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Culture: Mahomet, Jesus-Christ, Einstein, Newton… qui est le plus influent?

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De tout époque, il y a eu des hommes remarquables ! Des hommes qui se sont distingués par leur action, leur talent, leur verbe… Certains parmi eux ont réussi à laisser des marques indélébiles dans le mouvement historique.ceux-là, ce sont des hommes vraiment influents.

Mais qui est l’homme le plus influent de tous les temps?

L’homme le plus influent de tous les temps n’est pas celui qui a découvert l’Amérique ( Christophe Colomb). Ce n’est pas non plus le concepteur de la relativité scientifique( Einstein). Si les deux personnes susmentionnées ne sont pas les personnes les plus influentes de tous les temps, alors qui sont-elles ? Même si, Isaac Newton a marqué l’humanité avec en fondant la mécanique classique, n’empêche qu’il ne pourra pas prétendre à la position de l’homme le plus influent de toutes les générations.

Dans ce monde, seulement deux hommes pourraient prétendre à cette place. Ces deux hommes, malgré le fait qu’ils n’ont pas vu le même soleil, ont vu leur destin se lier. Vous l’avez bien compris chers lecteurs, il s’agit de deux personnes dont leurs enseignements ont traversé le temps, la puissance de leur verbe a transcendé les siècles. Deux hommes qui ont réussi à convaincre 5 milliards de personnes en ce 21 e siècle où la science tant à bafouer toutes les croyances.C’est tout simplement surhumain ! Deux hommes exceptionnels que l’humanité ne pourra jamais oublier.

Mahomet ( paix et salut soient sur lui) et Jesus-Christ (Paix et salut soient sur lui) sont les hommes les plus influents que l’humanité ait connu. Ils étaient des hommes de paix, d’amour et de pardon. Ils ont réussi à rassembler, autour d’une même case, des milliards de personnes grâce à leurs distinctes révélations poursuivant le même but.

Adjei pastoré

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Citoyenneté

[Notre Série] Elles ont résisté – Épisode 1: Ndaté Yalla Mbodj, la reine qui refusa de céder le Waalo

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Héroïnes africaines de la résistance - [Épisode 1] : Ndaté Yalla Mbodj, la reine qui refusa de céder le Waalo

Sénégal, février 1855.

Depuis Saint-Louis, une colonne militaire française se met en marche vers le royaume du Waalo.

À sa tête : Louis Faidherbe, gouverneur du Sénégal.

Son objectif dépasse désormais le commerce. La France veut imposer son autorité sur ce territoire stratégique situé autour du bas fleuve Sénégal.

Mais sur sa route se trouve une souveraine qui, depuis plusieurs années, refuse de reconnaître aux Français le droit de décider à sa place.

Son nom est Ndaté Yalla Mbodj.

Elle sait que l’adversaire dispose d’une puissance militaire supérieure.

Elle sait aussi ce qu’une défaite peut signifier.

Pourtant, elle refuse de céder.

Car derrière cette confrontation se pose une question d’une étonnante modernité :

Qui a le droit de décider de ce qui se passe sur une terre : ceux qui y règnent ou une puissance étrangère qui estime y avoir des intérêts ?

Avant la colonie, il y avait un royaume

Pour comprendre Ndaté Yalla, il faut d’abord oublier un instant les cartes coloniales qui ont façonné notre représentation de l’Afrique.

Le Sénégal tel que nous le connaissons aujourd’hui n’existe pas encore.

Dans cette partie de l’Afrique de l’Ouest coexistent plusieurs États et royaumes, parmi lesquels le Cayor, le Djolof, le Fouta et le Waalo.

Le Waalo occupe une position particulièrement stratégique : il contrôle une partie de la région située autour du fleuve Sénégal, à proximité immédiate de Saint-Louis, où la France est implantée.

Cette proximité nourrit le commerce.

Mais progressivement, elle nourrit aussi les ambitions françaises.

