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Côte d´Ivoire: Le poste frontalier de Tougbo (Nord Est)attaqué hier nuit

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Quelques mois après la première attaque du poste militaire de Tehini du 29 mars 2921, le département à nouveau été attaqué par des assaillants lourdement armés dans la nuit du 07 juin dernier.

Le village de Tougbo a été attaquée par des individus armés dans la nuit du lundi 07 juin 2021, aux environs de 21 heures. Cette localité est située dans la région du Bounkani, département de Tehini et frontalière du Burkina Faso.

Des sources concordantes indiquent que “des tirs d’une rare violence ont été échangés entre assaillants et l’armée durant plusieurs heures”.

Selon l´Etat-Major des armées ivoirienne le bilan provisoire fait état d´un militaire tué. Aucune indication n´a été donnée quant aux pertes du coté ennemi. Toujours selon les sources sécuritaires du pays, une opération de ratissage serait en cours. Un hélicoptère d’attaque soviétique MI-24 aurait été déployé en appui à cette opération.

La localité de Tougbo a accueilli de nombreux déplacés du Burkina Faso dernièrement, suite aux événements d’Alidougou.

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Laurent Gbagbo : les dates clés d’un parcours politique et judiciaire mouvementé

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M. Koudou Laurent Gbagbo ex président de la République de Côte d'Ivoire- image d'illustration

Laurent Gbagbo rentre à Abidjan ce jeudi 17 juin, après dix années d’absence en Côte d’Ivoire. Définitivement acquitté par la Cour pénale internationale le 31 mars dernier, renouera-t-il le fil d’une vie de combats politiques ? Retour sur les grandes dates de son parcours.

9 février 1982 : Les manifestations étudiantes amènent le pouvoir de Félix Houphouët-Boigny à fermer les universités. Professeur d’histoire et syndicaliste, Laurent Gbagbo est le leader de la contestation. Il crée avec son épouse Simone un mouvement clandestin qui deviendra le Front populaire ivoirien.

 

13 septembre 1988 : Après trois ans d’exil en France, il rentre en Côte d’Ivoire. En novembre, le FPI est constitué, il en est le secrétaire général.

 

28 octobre 1990 : Pour la première fois, Félix Houphouët-Boigny a un adversaire à la présidentielle. Laurent Gbagbo obtient 18,3% des voix. Le mois suivant, il est élu député de Ouaragahio lors des premières législatives multipartites. Le FPI envoie neuf députés à l’assemblée (sur 175).

 

18 février 1992 : À la suite d’une manifestation, Laurent Gbagbo est arrêté. Il est condamné à deux ans de prison ferme et 300 000 francs CFA d’amende, mais amnistié et libéré le 31 juillet. Alassane Ouattara est alors Premier ministre.

 

22 octobre 1995 : Henri Konan Bédié gagne une présidentielle verrouillée, boycottée par Laurent Gbagbo.

 

22 octobre 2000 : Laurent Gbagbo est élu président avec 59% des voix, malgré la tentative du général putschiste Robert Gueï, son adversaire malheureux, de se proclamer vainqueur. Alassane Ouattara avait été à nouveau disqualifié pour « défaut d’ivoirité ». [en vertu d’une modification de la Constitution ivoirienne exigeant que les candidats à la présidence de la République soient nés de père et de mère ivoiriens d’origine et ne se soient jamais prévalus d’une autre nationalité] Le FPI remporte les législatives en décembre, boycottées par le RDR, malgré l’impossibilité de les organiser dans plusieurs régions du Nord.

 

19 septembre 2002 : Après des mois de tension et de violences politiques, une vaste mutinerie se transforme en rébellion. Robert Gueï est assassiné. Le 17 octobre Laurent Gbagbo accepte de signer un cessez-le-feu. Le pays est désormais coupé en deux entre une zone tenue par les rebelles au Nord et une zone sous contrôle gouvernemental au Sud.

