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Restitution des biens culturels Africains: La france et le Benin s’accordent

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Par Leadernewsci, le 16 Décembre 2019

Bénin et la France sont sur le point de se donner la main en ce qui concerne la restitution des biens culturels. Ces derniers qui avaient été désertés du territoire national pour la France en période coloniale semble bien sur le point d’être restitués au Bénin.

Dimanche 15 décembre 2019, le ministre français de la Culture, Franck Riester était en visite au Bénin. Reçu par le chef d’État Patrice Talon, il a été question principalement de la restitution des biens culturels pillés en 1892 dans les palais royaux d’Abomey.

Selon les informations de rfi.fr, les deux pays veulent faire un grand pas dans ce dossier dans l’attente d’une loi qui va autoriser la restitution des biens culturels pillés en 1892. Sur le territoire national, on pourrait bien assister dans un futur très proche, à une exposition ou un prêt de quelques œuvres emblématiques de la collection du Général Dodds, ce général français qui a mené la bataille de la conquête du Dahomey en mettant fin au règne du roi Gbéhanzin d’Abomey dans les années 1890. Les discussions continuent dans ce sens entre Franck Riester, et le gouvernement béninois.

Suite au courrier du 1er juillet 2019 dans lequel le ministre de la Culture a eu à faire de manière formelle la demande après une mission effectuée au Bénin trois mois plus tôt par des fonctionnaires du musée du Quai-Branly – Jacques-Chirac et de deux ministères français, Affaires européennes et Justice, le pays d’Emmanuel Macron est désormais partant pour un prêt de longue durée des 26 œuvres que le président français a promis restituer rapidement au Bénin.

D’après la même source, le président Emmanuel Macron compte bien honorer son engagement pris à Ouagadougou le 28 novembre 2017, sauf qu’il va falloir attendre que la France modifie son Code du patrimoine qui lui permettra de sortir les œuvres concernées du domaine public. La fin de cette visite prévue pour ce lundi 16 décembre 2019, sera probablement sanctionnée par la signature d’un programme de travail qui a été élaboré dans ce sens par les deux parties si un consensus est trouvé sur les modalités et le calendrier.

Pour rappel, c’est le Bénin qui a été le premier pays à exprimer une demande de restitution avant les conclusions du rapport Sarr-Savoy

Source : B-times

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Internationale

Ouattara organise le rapatriement des ivoiriens sans papiers d’Italie

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Un protocole d’accord, centré sur la coopération pour la gestion commune des migrations, a été signé à Rome par la ministre italienne de l’Intérieur Luciana Lamorgese et le ministre de l’intérieur et de la sécurité de la Côte d’Ivoire, le général Vagondo Diomandé. 

Lors de la cérémonie, au Viminale, il a été dit que l’accord est sans précédent en Europe. « Cela nous permettra de gérer ensemble le processus d’immigration que nous avons en Italie, » a déclaré M. Lamorgese, « en tenant compte du fait que les gens compte tenu du fait que les personnes originaires de Côte d’Ivoire représentent un pourcentage important, soit environ 10 % des arrivées ».

Diomandé a parlé d’un “moment solennel”. « C’est la première fois, a souligné le ministre ivoirien, qu’un accord aussi important est signé par un pays européen avec un pays africain. » L’accord prévoit à la fois une gestion partagée des rapatriements de migrants en situation irrégulière et des projets de coopération que l’Italie s’est engagée à soutenir en Côte d’Ivoire.

« Nous travaillerons à l’intégration des citoyens de ce pays africain présents sur notre territoire national », a déclaré M. Lamorgese. « L’activité de formation professionnelle qui créera des emplois et occupera les jeunes en promouvant leur inclusion sociale en Côte d’Ivoire est également importante. »

Lors de la cérémonie au Viminale Lors de la cérémonie au Viminale, devant les journalistes, il a été rappelé que le pays africain figurait parmi les bénéficiaires des appels préparés par le Viminale pour des projets de coopération. Selon M. Lamorgese, « l’accord aidera à gérer les retours plus rapidement et plus efficacement, avec un échange continu d’informations qui a souvent été manqué au fil des ans avec d’autres pays d’où proviennent les flux » L’entente comprend des projets conjoints impliquant la police.

