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Cameroun/Présidentielle: le ton monte entre Kamto et le pouvoir

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Maurice Kamto, candidat à l'élection présidentielle du 7 octobre prochain au Cameroun

À la veille de l’élection présidentielle camérounaise, Paul Eric Kingué, le directeur de campagne du candidat Maurice Kamto affirme, dans une conférence de presse tenue ce vendredi 5 cotobre 2018. au siège du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), qu’une « fraude massive est en train d’être organisée partout par Elecam ».

Selon lui, il y a des cas de falsifications de cartes d’électeurs et des enregistrements de votants toujours en cours, alors que le processus officiel est terminé. Il dénonce qu’à deux jours de l’élection, la liste des bureaux de vote ne soit pas encore disponible dans les démembrements communaux d’Elections Cameroon (Elecam), en violation de l’article 97 du Code électoral qui stipule que  » La liste des bureaux de vote est transmise aux démembrements communaux d’Elections Cameroon pour affichage au moins huit (08) jours avant la date du scrutin. »

« Nous ne préparons pas la guerre, mais partout où il y aura de la fraude », il y aura des « réactions fermes », a-t-il prévenu, en invitant les populations à se mobiliser pour protéger leur vote le jour du scrutin.

À la suite du directeur de campagne de Maurice Kamto, Paul Atanga Nji, le ministre de l’administration territoriale du cameroun, à rappelé que le « gouvernement ne tolèrera aucun troubles » et que « les coupables de troubles subiront la rigueur de la loi ».

Huits opposants affrontent Paul Biya, le président sortant, à cette élection qui se jouera à la majorité relative à un tour.

 

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Afrique – Décolonisation: la Côte d’Ivoire, dernière de la classe?

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Aliou Sawadogo, le jeune de 13 ans qui a abattu un drone avec son lance-pierre, le samedi 20 novembre 2021, lors du blocus contre un convoi militaire à Kaya, Burkina Faso. Photo d'illustration

Du jeudi 18 au 21 novembre 2021 , un convoi militaire français a fait face à un blocus à Kaya, dans la région centre-nord du Burkina Faso.

Ce convoi, en provenance d’Abidjan, en Côte d’Ivoire, doit regagner le Niger. Mais dès son entrée sur le territoire burkinabé, il n’a eu de cesse d’être confronté à l’hostilité affichée des populations. Cela, dans plusieurs villes du pays des hommes intègres. D’abord stoppé net à Kaya pendant 3 jours, le convoi a dû rebrousser chemin pour se retrouver à nouveau bloqué, par d’autres manifestants, à quelques kilomètres de Ouagadougou.

Il faut rappeler qu’en Côte d’ivoire, d’où il vient, ce convoi, fort d’une soixantaine de véhicules et d’une centaine hommes, n’a eu à faire face à aucune hostilité. Il a traversé ce pays, du sud au nord, sans encombre, avant de se retrouver dans l’impasse au Burkina Faso. Cela pose la problématique de la position des populations ivoiriennes dans ce combat, maintenant panafricain, contre l’occupation française continue, en Afrique francophone, plus de 60 ans après les prétendues indépendances.  Les populations ivoiriennes, au début des années 2000, ont pourtant été les premières, dans la sous-région, à scander et exiger le départ de l’armée d’occupation française.

Mais qu’en est-il de cet engagement aujourd’hui? Comment la Côte d’Ivoire en est elle arrivée à céder sa position de précurseur sous-régional de ce combat, au Mali et au Burkina Faso, pour devenir le quartier général incontesté de l’armée d’occupation française? Le pouvoir extrêmement répressif d’Alassane Ouattara, laudateur incontesté de la Françafrique, pourrait expliquer cela. Mais aussi, la transition politique qui couve actuellement en Côte d’Ivoire, avec une population dont les priorités peuvent être sujettes à interrogations, voire à inquiétudes.

En effet, les ivoiriens semblent s’être laissés embringués dans les guéguerres émotionnelles, les atermoiements et incohérences d’une classe politique vieillotte. Une classe politique dont l’engagement ne se résume qu’à une ambition revancharde, motivée par une vision nombriliste, émotionnelle et intéressée du combat politique. En Côte d’Ivoire, les lignes idéologiques de souveraineté, de liberté et de démocratie semblent plutôt avoir fait la part belle, aux humeurs des hommes politiques que sont Henri Konan Bédié, Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara.

Ainsi donc, de précurseur générationnel sous-régional de la lutte contre le néocolonialisme français, les ivoiriens vont-ils continuer à se contenter dans leur rôle actuel de dernier de la classe? Ou vont-ils se laisser  de nouveau inspirer par les jeunes maliens et Burkinabés, engagés plus que jamais ouvertement contre le colon français, pour revenir prendre toute leur place dans ce combat à portée panafricaine aujourd’hui ?

 

Hervé Christ

 

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RD-Congo : Mobutu est mort, vive Mobutu!

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Joseph Désiré Mobutu, dit Sese Seko, président de la République du Zaïre (RD Congo, aujourd'hui), de 1965 à 1997.

Une enquête dénommée Congo Hold-Up, révèle comment la banque privée BGFIBank a été utilisée pour détourner des fonds publics et des ressources naturelles de la République démocratique du Congo.

Ces malversations ont principalement contribué l’enrichissement de l’entourage de l’ancien président Joseph Kabila. Elles portent au moins sur 138 millions de dollars, en six ans et impliquent des intermédiaires suisses.

Cette fuite spectaculaire de documents révèle surtout que la kleptocratie en RD Congo reste une réalité à laquelle les congolais doivent toujours faire face. Cela, 24 ans après le départ de Mobutu Sese Seko.

En RD-Congo, 70% des congolais survivent avec moins de deux dollars (1.76 euros) par jour. Pendant ce temps, Joseph Kabila, principal héritier de l’ère Mobutu, et sa famille ont accumulé, entre 2001 et 2019, une fortune colossale. Cela, à la faveur d’un pouvoir sans partage.

 

Herve Christ

 

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Sénégal : Ousmane Sonko et ses amis libérés

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Ousmane Sonko, Opposant Senegalais

Dakar, Mercredi 10 Novembre 2021 – Barthélémy Dias, Ousmane Sonko et Malick Gakou, trois alliés au sein de la même coalition dans la perspective des élections locales du 23 janvier 2022, ont été arrêtés et conduits au camp Abdou-Diassé.

Les trois opposants ont été interpellés avant d’être remis en liberté, ce mercredi 10 novembre. Le matin même, Barthélémy Dias, par ailleurs candidat à la mairie de Dakar, était convoqué au tribunal selon Jeune Afrique.

Ousmane Sonko, Barthélémy Dias et Malick Gakou, sont tous trois membres d’une même coalition dans la perspective des élections locales du 23 janvier 2022. Selon des proche,  « ils ont été arrêtés après avoir renoncé à se rendre au tribunal de Dakar »,  et conduits au camp Abdou-Diassé

Leur incarcération n’aura cependant duré que quelques heures. À 18h, ils ont été remis en liberté, sans qu’aucune charge ne soit retenue à leur encontre.

Alors que, depuis plusieurs jours, Barthélémy Dias et ses alliés appelaient à la mobilisation, le candidat à la mairie de Dakar ne s’est pas présenté à l’audience à laquelle il était convoqué et qui s’est tenue vers 9h30 du matin. Au bout d’une dizaine de minutes, l’affaire a été renvoyée au 1er décembre par le juge.

Leadernewsci

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