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Côte d´Ivoire/France: Affi Nguessan attend la réponse de Macron

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M. Affi Nguessan, candidat à la présidentielle 2020 pour le compte du FPI

M. Alassane Dramane Ouattara forçant pour un troisième mandat a déposé sa candidature anticonstitutionnelle le 24 Aout 2020 dernier. Cette candidature a suscité une vive contestation sur toute l´étendue du territoire ivoirien, les marches de protestation pacifique ont été réprimées dans le sang. Depuis le mardi 25 Août le Président-candidat se trouve en france où il rencontrera le Président français Emmanuel Macron. Tout porte à croire que la question du troisième mandat sera abordé par les deux Présidents. Ce qui a amené le M. Affi Nguessan à écrire au Président Macron.

Message à Emmanuel Macron

Monsieur le président de la République française,

Vous recevrez ce jeudi Alassane Ouattara au Palais de l’Elysée. Il est encore le chef de l’Etat de la République de Côte d’Ivoire, mais il n’est déjà plus exclusivement cela.

Depuis le 29 juillet, il est surtout candidat déclaré à sa propre succession. Jeudi, vous recevrez le candidat … Candidat et en réalité inéligible !

Cette candidature intervient en effet en violation de la loi fondamentale de la IIIe République, dont il est le garant. Elle contredit également son engagement de ne pas concourir pour un troisième mandat, exprimé solennellement devant la représentation nationale réunie en congrès le 5 mars dernier à Yamoussoukro.

À l’époque, vous aviez chaudement salué « cette décision historique d’un homme de parole et d’honneur ». À l’époque, vous vous réjouissiez de voir la Côte d’Ivoire « donner l’exemple ».

Cinq mois plus tard, le masque de la respectabilité est tombé et l’imposture démocratique se dévoile à la face du monde. Le régime montre son vrai visage d’autoritarisme et d’exclusion.

L’exclusion frappe des Ivoiriens illustres privés de passeport, radiés de la liste électorale, à l’image de Laurent Gbagbo, Charles Blé Goudé, pourtant acquittés par la justice internationale, mais aussi de Guillaume Soro.

Des premières violences ont éclaté, images de deuil et de désolation. Les manifestations pacifiques sont réprimées dans le sang. La tribalisation des cœurs et des esprits, patiemment insufflée depuis neuf ans sous couvert de rattrapage, se traduit par des combats à l’arme blanche entre jeunes gens issus d’ethnies différentes, tous enfants de la même Côte d’Ivoire.

Pourtant, ce jeudi, Alassane Ouattara vient vous demander sinon votre soutien à sa forfaiture, du moins une bienveillante neutralité. Il est en réalité porteur d’un seul message : lui seul serait le garant d’une certaine forme de stabilité de la Côte d’Ivoire dans une sous-région profondément ébranlée par le terrorisme. Cette argumentation ne résiste pas à l’analyse.

Elle ne résiste pas à l’analyse parce que le président sortant n’envisage pas de perdre. Or, chacun pressent qu’une victoire entachée d’irrégularités se traduirait par une crise post-électorale aux conséquences terriblement meurtrières. Au-delà de la Côte d’Ivoire une nouvelle fois blessée, les répercussions s’étendraient à toute la sous-région.

Elle ne résiste pas à l’analyse parce que la stabilité se nourrit de réconciliation, d’inclusion et de développement. La stabilité implique une unité nationale qui se construit dans une dynamique d’apaisement.

Source de conflits, cette candidature représente tout l’inverse : l’attisement des contradictions, l’exacerbation des rancœurs et la menace de nouveaux affrontements entre les enfants de Côte d’Ivoire.

Monsieur le Président, votre silence est, vous ne l’ignorez pas, diversement interprété dans mon pays. Il est commenté en raison de mots laudateurs que vous aviez prononcés. Il est analysé car il autorise toutes les supputations : celle de l’indifférence, du laisser-faire, de l’embarras et finalement de l’impuissance de la communauté internationale.

Votre parole est, à contrario, très attendue. En ne cautionnant pas ce coup de force institutionnel, en exigeant des élections transparentes et inclusives, vous serez fidèle aux valeurs démocratiques issues des Lumières dont la France est porteuse. Vous afficherez aussi la volonté forte de donner un nouveau souffle à cette relation si particulière entre nos deux Etats. Soixante ans après notre indépendance, le refus de ce coup d’Etat institutionnel serait le marqueur puissant, à la fois d’une rupture et d’un nouveau départ. Votre silence est interprété, votre parole peut être décisive.

Pascal Affi N’Guessan

Ancien Premier Ministre
Candidat du FPI à l’élection présidentielle

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Internationale

Le Premier Ministre Sénégalais Ousmane Sonko, recadre Emmanuel Macron

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Monsieur Ousmane Sonko, actuel Premier Ministre Sénégalais

Lors de la Conférence des ambassadrices et ambassadeurs à l’Élysée le 6 janvier 2025, Emmanuel Macron a consacré une large partie de son intervention à l’Afrique. Il a abordé les relations historiques, les défis actuels et les orientations stratégiques de la France.