« Votre expérience, a dit M. Diomandé, peut nous aider à nous améliorer dans la lutte contre le terrorisme et le crime organisé, sans oublier d’autres aspects liés à la protection civile. »

Le ministre ivoirien a ensuite souligné que la migration devait également être faite pour enrichir les contributions. « Le phénomène doit être réglementé, son attrait, mais aussi mettre en évidence ses aspects positifs. »

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la déclaration finale cosignée par tous les chefs d’État présents au G5 sahel

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S.E.M Alassane Ouattara, président de la république de Côte d'Ivoire- Emmanuel macron-image d'illustration

 

 Les Chefs d’Etat membres du G5 Sahel et le Président de la République française se sont réunis ce jour 13 janvier 2020 à Pau en France en vue d’examiner la situation dans l’espace G5 Sahel.

Les Chefs d’Etat ont réaffirmé leur détermination commune à lutter ensemble contre les groupes terroristes qui opèrent dans la bande sahélo-saharienne et dans la région du Lac Tchad. Ils ont rendu hommage aux victimes civiles des exactions commises par ces groupes terroristes ainsi qu’aux soldats africains, français et internationaux tombés dans l’accomplissement de leur mission.

Les Chefs d’Etat du G5 Sahel ont exprimé le souhait de la poursuite de l’engagement militaire de la France au Sahel et ont plaidé pour un renforcement de la présence internationale à leurs côtés. Ils ont exprimé leur reconnaissance à l’égard de l’appui crucial apporté par les Etats-Unis et ont exprimé le souhait de sa continuité.

Ils ont réaffirmé que cette action commune vise à protéger les populations civiles, à défendre la souveraineté des Etats du G5 Sahel (conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité des Nations unies et aux accords bilatéraux en vigueur), à prévenir une extension de la menace terroriste dans les pays frontaliers et à ramener la stabilité, condition indispensable du développement.

Les Chefs d’Etat sont convenus d’accroître et de coordonner leurs efforts en vue d’une solution rapide à la crise libyenne, qui continue à alimenter l’instabilité au Sahel. A cet effet, ils ont rappelé la responsabilité de la communauté internationale, l’impérieuse nécessité d’une prise en charge prioritaire de ce dossier par toutes les parties et ont exprimé leur soutien aux objectifs de la conférence internationale de Berlin pour restaurer la stabilité et la sécurité en Libye.

Les chefs d’Etat ont salué les actions déjà menées et ont souligné le besoin d’une plus grande coordination dans la mise en œuvre des initiatives en cours au Sahel et d’un engagement international renforcé.

A cette fin, les chefs d’Etats sont convenus de mener une discussion avec les partenaires déjà engagés afin de mettre en place un nouveau cadre politique, stratégique et opérationnel qui marquera une nouvelle étape dans la lutte contre les groupes terroristes au Sahel et dans la prise de responsabilité collective.

A la lumière de ces discussions, ce nouveau cadre prendra la forme et le nom d’une « Coalition pour le Sahel », rassemblant les pays du G5 Sahel, la France – à travers l’opération Barkhane et ses autres formes d’engagements, les partenaires déjà engagés, ainsi que tous les pays et organisations qui voudront y contribuer. Ce cadre sera organisé autour de quatre piliers rassemblant les efforts engagés dans les domaines suivants :

1. En matière de combat contre le terrorisme : les chefs d’Etat ont marqué leur ferme volonté de combattre ensemble tous les groupes armés terroristes actifs dans la zone, en concentrant immédiatement leurs efforts militaires dans la région des trois frontières sous le commandement conjoint de la Force Barkhane et de la Force conjointe du G5 Sahel, en ciblant en priorité l’EIGS.

Parallèlement à cet effort, le commandement conjoint de cette coalition accueillera progressivement l’ensemble des pays volontaires et partenaires, dont les contributions militaires rejoindront l’opération Barkhane, comme le futur groupement de forces spéciales européennes, baptisé « Task Force Takuba », qui s’inscrira dans le cadre de ce premier pilier. Le concept d’opération de la Force conjointe sera révisé afin qu’elle puisse agir avec une marge de manœuvre renforcée au-delà de la zone des 50 km de part et d’autre des frontières.

Cette coalition militaire pourra développer les capacités opérationnelles des forces sahéliennes sur l’ensemble de l’espace G5 Sahel afin de réduire la menace des groupes terroristes et d’assurer un meilleur contrôle des frontières.

