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Municipales2023: « A Yopougon c´est choquant et condescendant »

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En Côte d´Ivoire les élections des collectivités locales, auront lieu au mois de Septembre 2023. Les états-majors des partis et groupements politiques, ainsi que la pléthore de candidats indépendants affutent leurs armes, la pré-campagne bat déjà son plein.

Plusieurs duels auront lieu avec toutes les conséquences politiques que cela peut avoir sur l´environnement politique ivoirien. Leadernewsci a rencontré Leopold Abrotchi membre fondateur du mouvement politique ivoirien Alternative Nouvelle

Les élections municipales sont prévues pour le 02 septembre 2023, dans beaucoup de villes et communes il y aura des duels entre les partis politiques, avez-vous des craintes ?

LA : Comme vous le savez la Commission Electorale Indépendante de notre pays, a habitué les ivoiriens à prendre rendez-vous avec la mort à chaque élection, par conséquent, oui j´ai des craintes, rappelez-vous la présidentielle de 2020, les législatives de 2021 et même les primaires du RHDP.

Cependant il revient à tous les acteurs de prendre conscience de leur responsabilité et d´œuvrer pour un climat apaisé qui sérénise les élections en Côte d´Ivoire. Notre vœu le plus pieux est que cette année le sang des ivoiriens ne soit pas versé, que aucun ivoirien ne meurt pour son suffrage. Nous disons ça suffit, à la barbarie électorale.

Que pensez-vous du cas de Cocody, où deux militants du PDCI s´opposeront ?

LA: C´est une probabilité, mais attendons pour voir si cela se confirme. Et si le duel entre Yasmina Ouegnin et le Maire Pdci sortant Jean-Marc Yacé se confirmait, ce serait dommage pour le PDCI de Cocody et ses cadres dans la dite commune. Pour nous il est inconcevable que des députés puissent candidater au poste de Maire dans une commune. Il faut une loi pour interdire ce genre de cumule de fonction.

Fort de ce principe nous estimons que l´Honorable Yasmina Ouegnin doit sursoir à cette candidature, qui du reste fragilisera le PDCI son parti. Au demeurant, Il reste la possibilité que les membres des deux listes du PDCI soient jointes sans Yasmina Ouegnin qui joue un rôle essentiel à l´Assemblée Nationale.

Je finis en disant ceci, les cadres doivent savoir s´entendre ou s’arranger en facilitant les arbitrages dans l´intérêt du parti en l´occurrence du PDCI-RDA. Si c´est une stratégie je ne la voit pas payante à moins d´un désistement de l´honorable Yasmina Ouegnin.

A Yopougon le PDCI et le PPA-CI ont chacun leur candidat face à eux le RHDP que vous inspire cette situation ?

LA : C´est de bonne guerre, si le Parti des Peuples Africains-Côte d´Ivoire (PPA-CI) et le PDCI (Parti Démocratique de Côte d´Ivoire) ont chacun leur candidat. Mais aujourd´hui le contexte est différent, aussi les actes que cela implique devraient être différents. En d´autres termes, le PPA-CI et le PDCI étant deux partis dans l´opposition doivent unir leurs forces sur certains fronts, comme à Yopougon.

Si vous analysez bien l´électorat de cette commune n´est acquise à aucun parti, surtout que les nouveaux majeurs n´ont pas été massivement inscrits sur la liste électorale de Yopougon. En clair, s´il n´y a pas de liste unique PDCI – PPA-CI, le grand vainqueur des municipales à Yopougon sera le RHDP (Rassemblement des Houphetistes pour la Démocratie et la Paix).

Ça a été le cas à Dabou où le RHDP a gagné les législatives avec 29,28% des voix devant EDS 28,29%. Un résultat qui traduit l´arrogance et l´égocentrisme des uns et des autres. Parlant d´égocentrisme, cela se reflète dans le choix des deux têtes de liste, à savoir Dia Houphouet et Michel Gbagbo. Tous deux sont des députés, malheureusement ces deux personnalités sont ancrées dans l´ancien système, celui du pouvoir total, des cumuls de fonction.

