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Municipale 2023/ Kokumbo: Nathan Charles Kouadio se dévoile

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Rev. Nathan Charles Kouadio, Cadre de Kokumbo

En Côte d´Ivoire les élections municipales de 2023 sont prévues pour le 02 septembre prochain. Les partis et groupements politiques préparent leurs meilleurs candidats, lesquels affronteront des candidats indépendants. Dans certaines circonscriptions la bataille s´annonce épique. Leadernewsci.com, votre média a rencontré Nathan Charles Kouadio (HCK) candidat à la mairie de Kokumbo, l´une des deux communes du département de Toumodi.

Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

HCK : Je suis M. Nathan Charles Kouadio opérateur économique et Révérend, je suis natif et cadre de Kokumbo. J’ai été candidat indépendant aux législatives en 2021 dans la circonscription de Toumodi sous-préfecture.

Quelles sont les profondes et réelles motivations qui vous ont poussé à être candidat à l’élection municipale à Kokumbo ?

HCK : J´ai décidé de me porter candidat à cette élection suite à plusieurs constats. En effet, depuis le décès du ministre des grands Travaux et du Transport Desiré Boni en 1998, jusqu’aujourd’hui, le développement de Kokumbo s’est arrêté.

Il y a une absence totale de politique publique locale d’insertion de la jeunesse dans la vie active. Notre commune est plongée dans une insalubrité généralisée très avancée ; La pauvreté impressionnante qui touche de nombreuses familles de la commune ; Un manque criard de personnel de santé pour l´hôpital, non existence de plateau technique ; Manque d´organisation structurelle pour les jeunes, les femmes, et les planteurs. Faible taux d´alphabétisation des junior et des seniors. Je m´arrête là parce que la liste est très longue.

Que pourriez-vous apporter de plus pour le développement de Kokumbo ?

HCK: Face à ces besoins et dysfonctionnements non exhaustifs énumérés tout haut, Je m´engage à apporter des solutions efficaces pour un développement concret. Avec de nouvelles idées et une bonne politique de financement, je veux reprendre le flambeau du progrès humain, économique, social et culturel de Kokumbo, pour réaliser l’idéal rêvé d´un réel développement durable articulé autour des dix-sept Objectifs de Développement Durable (17 ODD) des Nations Unies.

Au niveau de l’éducation

Faciliter la mobilité des élèves du secondaire qui se déplace de leur village vers Kokumbo en mettant 02 mini cars de 18 places à leur disposition ; Construire à Kokumbo un foyer de 100 lits pour l’hébergement des élèves ; Réhabiliter les écoles, Combler le déficit des enseignants avec des enseignants bénévoles ; Continuer les cours de renforcement des élèves en classe d’examen ; Institutionaliser les cours de vacances gratuits, poursuivre la distribution de kits scolaires ; Soutenir le Programme d´Alphabétisation des juniors et des seniors, entre autres.

 Au niveau de l´Agriculture

Organiser les planteurs en coopérative ; Mettre en place une Coopérative des femmes pour la production alimentaire ; Mettre en place une coopérative de produits agricoles tel que le Piment pour les jeunes ; Créer un centre de métier à Kokumbo. Accompagner ces structures coopératives par un programme de formation continue, entre autres.

Faire de Kokumbo un pôle économique attractif ; Financer les projets de la jeunesse, des femmes ; Lancer un programme d´Industrialisation de la commune en facilitants l´installation d´ usines telle que l’usine de manioc ; Lancer le Programme « Habitat pour tous » à travers, des logements sociaux et des HLM (Habitat à Loyer Modéré) ; Construire une Résidence Hôtel de 50 chambres, des salles de conférences et un Centre Culturel ;

Au niveau du Sport et de la Culture

Construction d´un Centre Sportif (formation de football, Handball, Karaté entre autres) ;

Bref, je voudrais bien m’arrêter ici car les projets que je porte pour Kokumbo sont innombrables.