2. En matière de renforcement des capacités militaires des Etats de la région : les Chefs d’Etat ont salué le lancement, par la France et l’Allemagne, de l’initiative du partenariat pour la stabilité et la sécurité au Sahel (P3S) et ont souhaité une accélération et une amplification des efforts de formation, d’aguerrissement, de soutien logistique, d’entrainement et d’équipements des armées des pays du G5 Sahel. Ce pilier s’appuiera notamment sur les efforts déjà engagés par les Nations Unies et par les missions de formation de l’Union Européenne. Il pourra inclure un accompagnement au déploiement des armées des pays du G5 Sahel avec le soutien de l’Union Africaine et de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

 

3. En matière d’appui au retour de l’Etat et des administrations sur le territoire : Les Chefs d’Etat du G5 Sahel se sont engagés à prendre toutes les mesures visant à accélérer un retour de l’administration et des services publics sur l’ensemble des territoires concernés par la question, en particulier les chaînes pénale et judicaire, essentielles pour le retour de l’Etat de droit. Cet effort s’appliquera prioritairement à Kidal.

Dans un esprit de responsabilité partagée, ces engagements seront appuyés dans le cadre du P3S qui ciblera tout particulièrement son intervention sur la formation et le déploiement jusqu’au niveau local de personnels en matière d’administration civile, de sécurité intérieure (police, gendarmerie, douanes) et de justice.

4. En matière d’aide au développement : les Chefs d’Etat ont salué les premiers résultats de l’Alliance pour le Sahel, lancée sous l’impulsion de l’Allemagne et de la France en juillet 2017, et ont appelé les pays et organisations, membres de l’Alliance à poursuivre dans la voie d’une démarche encore davantage coordonnée avec l’action sécuritaire, à un recours plus systématique à une programmation conjointe et à des mécanismes de délégation réciproque tenant compte des priorités des pays membres du G5 Sahel.

Dans le même esprit, les Chefs d’Etat en appellent aux partenaires internationaux à concrétiser les engagements pris en décembre 2018 à la Conférence des donateurs de Nouakchott pour la mise en œuvre du Programme d’Investissement Prioritaire (PIP) du G5 Sahel.

Par ailleurs, les Chefs d’Etats appellent les partenaires des États du G5 Sahel à accroitre leur assistance et leur soutien afin de permettre de faire face aux nouveaux défis humanitaires que sont les déplacés internes, les réfugiés, la fermeture des écoles et des centres de santé.

Un sommet associant les Etats du G5 Sahel et la France se tiendra en juin 2020 à Nouakchott dans le cadre de la présidence mauritanienne du G5 Sahel. D’ici cette échéance, le suivi de ces engagements sera effectué au niveau des Ministres des Affaires Etrangères et des Ministres des Armées et de la Défense

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Internationale

Afrique: Quand la mauvaise utilisation des antibiotiques est une cause de mortalité grandissante

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– Les résultats d’une étude menée au Niger entre 2007 et 2016 a révélé que les africains sont de plus en plus résistants aux antibiotiques.

Selon les chercheurs, le continent africain fait face à une croissance importante de résistance aux antibiotiques.

« De plus en plus de patients meurent à cause d’antibiotiques inefficaces. Toute la population, y compris les professionnels de la santé, doit prendre conscience de ce problème et rationaliser l’utilisation des antibiotiques pour prévenir la propagation de ces bactéries [résistantes aux antibiotiques] » déclare Céline Langendorf de Médecins Sans Frontières (MSF).

L’étude révèle que ce phénomène provient principalement d’une mauvaise utilisation des antibiotiques. En effet, les professionnels de santé auraient tendance à traiter les infections en se basant sur les symptômes apparents plutôt qu’en utilisant des outils de diagnostic de confirmation.

À cause de cela, les patients sont plus résistants aux antibiotiques et ont besoin d’antibiotiques de seconde intention. Malheureusement, ces derniers sont plus coûteux et donc moins accessibles à tous, ce qui entraînera une hausse de la mortalité sur le long terme.

Les chercheurs appellent donc à une réaction rapide des milieux politique et médical afin de réguler l’utilisation des antibiotiques grâce à des campagnes de communication et des programmes de formation aux professionnels de santé.

Source: SciDevNet https://www.scidev.net/afrique-sub-saharienne/maladie/actualites/resistance-antibiotique-niger.htm

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site « Afrique Post News ».

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