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Gardes de Sous-préfecture: La missive de Léopold VII Abrotchi au PM Patrick Achi (1)

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Léopold VII Adou Agnouwol, Ecrivain et homme politique

Les Gardes de Sous-prefecture (GSP) sont l´un des plus anciens corps paramilitaires de Côte d´Ivoire. Alors que tous les autres ont vu une révision ou révalorisation de leur statut, les GSP attendent toujours. Les membres de cette corporation ont essayé tant bien que mal d´exposer cette injustice aux autorités ivoiriennes qui jusque là n´ont pas réagi favorablement. Cette cause a poussé l´écrivain et homme politique Léopold VII A.A. Abrotchi à écrire au Premier-Ministre Ivoirien. Leadernewci publie ici l´intégralité de la lettre ouverte.

A monsieur le Premier-Ministre de Côte d´Ivoire, SEM Patrick Achi

Objet : le cas des gardes sous-préfectoraux

Excellence,

Veuillez bien vouloir me permettre de briser les codes et d´exposer ma requête sans tournure aucune.

Je suis heureux de savoir qu´après les atermoiements, la réalité s´est imposée par elle-même au Chef de l´Etat, qui s´obligeant, vous a nommé Premier-Ministre et Chef de son gouvernement, ce faisant il vous a demandé de lui faire un rapport régulier de la gestion de chaque ministère.

Vous avez été le directeur de campagne du troisième mandat, par fanfaronnade vous vous êtes donné vainqueur par « un Coup KO », soit ! Les ivoiriens s´attendaient à du neuf mais nous sommes nombreux à être restés sur notre faim. J´entends encore dire que « l´habit ne fait pas le moine » comme quoi le neuf sur du vieux ne marche pas ou encore que l´intérieur de l´appareil est inchangé quand l´extérieur est soigné. Bref ! pour beaucoup la tâche ne sera pas aisée pour vous surtout au poste que vous occupez. Dans une série de lettres ouvertes à vous adressées, je vous parlerai d´éducation, de santé, de sécurité-défense et de bien d´autres thèmes.

J´ouvre donc cette séquence par la Sécurité et la défense, étant entendu que la sécurité des biens et des personnes et la défense du territoire national font partie des piliers de la république et des premières responsabilités du gouvernant.

Par habitude, les gouvernements successifs de M. Alassane Ouattara, ont excellés dans les effets d´annonce, et l´enfumage pendant ces dix dernières années et ce domaine très sensible des prérogatives de l´État, n´a pas échappé depuis la Réforme du Secteur de la Sécurité bâclée à la Loi de programmation militaire, quand ce n´est pas le blingbling c´est du flafla qui est servi aux ivoiriens, conséquence des bandes armées ont infesté le pays et harcèlent depuis quelques temps notre système de défense sans compter le fait que la Côte d´Ivoire soit devenue la plaque tournante des narcotrafiquants avec près de 15.000 kg de cocaïne saisies.

Revenons à la Réforme du Secteur de la Sécurité (RSS), une fois disparus les effets de l´illusion qui a pourtant couté des milliards aux contribuables ivoiriens, nous avons eu droit aux mutineries « des mercenaires » supposés soldats qui ont exigés et obtenus chacun 12millions de franc cfa, non sans avoir causé impunément la mort d´innocentes personnes. Pis l´on se rend compte aujourd´hui que certains domaines ou corps du secteur de la sécurité ont été négligés et naturellement ont recours aux grevés pour faire entendre raison aux gouvernement RHDP, comme si la violence était la seule arme qui peut vous (gouvernement de M. Alassane Ouattara) faire prendre conscience des réalités quotidiennes des citoyens ivoiriens.

Excellence, je veux ici parler des Gardes Sous-préfectoraux voire de la Police Préfectorale.

Ce corps est tout premier corps paramilitaire ivoirien créé en 1975 sous feu le Président Félix Houphouet Boigny, mais qui jusqu´aujourd´hui peine à avoir un profil de carrière et une revalorisation de ses indices salariaux.

En effet, ces fonctionnaires ou agents de l´Etat à caractère Administratif et Juridique, ont pour beaucoup 10 voire 20 années de loyaux service sans aucun changement de profil dans leur noble carrière. Or les Gardes Pénitentiaires, la Police des affaires maritimes, les Agents de l’Office National de la Protection Civile et nous les Gardes de Sous-préfecture font tous le même travail a quelque variant près. Tous sont agents administratifs et juridiques. Ce que je ne comprends pas c´est pourquoi il si difficile à l´Etat de Côte d´Ivoire de mettre fin à cette ségrégation ? Pourquoi le gouvernement RHDP continuent-ils à marginaliser les Gardes de Sous-préfecture là où la signature d´un décret suffit pour formaliser le profil de carrière des Gardes de Sous-préfecture et pourquoi pas un décret portant création de la Police Préfectorale en remplacement du corps des Grades de Sous-préfecture ?