 

24 janvier 2003 : L’accord de Marcoussis, validé par la France, prévoit le maintien au pouvoir de Laurent Gbagbo et un gouvernement d’ouverture. Le porte-parole de la rébellion, Guillaume Soro annonce que les postes-clés de la Défense et de l’Intérieur reviennent à son mouvement. Les manifestations anti-françaises débutent. Le 21 octobre, le correspondant de RFI Jean Hélène est assassiné.

 

25 mars 2004 : Une manifestation interdite de l’opposition est réprimée. Elle fait 120 morts selon l’ONU.

 

27 septembre 2005 :Laurent Gbagbo déclare que l’élection présidentielle ne pourra se tenir le 30 octobre, faute d’un désarmement de la rébellion, et qu’il se maintiendra à son poste après cette date. Malgré les accords de Pretoria I et II, les Forces Nouvelles refusent de cautionner un scrutin, selon elles, « ni libre, ni transparent »

 

4 mars 2007 : Après un mois de négociations, Laurent Gbagbo et Guillaume Soro signent un accord de paix à Ouagadougou. Guillaume Soro devient Premier ministre.

 

31 octobre 2010 : Laurent Gbagbo arrive en tête au premier tour de la présidentielle avec 38% des voix. Alassane Ouattara est deuxième avec 32%. Il active son alliance avec Henri Konan Bédié, arrivé troisième avec 25%.

 

2 décembre 2010 : La Commission électorale indépendante (CEI) annonce, dans des conditions contestées par les partisans de Laurent Gbagbo, Alassane Ouattara vainqueur avec 54% du second tour organisé le 28 novembre. Le lendemain, le Conseil constitutionnel, dirigé par des proches du président sortant, annule les résultats dans plusieurs régions du Nord et donne la victoire.

Pastoré

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Pour combattre efficacement le terrorisme à nos frontières, Paul Auguste Koffi propose

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Paul Auguste Koffi, Politologue

Depuis plus d´un an la système de défense de l´État de Côte d´Ivoire est harcelé par des assaillants aux methodes terroristes. Ces action de destabilisation et de terreur sont pour l´instant localisées dans le nord du pays à la frontière Ivoiro-burkinabé. De Kafolo à Tehini les forces de défenses ivoiriennes ont perdu 17 soldats au moins dans des attaques de terroristes venant du burkina faso pour l´essentiel. Paul Auguste Koffi (politologue) propose sa solution qui s´articule autour d´une série de mesures urgentes que l´État de Côte d´Ivoire doit prendre.

Selon le politologue Paul A. Koffi,  “Il nous faut avant tout, réformer notre armée sur les nouvelles dispositions voire techniques de lutte contre le terrorisme”. Il justifie cette assertion en s´appuyant sur cinq (5) élements fondamentaux:

1- Nos armées sont formées sur les techniques de guerre symétrique alors que le terrorisme lui est asymétrique. Cette façon symétrique faire la guerre est révolue

2- Nos armées sont faites pour le combat urbain et forestier alors que les groupes terroristes opèrent aujourd’hui dans des zones presque désertique voire complètement désertiques

3- Nos armées sont politisées. C’est à dire que le choix d’équiper efficacement nos troupes dépendra de l’unité et de sa position par rapport à ses exercices vis à vis du pouvoir central. Autrement dit, une unité qu’on considère efficace ou fidèle sera proche des pouvoirs pour assurer la sécurité des élites tandis que, les autres seront affectées loin et sans réel équipement ou avec un équipement vétuste

4- La mutualisation des forces armées ouest africaines reste un idéal pas encore atteint. Cela en terme de coopération et de communication sur les informations

5- Le terrorisme prospère dans des zones où l’Etat est absent. Même si le cas de la Côte d’Ivoire est différent de ceux du Niger, du Burkina Faso ou encore du Mali, des similitudes existent. Les populations se fidélisent à des groupes parce que ceux ci se substituent au gouvernement dans les apport au développement dans ces zones. Ils financent des mariages, résolvent des problèmes sociaux, donnent de l’emploi et des crédits financiers etc.