Mais diantre, n´y a-t-il pas dans leur partis des hommes et ou des femmes capables de diriger une mairie ? Ne peuvent-ils pas laisser volontairement la place aux autres ? Il nous faut sanctionner tous les cumulards de fonction peu importe leur parti. Il n´est pas encore tard, j’appelle les honorables Dia Houphouet et Michel Gbagbo à renoncer à ces candidatures et à soutenir d´autres militants au sein de leur formation politique, si tel est qu´ils ne peuvent pas s´unir pour les municipales.

L’artiste international Congolais, Christophe Agbepa Mumba, alias Koffi Olomidé, a décidé de faire campagne pour l’actuel président de l’Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire, M. Adama Bictogo à Yopougon, qu´en pensez-vous ?

LA : C’est son droit le plus absolu. Pour moi, l’intérêt de ce soutien politique et public est que demain, nous pourrions, nous aussi être aux côtés de camarades combattants en République Démocratique du Congo (RDC) pendant et après les élections à venir.

Le hic est que Koffi Olomidé, quoique adulé par les ivoiriens, ne reflète pas les valeurs que, les jeunes ivoiriens recherchent.

La mission de diversion de Olomidé a été difficile, parce que simplement, les ivoiriens de Yopougon connaissent mieux M. Adama Bictogo que Olomidé l’enscenseur. Ils s’avent que M. Adama Bictogo a été ministre, qu’il est député d’Agboville, président de l’Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire et qu’il prétend déraisonnablement être maire d’une autre commune.

On comprend que pour Koffi Olomidé cela est logique, naturel voire normal. Il trouve correct que le député d’une ville soit également maire dans une autre ville qui n’appartient pas à la même région administrative.

Koffi Olomidé avec tout le respect qu´on lui doit, doit savoir que les ivoiriens veulent mettre fin à cette pratique politique choquante, condescendante.

Nous nous refusons de croire que cela est une norme en RDC, et même si c’était le cas, ici en Côte d’Ivoire, nous disons non à ce comportement politique. Notre position reste tranchée, raison pour laquelle nous nous érigeons en Alternative Nouvelle pour un changement véritable au niveau politique dans notre pays.

Votre mouvement Alternative nouvelle présentera-t-il des candidats aux élections Municipales et Régionales à venir ?

LA : Nous sommes au laboratoire, mais rassurez-vous nous avons des candidats. Je vous donne rendez-vous début. Il y a un bon coup à jour dans les grands ponts pour les régionales et à Dabou pour les municipales. Pour nous 2023 ne sera pas une année blanche. Nous serons sur le front.

Quel votre mot de fin ?

LA : Merci à Leadernewsci, pour l´honneur qu´elle nous fait et l´opportunité qu´elle nous donne de nous exprimer. Chers ivoiriens, les élections sont un moment important de décision. Un rendez-vous à ne pas manquer. Malheureusement la technique du régime au pouvoir est d´empêcher sournoisement, les nouveaux majeurs d´y prendre part.

En effet, leur présence sur la liste électorale contre balancera les résultats en défaveur des candidats du parti au pouvoir. Fiers ivoiriens, prenez aujourd´hui toutes les dispositions pour vous faire enrôler sur la liste électorale afin qu´ensemble nous réalisons le changement en 2025.

Nous invitons les ivoiriens et les ivoiriennes à venir massivement à notre convention nationale qui aura lieu au mois d´Août de cette année.

Leadernewsci 

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ZOA: Média panafricain ou paris-africain?

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ZOA: Média panafricain ou paris-africain?

La France ne se lasse jamais de vouloir parler au nom de l’Afrique. Après avoir perdu du terrain politique et diplomatique, et face au rejet croissant de ses médias traditionnels comme RFI et France 24, voici qu’elle revient avec un nouvel outil de communication : ZOA, un média qu’elle ose qualifier de « panafricain, par et pour les jeunes Africains ».

Cette initiative, loin d’être anodine, révèle trois réalités : l’illégitimité, la condescendance et les incohérences de la démarche française.

Une appropriation illégitime du panafricanisme

Le terme panafricain n’est pas une étiquette marketing. C’est un combat, une idéologie née dans la douleur des luttes contre l’esclavage, la colonisation et le néocolonialisme. Il a porté les voix de Nkrumah, Sankara, Lumumba, Kadhafi et de tant d’autres figures qui ont rêvé d’une Afrique unie et souveraine.