Excellence, il serait bien que vous receviez les responsables de cette corporation (Gardes de Sous-Préfecture) qui fait un excellent travail pour le compte de l´Etat de Côte d´Ivoire, ou par le biais du ministre de la sécurité ou de l´administration ou encore en commission tripartite, pour aller vite et efficacement, en tenant compte des effets financiers afférents. Évidement je vous reviendrai avec une seconde missive sur le cas des Gardes Sous-préfectoraux, dans laquelle je vous exposerai bien de propositions si vous ne les avez déjà.

On peut être RHDP et gouverner différemment et efficacement en d´autres termes je compte sur vous pour que ce dossier ne reste pas dans votre tiroir pour devenir une promesse de campagne en 2025, auquel cas le slogan d´une « Côte d´Ivoire solidaire » serait rébarbatif.

Dans l´espoir que vous voudriez bien considérer le grand bonheur que vous procurerez à ces pères et mères de famille, veuillez agréer Excellence l´expression de ma plus haute considération.

Leopold VII Adou Agnouwol Abrotchi, in missives

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Laurent Gbagbo : les dates clés d’un parcours politique et judiciaire mouvementé

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M. Koudou Laurent Gbagbo ex président de la République de Côte d'Ivoire- image d'illustration

Laurent Gbagbo rentre à Abidjan ce jeudi 17 juin, après dix années d’absence en Côte d’Ivoire. Définitivement acquitté par la Cour pénale internationale le 31 mars dernier, renouera-t-il le fil d’une vie de combats politiques ? Retour sur les grandes dates de son parcours.

9 février 1982 : Les manifestations étudiantes amènent le pouvoir de Félix Houphouët-Boigny à fermer les universités. Professeur d’histoire et syndicaliste, Laurent Gbagbo est le leader de la contestation. Il crée avec son épouse Simone un mouvement clandestin qui deviendra le Front populaire ivoirien.

 

13 septembre 1988 : Après trois ans d’exil en France, il rentre en Côte d’Ivoire. En novembre, le FPI est constitué, il en est le secrétaire général.

 

28 octobre 1990 : Pour la première fois, Félix Houphouët-Boigny a un adversaire à la présidentielle. Laurent Gbagbo obtient 18,3% des voix. Le mois suivant, il est élu député de Ouaragahio lors des premières législatives multipartites. Le FPI envoie neuf députés à l’assemblée (sur 175).

 

18 février 1992 : À la suite d’une manifestation, Laurent Gbagbo est arrêté. Il est condamné à deux ans de prison ferme et 300 000 francs CFA d’amende, mais amnistié et libéré le 31 juillet. Alassane Ouattara est alors Premier ministre.

 

22 octobre 1995 : Henri Konan Bédié gagne une présidentielle verrouillée, boycottée par Laurent Gbagbo.

 

22 octobre 2000 : Laurent Gbagbo est élu président avec 59% des voix, malgré la tentative du général putschiste Robert Gueï, son adversaire malheureux, de se proclamer vainqueur. Alassane Ouattara avait été à nouveau disqualifié pour « défaut d’ivoirité ». [en vertu d’une modification de la Constitution ivoirienne exigeant que les candidats à la présidence de la République soient nés de père et de mère ivoiriens d’origine et ne se soient jamais prévalus d’une autre nationalité] Le FPI remporte les législatives en décembre, boycottées par le RDR, malgré l’impossibilité de les organiser dans plusieurs régions du Nord.

 

19 septembre 2002 : Après des mois de tension et de violences politiques, une vaste mutinerie se transforme en rébellion. Robert Gueï est assassiné. Le 17 octobre Laurent Gbagbo accepte de signer un cessez-le-feu. Le pays est désormais coupé en deux entre une zone tenue par les rebelles au Nord et une zone sous contrôle gouvernemental au Sud.

 

24 janvier 2003 : L’accord de Marcoussis, validé par la France, prévoit le maintien au pouvoir de Laurent Gbagbo et un gouvernement d’ouverture. Le porte-parole de la rébellion, Guillaume Soro annonce que les postes-clés de la Défense et de l’Intérieur reviennent à son mouvement. Les manifestations anti-françaises débutent. Le 21 octobre, le correspondant de RFI Jean Hélène est assassiné.

 

25 mars 2004 : Une manifestation interdite de l’opposition est réprimée. Elle fait 120 morts selon l’ONU.

 

27 septembre 2005 :Laurent Gbagbo déclare que l’élection présidentielle ne pourra se tenir le 30 octobre, faute d’un désarmement de la rébellion, et qu’il se maintiendra à son poste après cette date. Malgré les accords de Pretoria I et II, les Forces Nouvelles refusent de cautionner un scrutin, selon elles, « ni libre, ni transparent »

 

4 mars 2007 : Après un mois de négociations, Laurent Gbagbo et Guillaume Soro signent un accord de paix à Ouagadougou. Guillaume Soro devient Premier ministre.

