Restons en contact
Campagne #MamKoul2020

Internationale

Coronavirus: adieu, la mondialisation ?

Publié

activé

Coronavirus: adieu la mondialisation?- image d'illustration

Par Leadernewsci,  le Lundi 23 Mars 2020

Il y a quarante ans, un virus idéologique se répandait sur le monde. Un Alain Minc, héraut autoproclamé, l’appelait « la mondialisation heureuse ». Refusant toute contestation, le bienheureux Minc s’inquiétait de voir la France être le mauvais élève de la modernité. Il entraînait d’autant plus facilement l’adhésion que les gouvernements de l’époque, droite et gauche confondus, sollicitaient ses conseils éclairés, qu’il présidait le conseil de surveillance du Monde, était responsable du rapport sur « la France de l’an 2000 » commandé par le premier ministre Édouard Balladur et faisait partie de nombreux cercles d’influence comme la Fondation Saint-Simon.

On ne comptait plus ses disciples, certains pontifiants, d’autres un peu plus ras de terre. La mondialisation devenait une sorte de conte de fées. On sourira en rappelant cette pauvre Laure Adler laissant échapper son émotion enthousiaste devant le « symbole » de tous ces humains, de toutes races, de tous sexes et de toutes conditions, regardant tous dans la même direction : l’éclipse de soleil. Une allégorie de la mondialisation fraternelle en quelque sorte !

 

Cette volonté béate de magnifier une mondialisation toujours évoquée, mais jamais analysée, que ne nous a-t-elle pas coûté ? Certes, certains cherchaient à prendre des distances en demandant une autre mondialisation – alter ? –, mais ne regardaient-ils pas, comme les autres, vers l’éclipse ? Même Jacques Attali, grand chantre d’un gouvernement planétaire, se croit obligé, depuis quelque temps, de se démarquer du bonheur mondialisé en critiquant une mondialisation financière qu’il a beaucoup aidé à favoriser dans les années 1980.

L’idéologie développée par les mondialistes, largement relayée par les médias, a conduit à considérer tout État comme oppressif et toute idée de frontière comme porteuse de xénophobie et de racisme. Ah, ce fameux gouvernement mondial, source de paix et de bonheur entre les humains !

pourtant ! Toute conception de gouvernement mondial se présente comme une transcendance ou, comme le dit Alain Supiot, professeur au Collège de France, comme « un fait de nature ». Il se réfère obligatoirement à des normes communes définies hors de tout contrôle des citoyens. D’ailleurs, il n’y a alors plus de citoyens, il n’y a plus que des individus atomisés, sans pouvoir politique. Un gouvernement mondial ne peut être qu’une expertocratie.

Il est d’ailleurs frappant que les thuriféraires de la mondialisation, ou de son secteur particulier qui s’appelle l’Union européenne, demandent à la fois des règles non contestables, en particulier économiques et financières, et le respect des identités. Mais, par identités, ils signifient des particularités qui caractérisent le genre, l’origine ethnique, les pratiques sexuelles, mais pas la citoyenneté, élément politique de base. La mondialisation détruit l’individu en tant qu’être politique. En ce sens, elle s’oppose à l’humanisme.

Elle peut donc être contestée par l’humain reprenant toute sa place dans l’Histoire, c’est-à-dire par le citoyen reconstitué. La question était largement posée après la Deuxième Guerre mondiale. D’un côté, l’ONU, forum de nations, ou la Déclaration universelle des droits de l’homme, qui rappelait que « la volonté du peuple est le fondement de l’autorité des pouvoirs publics ». De l’autre, une volonté de domination monétaire et financière symbolisée par le FMI ou la Banque mondiale.

Les événements récents ne révèlent-ils pas quel a été le choix, ne font-ils pas apparaître la signification philosophique de la mondialisation ?

La pandémie de coronavirus constitue un double révélateur. Elle a d’abord mis en lumière la ruine des services publics de recherche qui auraient permis d’anticiper une telle catastrophe. Des programmes de lutte contre ce type de virus existaient il y a vingt ans. Ils ont été jugés inutiles parce que ne répondant qu’à des défis qui, n’étant pas immédiats, n’étaient pas prioritaires.

Elle a montré la naïveté et l’imprévoyance du  mondialisme, qui trouvait normal de déléguer la fabrication de médicaments européens importants en… Chine ou en Inde, créant des pénuries visibles depuis plusieurs années.

Le système mondialisé ne s’intéresse pas au long terme. Un pouvoir éloigné des humains ne raisonne pas à l’échelle de l’humain. Par ailleurs et paradoxalement, la mondialisation financière, censée réguler l’économie, a montré la fragilité des marchés financiers. Ce colosse s’écroule à la moindre secousse. La chose avait pourtant été démontrée, dans l’indifférence générale, en 2008 par la résistance islandaise à la crise financière.

Comment ne pas évoquer aujourd’hui le président islandais invitant ses amis européens, à l’issue de ce séisme national, à inverser l’importance des facteurs. Il proclamait alors que les droits de l’humanité étaient supérieurs, dans tous les cas, aux intérêts des marchés financiers. La chose n’est-elle pas aujourd’hui d’actualité ?

Depuis plus de quarante ans, nos gouvernements ne savent plus penser l’intérêt général, qui ne les intéresse plus puisque les marchés sont supposés s’occuper de tout. Ils se soumettent à des logiques d’immédiateté, représentatives d’intérêts volatiles et inhumains qui s’opposent à des perspectives raisonnées.