Pensez-vous véritablement que la population de Kokumbo saura appréciés vos projets ?

HCK: Oui mes projets sont tellement appréciés car tout le monde se retrouve, ils incarnent les profondes aspirations des habitants de Kokumbo. A preuve, quand je fais des dons, mes adversaires font pareil, j´aide un certains nombre d´enfants de notre localité, en classe de CM2 à présenter le concours d’EMPT, alors certains m´imitent. Les autres candidats reconnaissent mon savoir-faire.

Quelle lecture faites-vous de la désignation du candidat du RHDP dans votre circonscription ?

HCK: Je respecte leur choix, tout en restant serein et imperturbable. Le Rhdp a choisi un candidat qui ne connaît pas la commune, par voie de conséquence il ne peut pas remporter l´élection à Kokumbo. Dans tous les cas, moi je vais à cette élection pour remporter la Mairie de Kokumbo, pas pour être deuxième. La population de Kokumbo que je connais ne se laissera pas duper.

Quel regard portez-vous sur la gestion des affaires par l’actuel Conseil Municipal ?

HCK: La gestion de la commune il y a beaucoup à redire, en tenant compte de la longue liste de constats que toute la population fait, comme énumérés au début l´interview, il reste encore beaucoup, beaucoup à faire. Ils ont dégradé l´image de Kokumbo, notre petit Paris. Il faut donc une nouvelle équipe qui a pour ambition de redorer l´image de notre commune. Une équipe qui porte des valeurs et la forte conviction d´apporter le bonheur à chacun des habitants de notre circonscription.

Pour les futures échéances électorales allez-vous, vous unir avec un autre candidat indépendant ou parti politique ?

NCK: Je reste ouvert maintenant, pendant et après l´élection, toute personne qui veut se rejoindre à moi pour mener le combat de l´intérêt général, le bien-être des tous les habitants de Kokumbo sera la bienvenue. Je suis candidat indépendant depuis 2021, je reste indépendant. Je trouve qu´il y a trop de casseroles dans vos partis politiques en Côte d’Ivoire, surtout les trois (03) dits grands. Je me préfère au centre pour être la voix des sans voix. La voix du développement participatif de notre commune.

Avez-vous un appel à lancer à la population de Kokumbo ?

HCK : Aux populations des 07 villages de Kokumbo commune qui me connaissent bien, je dis que mes projets sont vos aspirations, ne vous laissez donc pas distraire.  Vous êtes tous témoins de ce que j’ai commencé sans être à la tête de la Commune.  Donnez-moi cinq (05) ans seulement, la main sur le cœur, je travaillerai pour vous. Et vous me jugerez au résultat. Saisissez cette opportunité unique de changement qualitatif en me donnant vos voix pour le développement de Kokumbo.  A toutes les filles et à tous les fils de Kokumbo y compris ceux qui sont dans la diaspora, votre voix compte, choisissez notre programme, la participation au développement de votre commune commence par votre vote.

Quel est votre mot de fin ?

HCK : REUSSIR ENSEMBLE est la meilleure équipe du moment.

Rejoignez-nous pour réussir ensemble le développement de Kokumbo.

Merci à tous, que Dieu nous bénisse et nous protège !

Réalisé par LeaderNewsci 

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Internationale

ZOA: Média panafricain ou paris-africain?

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ZOA: Média panafricain ou paris-africain?

La France ne se lasse jamais de vouloir parler au nom de l’Afrique. Après avoir perdu du terrain politique et diplomatique, et face au rejet croissant de ses médias traditionnels comme RFI et France 24, voici qu’elle revient avec un nouvel outil de communication : ZOA, un média qu’elle ose qualifier de « panafricain, par et pour les jeunes Africains ».

Cette initiative, loin d’être anodine, révèle trois réalités : l’illégitimité, la condescendance et les incohérences de la démarche française.