 

31 octobre 2010 : Laurent Gbagbo arrive en tête au premier tour de la présidentielle avec 38% des voix. Alassane Ouattara est deuxième avec 32%. Il active son alliance avec Henri Konan Bédié, arrivé troisième avec 25%.

 

2 décembre 2010 : La Commission électorale indépendante (CEI) annonce, dans des conditions contestées par les partisans de Laurent Gbagbo, Alassane Ouattara vainqueur avec 54% du second tour organisé le 28 novembre. Le lendemain, le Conseil constitutionnel, dirigé par des proches du président sortant, annule les résultats dans plusieurs régions du Nord et donne la victoire.

Pastoré

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Pour combattre efficacement le terrorisme à nos frontières, Paul Auguste Koffi propose

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Paul Auguste Koffi, Politologue

Depuis plus d´un an la système de défense de l´État de Côte d´Ivoire est harcelé par des assaillants aux methodes terroristes. Ces action de destabilisation et de terreur sont pour l´instant localisées dans le nord du pays à la frontière Ivoiro-burkinabé. De Kafolo à Tehini les forces de défenses ivoiriennes ont perdu 17 soldats au moins dans des attaques de terroristes venant du burkina faso pour l´essentiel. Paul Auguste Koffi (politologue) propose sa solution qui s´articule autour d´une série de mesures urgentes que l´État de Côte d´Ivoire doit prendre.

Selon le politologue Paul A. Koffi,  “Il nous faut avant tout, réformer notre armée sur les nouvelles dispositions voire techniques de lutte contre le terrorisme”. Il justifie cette assertion en s´appuyant sur cinq (5) élements fondamentaux:

1- Nos armées sont formées sur les techniques de guerre symétrique alors que le terrorisme lui est asymétrique. Cette façon symétrique faire la guerre est révolue

2- Nos armées sont faites pour le combat urbain et forestier alors que les groupes terroristes opèrent aujourd’hui dans des zones presque désertique voire complètement désertiques

3- Nos armées sont politisées. C’est à dire que le choix d’équiper efficacement nos troupes dépendra de l’unité et de sa position par rapport à ses exercices vis à vis du pouvoir central. Autrement dit, une unité qu’on considère efficace ou fidèle sera proche des pouvoirs pour assurer la sécurité des élites tandis que, les autres seront affectées loin et sans réel équipement ou avec un équipement vétuste

4- La mutualisation des forces armées ouest africaines reste un idéal pas encore atteint. Cela en terme de coopération et de communication sur les informations

5- Le terrorisme prospère dans des zones où l’Etat est absent. Même si le cas de la Côte d’Ivoire est différent de ceux du Niger, du Burkina Faso ou encore du Mali, des similitudes existent. Les populations se fidélisent à des groupes parce que ceux ci se substituent au gouvernement dans les apport au développement dans ces zones. Ils financent des mariages, résolvent des problèmes sociaux, donnent de l’emploi et des crédits financiers etc.

Suite donc à ce constat qui concerne les similitudes entre l´enracinement du terrorisme dans le sahel et en Côte d´Ivoire, M. Paul A. Koffi conseille le gouvernement ivoirien: “Il faut donc organiser des dialogues civilo-militaires dans ces zones, impliquer les leaders communautaires dans le processus pour aboutir à une politique botton-up ( du bas vers le haut) sans quoi vous tuerez les terroristes et non le terrorisme dans ces zones”.

Leadernewsci

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Côte d´Ivoire: Le poste frontalier de Tougbo (Nord Est)attaqué hier nuit

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Quelques mois après la première attaque du poste militaire de Tehini du 29 mars 2921, le département à nouveau été attaqué par des assaillants lourdement armés dans la nuit du 07 juin dernier.

Le village de Tougbo a été attaquée par des individus armés dans la nuit du lundi 07 juin 2021, aux environs de 21 heures. Cette localité est située dans la région du Bounkani, département de Tehini et frontalière du Burkina Faso.

Des sources concordantes indiquent que “des tirs d’une rare violence ont été échangés entre assaillants et l’armée durant plusieurs heures”.

Selon l´Etat-Major des armées ivoirienne le bilan provisoire fait état d´un militaire tué. Aucune indication n´a été donnée quant aux pertes du coté ennemi. Toujours selon les sources sécuritaires du pays, une opération de ratissage serait en cours. Un hélicoptère d’attaque soviétique MI-24 aurait été déployé en appui à cette opération.

La localité de Tougbo a accueilli de nombreux déplacés du Burkina Faso dernièrement, suite aux événements d’Alidougou.

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