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Côte d’ivoire: Amnesty international dévoile violemment l’implication du gouvernement Ouattara dans l’affaire Soro

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S.E.M Alassane Ouattara, président de la république de Côte d'Ivoire -image d'illustration

Amnesty international pointe un doigt accusateur sur le président de la Côte d’Ivoire Alassane Ouattara. Il est reproché au pouvoir en place de se lancer dans une chasse à l’homme contre les proches de Soro.

Plusieurs partisans de l’ancien député de Ferké se sont retrouvés en prison ou simplement portés disparus dans la traque lancée par la justice ivoirienne contre Guillaume Soro. Face à quoi, Amnesty international responsabilise le pouvoir du chef d’État ivoirien Alassane Ouattara.

Selon comerounlink.com, voici le Communiqué intégral d’Amnesty International:

– Cinq parlementaires figurent parmi les 17 personnes arrêtées
– Rigobert Soro, le frère du candidat à lélection présidentielle, Guillaume Soro, a été soumis à une disparition forcée
– Les forces de sécurité ont perquisitionné sans mandat le domicile de certaines des personnes détenues.

 »Les autorités de Côte d’Ivoire doivent garantir le droit à un procès équitable de membres de l’opposition et de leurs proches qui ont été arrêtés ces deux dernières semaines et veiller à ce que ces personnes puissent consulter leurs avocats et bénéficier de soins médicaux », a déclaré Amnesty International le 10 janvier 2020.

Le policier et frère du candidat à l’élection présidentielle Guillaume Soro, Rigobert Soro est soumis à une disparition forcée depuis le 30 décembre 2019. L’assistant Dahafolo Koné, de l’avocat de Guillaume Soro, est détenu sans inculpation et sans possibilité de consulter un avocat depuis le 27 décembre 2019. Pourtant, il recevait un traitement pour une pathologie mettant sa vie en danger et a besoin de soins médicaux.

Ces proches de Soro font partie des 17 personnes liées à l’opposition placées en détention à l’issue d’une vague d’arrestations menée entre le 23 et le 31 décembre 2019 à Abidjan. Parmi eux, treize personnes ont été inculpées de « publication de fausses informations, trouble à l’ordre public et atteinte à l’autorité de l’État », et leurs domiciles ont été perquisitionnés sans aucun mandat.

« Les autorités doivent immédiatement révéler ce quil est advenu de Rigobert Soro. Elles doivent veiller à ce que les détenus puissent consulter un avocat, bénéficier de soins médicaux et recevoir la visite de leurs proches. Le fait de soumettre des personnes à une disparition forcée et dempêcher des détenus de consulter leurs avocats constitue une grave violation des droits humains et une tentative éhontée dintimider les voix de lopposition », a déclaré François Patuel, chercheur sur l’Afrique de l’Ouest à Amnesty International.

Il poursuit selon la même source en disant que « Le moment choisi pour lancer une procédure judiciaire contre Guillaume Soro et les arrestations de ses sympathisants et proches sont très suspects. Compte tenu des irrégularités des procédures, il ne serait pas surprenant que ces poursuites soient motivées par des considérations politiques. »

Le 30 décembre, Rigobert Soro aurait été arrêté à l’École Nationale de Police, où il avait été convoqué, et placé en détention à la Direction de la Surveillance du Territoire (DST), sauf que les autorités ont refusé de confirmer sa détention. Dahafolo Koné a été arrêté le 27 décembre et est détenu au camp de gendarmerie d’Agban.

Après avoir déclaré sa candidature pour l’élection présidentielle prochaine en Côte d’Ivoire, Guillaume Soro était en route pour rejoindre les siens en Côte d’Ivoire lorsque subitement un mandat d’arrêt a été lancé contre lui où on l’a accusé de tentative d’atteinte à l’autorité de l’État et à l’intégrité du territoire national. Il est aussi poursuivi dans le cadre d’une autre affaire pour détournement de deniers publics, recel et blanchiment de capitaux.

Lorsque son vol a été redirigé le 23 décembre 2019, ses sympathisants ont décidé d’organiser une conférence de presse au siège de Générations et peuples solidaires. Mais malheureusement pour eux, les forces de sécurité ont fait irruption au siège et les ont arrêté et conduit à la DST, un centre de détention non officiel, où ils ont été interrogés en l’absence de leurs avocats respectifs.

Dans le rang de ces personnes arrêtées et toujours maintenues en détention, figurent cinq parlementaires et dirigeants de Générations et peuples solidaires : Alain Lobognon, Soro Kanigui, Kando Soumahoro, Yao Soumaïla et Camara Loukimane, précise camerounlink.com.

« À l’approche de l’élection présidentielle de 2020, les autorités ivoiriennes doivent assurer l’indépendance de la justice et s’abstenir d’utiliser le système judiciaire pour persécuter des dirigeants de l’opposition et des dissidents », a déclaré François Patuel.

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Mahamadou Issouffou détruit les chances de Ouattara devant l’ONU: “je ne serai pas candidat pour un troisième mandat”

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SEM Mahamadou Issoufou président de la République du Niger

Devant l’ONU, le 24 septembre 2020, Mahamadou Issoufou, a annoncé qu’il ne sera pas candidat à la présidentielle pour un 3ème mandat »

Mahamadou Issoufou, Président du Niger, a annoncé que c’est la dernière fois qu’il s’exprime à l’Assemblée générale en qualité de Chef d’État de son pays. La prochaine élection présidentielle qui se tiendra en décembre prochain sera l’occasion pour les Nigériennes et les Nigériens de choisir leur nouveau dirigeant.