Une appropriation illégitime du panafricanisme

Le terme panafricain n’est pas une étiquette marketing. C’est un combat, une idéologie née dans la douleur des luttes contre l’esclavage, la colonisation et le néocolonialisme. Il a porté les voix de Nkrumah, Sankara, Lumumba, Kadhafi et de tant d’autres figures qui ont rêvé d’une Afrique unie et souveraine.

Que la France, ancienne puissance coloniale, ose aujourd’hui brandir ce mot pour vendre son projet ZOA est une provocation historique. Car n’est-ce pas cette même France qui, en 2011, a été l’un des acteurs majeurs de la chute et de l’assassinat de Mouammar Kadhafi, dont les ambitions panafricaines effrayaient l’Occident ?

Comment peut-elle, après avoir contribué à détruire l’un des projets d’unité africaine les plus concrets de notre époque, prétendre aujourd’hui défendre un média « panafricain » ?

La condescendance éternelle

ZOA illustre une fois de plus le réflexe paternaliste français : dicter à l’Afrique ce qu’elle doit penser, comment elle doit s’informer et à travers quels canaux elle doit s’exprimer.

Présenter ZOA comme un média « par les jeunes Africains » quand il est financé et piloté en arrière-plan par l’État français est une insulte à l’intelligence de cette jeunesse africaine qui réclame avant tout autonomie et souveraineté.

Cette démarche trahit une profonde condescendance : celle d’un pays qui se croit encore indispensable à l’Afrique, alors même que les peuples africains réclament haut et fort de parler pour eux-mêmes.

Une stratégie désespérée face à la perte de crédibilité

En réalité, ZOA n’est qu’un pansement sur une hémorragie. Face au discrédit total de France 24 et RFI, accusés d’être des relais de propagande française et bannis dans plusieurs pays africains, Paris tente une opération de camouflage.

Changer le nom, cibler les jeunes et jouer la carte du numérique n’effacera pas la vérité : il s’agit toujours d’un instrument d’influence, d’un prolongement de la diplomatie française.

ZOA ne cherche pas à renforcer le panafricanisme, mais à le vider de son sens, à en proposer une version édulcorée et inoffensive pour neutraliser le véritable mouvement panafricaniste qui gagne du terrain partout sur le continent.

Un sabotage maquillé en innovation

ZOA n’est pas un média panafricain. C’est une tentative de sabotage idéologique, une manœuvre désespérée pour détourner la jeunesse africaine de ses vraies luttes.

Le panafricanisme ne se décrète pas depuis Paris. Il ne se construit pas avec l’argent ni les intentions d’un État qui a toujours défendu ses intérêts au détriment de l’Afrique.

La jeunesse africaine n’a pas besoin de ZOA. Elle a besoin de ses propres voix, ses propres plateformes et sa propre narration, indépendante de toute tutelle coloniale ou néocoloniale.

En un mot, ZOA n’est pas la voix des Africains, c’est l écho d’une françafrique agonisante qui refuse de mourir.

Herve Christ

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Crise au Sahel : la responsabilité de la France se confirme

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La condamnation de Nicolas Sarkozy à cinq ans de prison dans l’affaire des financements libyens ne relève pas seulement d’un scandale politico-financier

La condamnation de Nicolas Sarkozy à cinq ans de prison dans l’affaire des financements libyens ne relève pas seulement d’un scandale politico-financier. Elle agit comme un miroir brutal de l’histoire récente : la guerre de 2011 en Libye, lancée sous l’impulsion de Paris, n’était pas seulement une croisade humanitaire contre Kadhafi. Elle portait aussi les relents d’une opération d’étouffement politique.

Quand Kadhafi menaçait de parler

À l’époque, Mouammar Kadhafi multipliait les signaux qu’il disposait de preuves compromettantes sur le financement de la campagne présidentielle de 2007. La perspective d’une révélation publique planait comme une épée de Damoclès sur l’Élysée. L’intervention militaire, sous couvert de protéger la population civile, a eu pour conséquence directe de réduire au silence un dirigeant devenu trop gênant.