Dans son allocution affirmait entre outres que « qu’aucun pays africain ne serait aujourd’hui souverain, si la France ne s’était déployée » ou encore « Nous avons proposé aux chefs d’État africains de réorganiser notre présence », Il expliquait également “Comme on est très polis, on leur a laissé la primauté de l’annonce », indiquant que plusieurs de ces pays « ne voulaient pas enlever l’armée française ni la réorganiser ». A la suite de cette sortie jugée irrespectueuse et irresponsables par plusieurs analystes politiques, le Premier Ministre Sénégalais Ousmane Sonko a réagi pour à porter un démenti cinglant, recadrant de ce fait le président français.

Selon Monsieur Sonko  » Le Président Emanuel Macron a affirmé aujourd’hui que le départ annoncé des bases françaises aurait été négocié entre les pays africains qui l’ont décrété et la France. Il poursuit en estimant que c’est par simple commodité et par politesse que la France a consenti la primeur de l’annonce à ces pays africains.

Je tiens à dire que, dans le cas du Sénégal, cette affirmation est totalement erronée. Aucune discussion ou négociation n’a eu lieu à ce jour et la décision prise par le Sénégal découle de sa seule volonté, en tant que pays libre, indépendant et souverain. Il déclare, enfin, « qu’aucun pays africain ne serait aujourd’hui souverain, si la France ne s’était déployée ». Constatons que la France n’a ni la capacité ni la légitimité pour assurer à l’Afrique sa sécurité et sa souveraineté.

Bien au contraire, elle a souvent contribué à déstabiliser certains pays africains comme la Libye avec des conséquences désastreuses notées sur la stabilité et la sécurité du Sahel.

C’est enfin le lieu de rappeler au Président Macron que si les soldats Africains, quelquefois mobilisés de force, maltraités et finalement trahis, ne s’étaient pas déployés lors la deuxième guerre mondiale pour défendre la France, celle-ci serait, peut être aujourd’hui encore, Allemande. »

Saint Leo @Leadernewsci

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Nationale

Côte d´Ivoire: A qui appartiennent les 3.000 Tonnes de Nitrate d´ammonium?

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Le Zimrida, un bateau battant pavillon pour la Barbade, doit accoster ce lundi 06 janvier 2025 dans le port d’Abidjan dans la capitale économique de la Côte d´Ivoire. Chargé de 20 000 tonnes de nitrate d’ammonium, une matière dangereuse qui a dévasté une partie du port de Beyrouth au Liban.

Le navire doit déchargé au port à Abidjan 3 000 tonnes du produit hautement explosif, selon un communiqué des autorités portuaires qui expliquent que cette matière utilisée comme « fertilisant dans l’agriculture ».

Selon le média français, France 24 « À la suite d’allégations faisant état d’une avarie de la cargaison transportée et par précautions en vue de protéger les populations et les biens », le port annonce que le navire restera pour l’heure « en rade extérieure, en dehors des eaux ivoiriennes ».

Pour de nombreux ivoiriens le Zimrida pourait cacher un autre Porbo Koala, le cargo affrété par la société suisso-néerlandaise Trafigura, qui avait débarqué à Abidjan plus de 500 m3 de déchets hautement toxiques issus d’hydrocarbures.

Les autorités ivoiriennes qui ont du mal à rassurer la population, ont prévu une réunion ce lundi matin avec le propriétaire de la marchandise et le transporteur du dangereux produit pour disent-ils un examen approfondi.

Saint Leo @leadernewsci

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Politique

Alassane Ouattara a-t-il réellement annoncé le depart de l´armée française?

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L´armée française ne quittera pas la Côte d´Ivoire de ci-tôt, en tout cas, il n´en n´est pas question pour l´heure. Cette réalité relayée à démi mot par le confrère français Lemonde a été une douche froide pour les nombreux ivoiriens qui ont mal interprété l´annonce du chef de l´Etat Son Excellence Alassane Ouattara.

En effet, dans son allocution traditionnelle de fin d´année, le président Alassane Ouattara a annoncé la rétrocession de la base militaire française du 43e BIMA (Bataillon d’Infanterie de Marine) située dans la commune abidjanaise de Port-Bouët. Il n´est donc pas question d´un retrait définitif des Forces Française en Côte d´Ivoire.

Notre confrère le monde confirme cette analyse en affirmant qu´ « En Côte d’Ivoire, la présence militaire française s’allège mais ne disparaît pas ». Cet allègement fait partie de la stratégie de présence militaire de la France, éviter toute présence ostentatoire en Afrique. Il s´agit de remodeler la disposition militaire. Pour l´heure, bien malin est celui qui saura dire jusqu´où ira l´ambiguïté stratégique française.

L´armée française est de plus en plus affaiblie sur le continent africain ou elle n´a pas bonne presse. Elle a été chassée dans trois de ses anciennes colonies que sont le Mali, le Burkina Faso et le Niger qui forment l´AES (Alliance des Etats du Sahel).

Saint Leo @Leadernewsci

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