 

Quand on sait que c’est la toute première fois de son histoire que le Niger connaîtra un transfert démocratique du pouvoir, « cette échéance me remplit de fierté », a avoué le Président.  Il a souligné que dès le début de son premier mandat, il a fait du respect des textes constitutionnels et des institutions « une vertu cardinale » de sa gouvernance pour la renaissance du Niger.

 

« Le Niger est convaincu que les nombreuses menaces qui pèsent sur la paix et la sécurité internationales ne peuvent pas être résolues par les États pris individuellement, mais par une action collective de la communauté internationale », a déclaré M. Issoufou qui s’exprimait pour la dernière fois devant l’Assemblée générale en sa qualité de chef d’Etat, la constitution nigérienne limitant à deux le nombre de mandats à la présidence du pays.

 

M. Issoufou s’est félicité du renforcement des capacités opérationnelles et de renseignement des forces de défense et de sécurité au niveau national, de l’opérationnalisation de la Force mixte multinationale (Bénin, Cameroun, Niger, Nigéria et Tchad) dans le bassin du lac Tchad et de la Force conjointe du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad).

 

« Pour un financement pérenne de celle-ci, je salue la proposition (du) Secrétaire général (de l’ONU) António Guterres, qui préconise de s’inspirer du modèle de la mission de l’Union africaine (UA) en Somalie (AMISOM) », a-t-il dit.

 

Pour le Président du Niger, la création de la coalition de lutte contre le terrorisme au Sahel, la mise en place d’un commandement conjoint pour toutes les forces militaires participantes dont celles françaises (Barkhane) et européennes (Takuba), le déploiement prochain par l’UA d’un contingent de 3.000 hommes, les initiatives de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), « sont autant d’éléments qui suscitent l’espoir d’une victoire sur notre ennemi commun : le terrorisme et le crime organisé ».

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Présidentielle 2020: Ce que Macron demande à Ouattara

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S.E.M. Alassane Ouattara, président de la République de Côte d'Ivoire; SEM Emmanuel Macron -image d'illustration

Dans sa parution de ce mardi 7 septembre 2020, l’hebdomadaire Jeune Afrique a cru savoir ce que Macron a demandé à Ouattara. Relativement aux craintes suscitées par la candidature de Ouattara à la présidentielle. «Lors d’un déjeuner à l’Élysée, le 4 septembre, Emmanuel Macron a fait part à Alassane Ouattara de ses inquiétudes sur le climat socio-politique en Côte d’Ivoire à l’approche de la présidentielle. Ce qui a agacé son homologue.

Selon nos informations, Emmanuel Macron a confié craindre que le troisième mandat contesté de son homologue ivoirien puisse susciter des tensions sociopolitiques dans le pays, alors que des violences ont déjà fait plusieurs morts dans différentes localités mi-août.

Le président français a suggéré à Alassane Ouattara (ADO) de procéder à un report du scrutin afin de lui permettre, ainsi qu’à Laurent Gbagbo et Henri Konan Bédié, de se retirer. Ce délai lui donnerait en effet la possibilité de faciliter l’ouverture d’un dialogue avec ses deux principaux opposants et de trouver un successeur pour opérer le « changement générationnel » initialement promis. Mais le chef de l’État ivoirien a refusé », relate Jeune Afrique.

Pastoré Kobenan

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CEDEAO: Le président sortant alerte Ouattara, Soro renchérit

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Muhammadu Buhari; président de la République du Nigeria, président sortant de la CEDEAO--image d'illustration

Le lundi 07 septembre 2020 a eu lieu le sommet des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO. Ce sommet a vu la désignation du président Ghanéen Nana AKufo-Addo à la tête de cette institution sous régionale en remplacement du président Nigérien Mahamadou Issoufou. Il a été une lucarne pour les chefs d’État de passer différents messages.

Le message qui a beaucoup attiré les attentions est celui du président du Nigéria. Muhammadu Buhari s’adressa à ses compères en leur demandant de limiter le nombre de mandats car cela causerait des troubles.

Muhammadu Buhari semble directement indexé les présidents Africains qui veulent malgré tout continuer leur séjour au palais présidentiel.

Ce message n’est pas passé inaperçu car l’ancien PAN qui suit l’actualité de près n’a pas hésité à réagir face à ce message. En effet très tôt ce matin, on pouvait déjà lire sur le compte Twitter de Soro Guillaume:

《Contrairement à ce que @AOuattara_PRCI veut faire croire, les chefs d’État de la Cedeao sont contre l’hérésie du 3ème mandat. @AOuattara_PRCI seul contre tous! La Côte d’Ivoire n’est pas un royaume ni une propriété privée…》

Selon les dires de Soro, les Chefs d’États de la Cedeao auraient tourner le dos à ADO face à son goût démesuré pour le pouvoir. Il serait donc seul et laissé par tous

Nouvelle occasion encore pour « Bogota » de cogner le régime de Alassane Ouattara. Lui qui, ces derniers temps, ne manque aucune occasion pour exprimer son désamour pour son ancien « patron ».

Mais les élections approchent et l’heure ne semble plus être au bavardage inutile. En attendant le verdict du Conseil Constitutionnel, Le RHDP semble déjà se mettre en ordre de bataille et fait de plus en plus la sourde oreille à tout ce qui peut se raconter sur l’éligibilité ou pas du président Alassane Ouattara.

Alors ne serait-il pas avantageux pour tous d’en faire de même et de remobiliser les différentes troupes en vue de la victoire dans les urnes?

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