Suite donc à ce constat qui concerne les similitudes entre l´enracinement du terrorisme dans le sahel et en Côte d´Ivoire, M. Paul A. Koffi conseille le gouvernement ivoirien: “Il faut donc organiser des dialogues civilo-militaires dans ces zones, impliquer les leaders communautaires dans le processus pour aboutir à une politique botton-up ( du bas vers le haut) sans quoi vous tuerez les terroristes et non le terrorisme dans ces zones”.

Leadernewsci

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Retour de Gbagbo: discours de sourds au sommet

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Les Présidents Alassane Dramane Ouattara et Laurent Gbagbo. Photo d'illustration.

Depuis sa libération définitive par la Cour Pénale Internationale, la question du retour de Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire ne cesse d’être au centre de nombreuses polémiques.

Le 27 mai 2021, le journal Africa Intelligence publiait un article dans lequel il revélait ce qui serait les conditions fixées par Alassane Ouattara relativement à ce retour. En autres conditions, le média révélait que Alassane Ouattara s’oppose catégoriquement à un accueil populaire de l’ex-président ivoirien. Il serait plutôt d’accord pour un retour en catimini de ce dernier. “Seule une poignée de proches pourrait l’accueillir au pavillon présidentiel de l’aéroport international d’Abidjan” revèle Africa Intélligence.

Catimini ou liesse populaire? Faites vos jeux

Le même jour, Koné Katinan, président du comité d’organisation se fendait d’un communiqué dans lequel il rejetait en bloc ces affirmations, en ces termes: “…Ces informations font état de ce que « les partisans » du Président Gbagbo et « le premier cercle » du président Alassane Ouattara auraient « validé » un prétendu accord selon lequel le Président Laurent Gbagbo devrait rentrer en Cote d’Ivoire « en catimini » avant la fin du moi de juin 2021. Le Comité d’Organisation pour l’accueil du Président Laurent Gbagbo tient à rassurer l’opinion nationale et internationale qu’il n’en est absolument rien. Le Comité d’Organisation informe que les autorités gouvernementales et les personnalités en charge de cette question continuent de discuter des conditions du retour, sans qu’il ait été évoqué, à aucun moment, le format de l’accueil du président Gbagbo…”

Lire aussi Côte d’Ivoire: Ouattara fixe les conditions du retour de Gbagbo

Le lendemain de cette sortie de Koné Katinan, Adama Bictogo, vice-président de l’Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire, et proche parmi les proches d’Alassane Ouattara, rappelait publiquement “qu’en 2003, lorsque le Président Alassane devait revenir en Côte d’Ivoire, il n’y a pas eu d’accueil populaire”.

Fétichisme des dates et mise en garde

Comme pour attester que les querelles sur la forme du retour de Laurent Gbagbo ne cachaient en réalité que des discordances profondes entre les parties en face dans cette affaire, la question de la date de ce retour cristallise encore les désaccords. Le 31 mai 2021, Assoa Adou, secrétaire Général du FPI-GOR (Front Populaire Ivoirien tendance Gbagbo Ou rien) annonce que la date officielle du retour de Gbagbo est fixée au 17 juin 2021.

Lire aussi Côte d’Ivoire: Ouattara invite KKB à se ressaisir

Pour le gouvernement ivoirien cette annonce ne rentre pas dans le cadre de ce qui a été convenu. “…Ce que nous avions convenu, c’est que la date devait être choisie de façon consensuelle. Donc, pour nous, il n’y a pas de date. (…)Je ne sais pas comment il arriverait à cette date du 17 juin si aucune disposition n’est prise pour son accueil” affirme son porte-parole Amadou Coulibaly, interrogé par la radio Rfi sur cette question. Mais pendant ce temps, un autre membre du gouvernement, Kouakou Konan Bertin (KKB), ministre de la réconciliation nationale “prenait acte” de cette date de retour, après une rencontre avec une délégation du FPI. Initiative décriée au palais présidentiel, qui estime que ”KKB prend trop d’initiatives personnelles sans nous consulter”.

Tous s’accordent néanmoins que Laurent Gbagbo rentrera en Côte d’Ivoire. Quand et comment? Le temps nous le dira.

Hervé Christ

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