Le chaos libyen, matrice de l’instabilité au Sahel

La disparition du régime a plongé la Libye dans un vide sécuritaire total. Armes en circulation libre, milices incontrôlées, réseaux criminels renforcés : ce chaos a rejailli sur tout le Sahel. Du Mali au Burkina Faso, les groupes armés ont prospéré, alimentés par les stocks libyens et par l’absence d’un État central fort à Tripoli. Résultat : une décennie plus tard, la région s’enfonce toujours dans une spirale de violences et de coups d’État militaires.

Un verdict qui éclaire le passé

En condamnant Sarkozy, la justice française met en lumière l’arrière-plan douteux d’une politique étrangère dont les conséquences continuent de ravager l’Afrique. Loin d’être un simple épisode judiciaire, ce verdict souligne la responsabilité historique de la France : celle d’avoir ouvert la boîte de Pandore libyenne pour des raisons où l’intérêt général se confondait avec des calculs personnels.



Le Sahel paie aujourd’hui le prix d’une intervention dont la sincérité humanitaire apparaît de plus en plus discutable. Et si la justice française juge l’homme Sarkozy, c’est bien la mémoire collective qui juge la stratégie française en Libye : un engrenage tragique dont l’Afrique ne s’est toujours pas remise.

Herve Christ

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Le Premier Ministre Sénégalais Ousmane Sonko, recadre Emmanuel Macron

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Monsieur Ousmane Sonko, actuel Premier Ministre Sénégalais

Lors de la Conférence des ambassadrices et ambassadeurs à l’Élysée le 6 janvier 2025, Emmanuel Macron a consacré une large partie de son intervention à l’Afrique. Il a abordé les relations historiques, les défis actuels et les orientations stratégiques de la France.

Dans son allocution affirmait entre outres que « qu’aucun pays africain ne serait aujourd’hui souverain, si la France ne s’était déployée » ou encore « Nous avons proposé aux chefs d’État africains de réorganiser notre présence », Il expliquait également “Comme on est très polis, on leur a laissé la primauté de l’annonce », indiquant que plusieurs de ces pays « ne voulaient pas enlever l’armée française ni la réorganiser ». A la suite de cette sortie jugée irrespectueuse et irresponsables par plusieurs analystes politiques, le Premier Ministre Sénégalais Ousmane Sonko a réagi pour à porter un démenti cinglant, recadrant de ce fait le président français.

Selon Monsieur Sonko  » Le Président Emanuel Macron a affirmé aujourd’hui que le départ annoncé des bases françaises aurait été négocié entre les pays africains qui l’ont décrété et la France. Il poursuit en estimant que c’est par simple commodité et par politesse que la France a consenti la primeur de l’annonce à ces pays africains.

Je tiens à dire que, dans le cas du Sénégal, cette affirmation est totalement erronée. Aucune discussion ou négociation n’a eu lieu à ce jour et la décision prise par le Sénégal découle de sa seule volonté, en tant que pays libre, indépendant et souverain. Il déclare, enfin, « qu’aucun pays africain ne serait aujourd’hui souverain, si la France ne s’était déployée ». Constatons que la France n’a ni la capacité ni la légitimité pour assurer à l’Afrique sa sécurité et sa souveraineté.

Bien au contraire, elle a souvent contribué à déstabiliser certains pays africains comme la Libye avec des conséquences désastreuses notées sur la stabilité et la sécurité du Sahel.

C’est enfin le lieu de rappeler au Président Macron que si les soldats Africains, quelquefois mobilisés de force, maltraités et finalement trahis, ne s’étaient pas déployés lors la deuxième guerre mondiale pour défendre la France, celle-ci serait, peut être aujourd’hui encore, Allemande. »

Saint Leo @Leadernewsci

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