Ils ont abandonné le sens de l’humanité qui se construisait depuis la philosophie des Lumières. Ce n’est pas une crise conjoncturelle que nous vivons, c’est une crise historique qui doit remettre en cause le système économique et politique. L’heure est au retour des valeurs humanistes et du citoyen qui en est l’incarnation.

Kobenan Adjei pour Leadernewsci

Comments

comments

Continuer la lecture
Cliquer pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Résoudre : *
22 − 21 =


Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Internationale

Coronavirus: La Chine a-t-elle a menti sur le nombre de morts?

Publié

activé

Par Leadernewsci,  le 02 Avril 2020

Un rapport du renseignement américain révèle que Pékin aurait déclaré des chiffres largement sous-évalués du nombre de victimes de la pandémie.

Selon Washington, la Chine aurait dissimulé la gravité de l’épidémie pendant des mois.
3319
Les États-Unis sont parvenus à la conclusion que la Chine a menti sur son bilan du nouveau coronavirus. Celui-ci serait largement sous-évalué, selon un rapport du renseignement américain relayé mercredi par plusieurs parlementaires.

L’agence Bloomberg a évoqué mercredi ce rapport confidentiel remis la semaine dernière à la Maison-Blanche. Le renseignement y estime que le nombre de morts et de cas de contamination affichés par Pékin sont faux, intentionnellement en-deçà de la réalité, affirme l’agence d’information.

«Le Parti communiste chinois a menti, ment et continuera à mentir au sujet du coronavirus pour protéger le régime», a réagi le sénateur républicain Ben Sasse. «Le renseignement américain a désormais confirmé ce que nous savions déjà: la Chine a dissimulé la gravité de ce virus pendant des mois, a abondé son collègue de la Chambre des représentants William Timmons. Le monde paie à présent pour leurs erreurs.»

L’administration de Donald Trump, à commencer par le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo, a très sévèrement critiqué la Chine ces dernières semaines, estimant qu’elle avait manqué de transparence sur la portée de l’épidémie à l’égard du reste du monde. Mais elle n’avait jusqu’ici pas accusé aussi clairement Pékin d’avoir menti sur son bilan.

Urnes funéraires comme indicateur

Mardi, la coordinatrice de la cellule de crise mise en place par la Maison-Blanche pour lutter contre la pandémie a toutefois semblé confirmer que le bilan chinois était sous-évalué.

«Je pense que la communauté médicale a interprété les chiffres chinois en pensant que c’était grave, mais moins que redouté, probablement, à la lumière de ce que nous voyons maintenant en Italie et en Espagne, car nous ne disposions pas d’un nombre important de données», a dit le Dr Deborah Birx.

La Chine, où le premier malade a été détecté officiellement en décembre, a enregistré 3312 morts et 81’554 cas, d’après les chiffres rendus publics. Soit moins que les États-Unis, où le Covid-19 a fait à ce jour plus de 4600 morts et contaminé plus de 209’000 personnes, selon le comptage de l’Université Johns Hopkins, qui fait référence.

Mais de nombreux experts estiment que les données chinoises sont largement sous-évaluées. Ils se basent notamment sur le grand nombre de familles qui se présentent ces derniers jours pour récupérer des urnes funéraires avec les cendres de leurs proches à la faveur de la levée du confinement à Wuhan, berceau de la pandémie.

source: AFP

Comments

comments

Continuer la lecture

Internationale

Coronavirus : la CEDEAO se prononce sur le traitement avec la chloroquine

Publié

activé

La CEDEAO dans sa décision, approuve la chloroquine pour traiter le coronavirus. D’après L’Observateur, l’organisation sous-régionale a dressé, le vendredi dernier, avec toutes les précautions à observer une posologie pour l’usage de la chloroquine associée à d’autres molécules.

Concernant les patients souffrant d’une forme légère du nouveau coronavirus, la CEDEAO interdit un traitement antiviral pour les symptômes. Elle recommande à ce qu’ils soient traités au paracétamol en première intention. S’agissant du traitement des patients, souffrant d’une forme sévère du coronavirus, la CEDEAO donne son autorisation pour un traitement antiviral supplémentaire avec l’hydroxychloroquine de 5 à 7 jours en cas de suivi à domicile. A ce niveau, la CEDEAO recommande des soins d’appoint optimaux à l’hôpital, rapporte l’observateur.

Comments

comments

Continuer la lecture

Internationale

Russie: Poutine prend des mesures pour soutenir les familles

Publié

activé

Poutine propose des congés hypothécaires et des prêts, de nouveaux paiements pour les familles avec enfants pour lutter contre les répliques de Covid-19

Le président russe Vladimir Poutine a proposé un ensemble d’avantages sociaux et économiques, visant à soulager les citoyens alors que l’épidémie de coronavirus continue de marteler l’économie.
“Je suggère des vacances de prêt et d’hypothèque”, a déclaré mercredi Poutine à la nation lors d’un discours télévisé. Ces étapes comprennent également de nouveaux paiements pour les familles avec enfants.

Comments

comments

Continuer la lecture

Abonnez-vous à notre newsletter

Publicité

Sponsorisée

Facebook

Publicité Enter ad code here
Publicité

Tendances