Ndaté Yalla appartient à la dynastie dirigeante du Waalo. Après la mort de sa sœur aînée, Ndieumbeutt Mbodj, elle lui succède et est officiellement intronisée à Nder, capitale du royaume, en octobre 1846.

Elle porte le titre de Linguère.

Mais il ne faut pas imaginer une reine simplement cérémonielle.

Ndaté Yalla intervient dans les affaires politiques, territoriales et commerciales de son royaume.

Et les Français vont rapidement le découvrir.

1847 : l’affaire des bœufs

L’un des premiers affrontements documentés pourrait presque sembler banal.

Une affaire de bétail.

Des commerçants soninkés acheminent des bœufs vers Saint-Louis. Les autorités françaises contestent les prélèvements et droits imposés par le Waalo sur leur passage.

Pour les Français, il s’agit notamment de garantir la circulation commerciale vers Saint-Louis.

Pour Ndaté Yalla, le problème est tout autre.

Les marchandises traversent son royaume.

Elle considère donc que les règles applicables sur ce territoire relèvent de son autorité.

Le différend prend une telle importance que la reine répond directement au gouverneur français.

Dans une lettre du 18 juin 1847 conservée aux Archives nationales du Sénégal, elle rappelle en substance un principe simple : Saint-Louis relève du gouverneur français, les autres royaumes ont leurs souverains, et le Waalo possède lui aussi son autorité politique.

Ce n’est pas seulement une querelle commerciale.

C’est une affirmation de souveraineté.

« Cette terre m’appartient »

Les tensions ne disparaissent pas.

Au contraire.

Les Français cherchent à consolider leur présence autour du fleuve. Des terres deviennent à leur tour sources de conflit.

En 1851, Ndaté Yalla proteste notamment contre l’installation française sur des territoires qu’elle considère appartenir au Waalo.

Dans ses correspondances avec l’administration de Saint-Louis, elle revendique son autorité sur l’île de Boyo et conteste l’occupation de terres sans son consentement.

La logique de son argument est constante :

commercer avec le Waalo ne signifie pas gouverner le Waalo.

Pendant plusieurs années, elle utilise ainsi la diplomatie, les lettres, les pressions économiques et l’autorité politique pour tenter de contenir l’expansion française.

Mais en 1854, un homme arrive à la tête de l’administration française du Sénégal.

Louis Faidherbe.

Avec lui, la confrontation change de dimension.

1855 : la diplomatie cède la place aux armes

Faidherbe veut renforcer la domination française dans la région.

Le Waalo, situé aux portes de Saint-Louis et dirigé par une souveraine refusant les prétentions françaises, constitue un obstacle.

En février 1855, les forces françaises pénètrent dans le royaume.

La guerre est désormais ouverte.

Le 25 février, sur la plaine de Dioubouldou, les forces du Waalo et leurs alliés affrontent la colonne française.

L’écart technologique et militaire pèse lourd.

Les forces de Ndaté Yalla sont battues.

Les Français avancent ensuite jusqu’à Nder.

La capitale du Waalo est prise et incendiée, ainsi que plusieurs villages.

La conquête militaire vient de réaliser ce que plusieurs années de pressions politiques n’avaient pas obtenu.

Le Waalo perd son indépendance.

Une défaite militaire, pas une soumission

C’est ici que l’histoire de Ndaté Yalla prend toute sa force.

Elle n’a pas gagné la guerre.

Mais la résistance ne se mesure pas uniquement au résultat final d’une bataille.

Pendant près d’une décennie de règne, elle a contesté l’idée selon laquelle la présence commerciale française donnait à la France un droit politique sur son territoire.

Elle a négocié.

Elle a protesté.

Elle a revendiqué ses frontières.

Elle a défendu ses prérogatives.

Et lorsque la confrontation militaire est devenue inévitable, elle a résisté.

Après la défaite, Ndaté Yalla quitte le Waalo et trouve refuge au Cayor.

Elle meurt en 1860.

Mais l’histoire ne s’arrête pas complètement avec elle.

