Russie, qui se situe à un niveau de revenu par habitant comparable (63e) se hisse à la 49e place en terme de développement humain.

Parmi les pays africains qui investissent le moins dans leur développement humain en proportion de leur richesse, on note également la Namibie, Djibouti, le Gabon, la Côte d’Ivoire ou encore l’Afrique du Sud.

A l’autre bout du classement africain, c’est l’Algérie qui redistribue le mieux ses richesses : 108e pour le revenu par habitant, le pays maghrebin se hisse à 85e place pour le développement humain. La Tunisie, l’Egypte, le Rwanda, l’Ouganda ou encore le Togo se révèlent également de bons redistributeurs de richesses. Et même Madagascar qui, tout en étant 182e en terme de revenu par habitant, se situe à la 161e place pour ce qui est du développement humain.

Source: EcoFin-Hebdo

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Economie

BCEAO: Tiémoko Meyliet KONE Reconduit au poste de Gouverneur

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Tiémoko Meyliet KONE, reconduit à la tête de la Bceao

La Conférence des Chefs d’Etat de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) a renouvelé le bail du gouverneur de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) pour un mandat de 6 ans, a appris Financial Afrik des sources internes de l’institution. Porté à la tête de l’institution pour la première fois le 30 mai 2011 pour mettre fin à l’intérim consécutif à la crise ivoirienne et au départ de son prédécesseur, démissionnaire, Tiémoko Meyliet KONE a été reconduit le 17 août 2014 pour un mandat de 6 six ans par la Conférence des Chefs d’État.

Ce choix unanime des chefs d’Etat de l’UEMOA est en fait celui de la “stabilité”, de la “rigueur” et de l’expérience, explique-t-on. M. Tiémoko Meyliet KONE est arrivé très jeune à la BCEAO et fut témoin de la transition entre les cadres français et africains et de la grande opération de rapatriement du siège de la banque en Afrique.

Lire la suite https://www.financialafrik.com/2020/08/12/tiemoko-meyliet-kone-reconduit-a-la-tete-de-la-bceao-le-choix-de-la-stabilite/

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Economie

Côte d´Ivoire/ Covid-19: Comment Ouattara a depensé 10 milliards en un mois

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Le ministre Mamadou Touré et une récipiendaire

La  Côte d’Ivoire a procédé, mardi 26 mai, au lancement de son programme  du fonds d’appui du secteur informel (FASI). Cette initiative a pour objectif principal d’appuyer les acteurs du secteur informel, touché de plein fouet par la pandémie du coronavirus.

Ainsi, pour la première phase d’une durée de 1 mois (du 14 mai au 15 juin), le gouvernement va débloque un montant de 10 milliards de FCFA (15,2 millions d’euros) Cette enveloppe  sera répartie  entre  40000 acteurs du secteur  de l’informel, opérant dans les activités de la restauration, de transport, de services entres autres.

Chacun d’entre eux, recevra une somme de 200000 (304.90 euros) à 300000 FCFA (457.35)  , suivant  la fonctionnalité de son activité. Annoncé en avril dernier, le FASI doté de 100 milliards de FCFA (152,4 millions d’euros)  est un axe du plan de riposte économique contre la COVID-19, élaboré en Côte d’Ivoire.

Financial Afrik

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Agriculture

Côte d’Ivoire: la gestion gouvernementale mafieuse des terres

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parc national du banco

Le land grabbing ou accaparement des terres et expropriation forcée des terres en Côte d’Ivoire, pourrait être appelé la nouvelle forme de colonialisme. En fait, le colonialisme a permis à la mère patrie d’exploiter ses biens sur le continent africain d’un point de vue agricole, obligeant les différents territoires à des cultures spécifiques, telles que la monoculture du cacao en Côte d’Ivoire et au Ghana. Aujourd’hui, le gouvernement ivoirien fait quelque chose de très similaire en s’accaparant des terres déjà légalement retrocédées pour les vendre: Cas de “l’Affaire du foncier Djibo Koman” à Bassam.

Les puissances économiques émergentes, en particulier les Asiatiques et les Arabes, achètent ou dans certains cas louent pendant de nombreuses années (99 ans) d’immenses territoires et les consacrent exclusivement à des productions agricoles destinées à l’importation dans leurs pays. Bien sûr, tout cela se fait, très souvent, avec la complicité d’acteurs locaux qui préfèrent vendre d’immenses territoires, enrichir leurs poches, plutôt que de mettre en place une politique agricole visant à l’autosuffisance.

Un activiste masai bien connu, Edward Loure vainqueur du Goldman environmental prize en 2016 pour l’Afrique, explique comment le problème de tels investissements pourraient favoriser les emplois et les exportations, mais cela n’arrive presque jamais.

En Côte d’Ivoire, par exemple, un accord a été signé en 2013 avec la multinationale Français Louis Dreyfus pour l’octroi de 100 000 hectares de terrain. Le gouvernement ivoirien a présenté cet accord comme une campagne de recherche d’investissement, mais pour les petits agriculteurs locaux ce n’était pas le cas. En effet, à cette occasion, selon une analyse de l’audace institut Afrique (AIA), les agriculteurs des régions de Poro, Bagoué et Tchologo n’ont en aucun cas participé aux négociations concernant leurs terres. Ils ont simplement vu léguer une partie de leurs terres qu’ils cultivaient à un groupe de Louis Dreyfus qui gère déjà 60% des exportations de riz. De même, le mercredi 17 juin 2020 des propriétaires terriens de Grand-Bassam se sont rendu au ministère de tutelle pour dénoncer l’expropriation de plus de quatre milles cinq cents lots.

Le problème dans ces cas est que les paysans qui cultivent ces terres depuis des années ne possèdent pas de titres de propriété, la plupart du temps, et donc l’État peut accorder ces terres, distribuant les droits d’exploitation aux grandes multinationales étrangères, perpétuant le système de l’ère coloniale.

Très souvent, de telles concessions ne créent pas d’emplois pour les populations locales, qui ne sont en fait considérées que comme de la main-d’œuvre bon marché sans droits, et dans certains cas, comme la Chine, elles exposent ses agriculteurs.

Entre autres, dans l’analyse de l’accaparement des terres (Le land grabbing), un fait important est ce qu’on appelle le catch control, c’est-à-dire le contrôle de vastes territoires et d’autres ressources naturelles qui leur sont liées, comme l’eau.

En plus, aujourd’hui, nous assistons à une nouvelle forme de land grabbing des hommes d’état, des escroqueries vis à vis des ivoiriens de la diaspora qui veulent investir en Côte d’Ivoire.

En février de cette année à Abidjan, les évêques du Comité permanent de l’Union des conférences épiscopales d’Afrique de l’Ouest, lus sur le site de l’agence fides, ont déclaré dans une déclaration publique : « Nous dénonçons fermement l’accaparement des terres et l’expropriation forcée des terres sous toutes ses formes. Les conséquences sont incalculables : perte du patrimoine culturel et ancestral, déplacement, chômage, famine, exode, migration, etc. S’adressant directement aux États et aux multinationales, qui continuent l’accaparement des terres, cette honteuse expropriation forcée des terres en Afrique.

Nous avons besoin d’un système juridique solide qui crée des lois qui empêchent cette expropriation, et là où les lois existent déjà, un système juridique solide qui les applique.

 

Bouba Kary

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