Son fils, Sidya Ndaté Yalla Diop, deviendra à son tour une figure de la résistance à la domination française.

Pourquoi raconter Ndaté Yalla aujourd’hui ?

Parce que son histoire bouscule une représentation encore tenace de la colonisation africaine.

Celle d’une Afrique qui aurait simplement été découverte, administrée puis colonisée par des puissances européennes.

Lorsque les Français avancent vers le Waalo, ils ne pénètrent pas dans un vide politique.

Ils entrent dans un royaume.

Ce royaume possède ses institutions, ses règles, ses autorités et ses intérêts.

Et à sa tête se trouve une femme capable d’écrire au représentant d’une puissance européenne pour lui rappeler une chose fondamentale :

vous avez votre territoire ; nous avons le nôtre.

Ndaté Yalla n’était pas seulement une femme courageuse opposée à une armée étrangère.

Elle était une souveraine défendant la souveraineté de son État.

Elle fut vaincue militairement.

Mais près de deux siècles plus tard, son combat nous rappelle que la conquête coloniale de l’Afrique ne fut ni naturelle, ni consentie, ni accomplie sans résistance.

Et c’est peut-être cela que l’Histoire a trop souvent laissé dans l’ombre.

« Héroïnes africaines de la résistance est une série consacrée aux femmes d’Afrique et de sa diaspora dont les combats contre l’esclavage, la traite et la domination coloniale ont été oubliés, minimisés ou insuffisamment racontés. »

Une héroïne. Une histoire. Chaque semaine.

Leadernewsci, informer pour former

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Mode: Lauraine Lomé en veut

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Lauraine Lomé N'guessan est mannequin (podium et model photo). Un métier pour lequel elle a nourri une forte aspiration depuis l’enfance.
Elle est connue des observateurs et autres amoureux du monde de la création de mode et accessoires. Elle est mannequin (podium et model photo). Un métier pour lequel Lauraine a nourri une forte aspiration depuis l’enfance.

N’guessan Lomé Lauraine nourrissait, déjà toute petite, le rêve d’être sur les affiches publicitaires et passer à la télé, en voyant des défilés sur le petit écran.
Malheureusement, alors qu’elle a pris à bras le corps ce métier en 2018, Lauraine n’en vit pas pleinement encore, les défilés étant rares.

Pour s’occuper, elle confectionne des accessoires qu’elle vend, non sans notifier qu’elle est également propriétaire d’une ferme, et projette de mettre en place d’autres petits projets.
Du haut de son mètre 86, elle peut se targuer d’une expérience enviable et des collaborations réussies avec des créateurs tels que Carlos Desaul lors de son évènement Etnik Mode, Michel Yakiss ou encore Ouli Pat.

« J’espère me faire un nom dans ce domaine. Et je veux être connu et comme ça j’aurai peut-être la chance d’être parmi les mannequins célèbres », dit-elle.

C.E.

 

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Culture & Education

Interview avec ɛgŋgbɛl kibrm, l´auteur du premier dictionnaire adjoukrou

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Ake Marius Raoul alias ɛgŋgbɛl kibrm, l´auteur du premier dictionnaire adjoukrou

Amoureux de la langue adjoukrou (le modjoukrou) sa langue maternelle et soucieux de la protection de celle-ci. ɛgŋgbɛl kibrm est l´auteur du premier dictionnaire trilingue illustré modjoukrou-Français-Anglais. Leadernewsci a rencontré celui qui devenu lexicographe du modjoukrou sans le savoir.

Qui est ɛgŋgbɛl kibrm ?

Je suis AKE Marius Raoul, ivoirien, adioukrou membre de la génération Abrm’an, originaire du village de Debrimou dans la commune de Dabou. Plus connu sous le pseudonyme de ɛgŋgbɛl kibrm sur les réseaux sociaux.

Père de 05 enfants dont une récemment décédée à qui j’ai dédié la publication de cet ouvrage.

Amoureux de la langue adioukrou, anciennement administrateur du groupe Facebook Adjoukrou et fier et membre fondateur de plusieurs associations réunissant des adjoukrou et membre du groupe initiateur du concours linguistique « s’ɛ̀bar mɔjukru » (parlons mɔjukru).

Comment vous est venu l’idée de la publier un dictionnaire ?

L’idée de ce dictionnaire vient d’un constat fait par l’Unesco qui affirme que sur les quelques 6.000 langues existant dans le monde, plus de 2.500 d’entre elles sont menacées de disparition.

Le tableau ci-dessus résume le niveau de vitalité d’une langue

Niveau de vitalité Transmission de la langue d’une génération à l’autre
Sûre La langue est parlée par toutes les générations ; la transmission intergénérationnelle est ininterrompue
Vulnérable La plupart des enfants parlent la langue, mais elle peut être restreinte à certains domaines (par exemple : la maison)
En danger Les enfants n’apprennent plus la langue comme langue maternelle à la maison
Sérieusement en danger La langue est parlée par les grands-parents ; alors que la génération des parents peut la comprendre, ils ne la parlent pas entre eux ou avec les enfants
En situation critique Les locuteurs les plus jeunes sont les grands-parents et leurs ascendants, et ils ne parlent la langue que partiellement et peu fréquemment
Éteinte Il ne reste plus de locuteurs

 

Grâce à ce tableau chacun peut facilement et objectivement classer le mɔjukru dans la liste des langues vulnérables

L’idée du dictionnaire est donc venue du fait qu’il était important pour nous d’œuvrer à la revitalisation de notre langue. Pour ce faire il faut encourager les locuteurs natifs à s’exprimer dans la langue, et mettre à leur disposition des éléments susceptible d’améliorer leur niveau de langue.

Pourquoi un dictionnaire trilingue ?

C’est une ouverture de plus sur le monde extérieur. Le projet initial était de le faire en 4 langues mɔjukru, français, anglais et italien. Parce qu’il y a de plus en plus d’adjoukrou qui vivent dans des pays anglophones et en Italie et dont les enfants auront pour première langue l’anglais et l’italien.

Nous avons finalement gardé 3 langues pour des questions techniques.

Comment le résultat final est accueilli par la population du Leboutou?

Vu les mots d’encouragement reçus. Je crois que c’est positivement accueilli. Mais le baromètre sera la quantité de livre vendu.

Avez-vous approché des autorités locales ou avez reçu d’elles un quelconque soutien ?

Non, je ne trouvais pas cela nécessaire. Je crois qu’il faut juste se donner les moyens soi-même de faire ce dont on a envie après si cela intéresse d’autres personnes c’est plus facile de réunir les forces pour aller plus loin

Quel est la suite du projet ?

Deux autres livres sont en préparation

  • L’art de conjuguer en mɔjukru qui comme le Bescherelle va répertorier les différents verbes en mɔjukru et leur classement en différents groupe selon certains critères.
  • Verbes et expression en mɔjukru qui est aussi un recueil de verbes en mɔjukru avec leur traduction en français et des exemples de phrase pour chacune de leur signification.

Après cela le plus gros projet reste un dictionnaire plus complet. Nous avons déjà environs 10.000 mots déjà répertorié. Mais cela demande un travail plus approfondi

La finalité de tout ceci est de réunir des amoureux de la lange adjoukrou pour la production de livres et matériaux sur différents sujets pour tous âges et pour tous niveaux de langues.

Peut-être que cela passera par la mise en place d’une unité de recherche sur la langue adjoukrou

Quel votre mot de fin?

Notre langue est le socle de notre culture. Si nous la perdons nous perdons tout. Il n’est donc pas nécessaire d’abandonner sa langue maternelle pour pouvoir parler une autre langue. Nous sommes dans un monde ouvert dans lequel le multilinguisme est encouragé.

J’espère que cet ouvrage sera d’un grand apport pour tout public désirant apprendre ou améliorer son vocabulaire ɔjukru.

Leadernewsci 

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