Que la France, ancienne puissance coloniale, ose aujourd’hui brandir ce mot pour vendre son projet ZOA est une provocation historique. Car n’est-ce pas cette même France qui, en 2011, a été l’un des acteurs majeurs de la chute et de l’assassinat de Mouammar Kadhafi, dont les ambitions panafricaines effrayaient l’Occident ?

Comment peut-elle, après avoir contribué à détruire l’un des projets d’unité africaine les plus concrets de notre époque, prétendre aujourd’hui défendre un média « panafricain » ?

La condescendance éternelle

ZOA illustre une fois de plus le réflexe paternaliste français : dicter à l’Afrique ce qu’elle doit penser, comment elle doit s’informer et à travers quels canaux elle doit s’exprimer.

Présenter ZOA comme un média « par les jeunes Africains » quand il est financé et piloté en arrière-plan par l’État français est une insulte à l’intelligence de cette jeunesse africaine qui réclame avant tout autonomie et souveraineté.

Cette démarche trahit une profonde condescendance : celle d’un pays qui se croit encore indispensable à l’Afrique, alors même que les peuples africains réclament haut et fort de parler pour eux-mêmes.

Une stratégie désespérée face à la perte de crédibilité

En réalité, ZOA n’est qu’un pansement sur une hémorragie. Face au discrédit total de France 24 et RFI, accusés d’être des relais de propagande française et bannis dans plusieurs pays africains, Paris tente une opération de camouflage.

Changer le nom, cibler les jeunes et jouer la carte du numérique n’effacera pas la vérité : il s’agit toujours d’un instrument d’influence, d’un prolongement de la diplomatie française.

ZOA ne cherche pas à renforcer le panafricanisme, mais à le vider de son sens, à en proposer une version édulcorée et inoffensive pour neutraliser le véritable mouvement panafricaniste qui gagne du terrain partout sur le continent.

Un sabotage maquillé en innovation

ZOA n’est pas un média panafricain. C’est une tentative de sabotage idéologique, une manœuvre désespérée pour détourner la jeunesse africaine de ses vraies luttes.

Le panafricanisme ne se décrète pas depuis Paris. Il ne se construit pas avec l’argent ni les intentions d’un État qui a toujours défendu ses intérêts au détriment de l’Afrique.

La jeunesse africaine n’a pas besoin de ZOA. Elle a besoin de ses propres voix, ses propres plateformes et sa propre narration, indépendante de toute tutelle coloniale ou néocoloniale.

En un mot, ZOA n’est pas la voix des Africains, c’est l écho d’une françafrique agonisante qui refuse de mourir.

Herve Christ

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Crise au Sahel : la responsabilité de la France se confirme

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La condamnation de Nicolas Sarkozy à cinq ans de prison dans l’affaire des financements libyens ne relève pas seulement d’un scandale politico-financier

La condamnation de Nicolas Sarkozy à cinq ans de prison dans l’affaire des financements libyens ne relève pas seulement d’un scandale politico-financier. Elle agit comme un miroir brutal de l’histoire récente : la guerre de 2011 en Libye, lancée sous l’impulsion de Paris, n’était pas seulement une croisade humanitaire contre Kadhafi. Elle portait aussi les relents d’une opération d’étouffement politique.

Quand Kadhafi menaçait de parler

À l’époque, Mouammar Kadhafi multipliait les signaux qu’il disposait de preuves compromettantes sur le financement de la campagne présidentielle de 2007. La perspective d’une révélation publique planait comme une épée de Damoclès sur l’Élysée. L’intervention militaire, sous couvert de protéger la population civile, a eu pour conséquence directe de réduire au silence un dirigeant devenu trop gênant.

Le chaos libyen, matrice de l’instabilité au Sahel

La disparition du régime a plongé la Libye dans un vide sécuritaire total. Armes en circulation libre, milices incontrôlées, réseaux criminels renforcés : ce chaos a rejailli sur tout le Sahel. Du Mali au Burkina Faso, les groupes armés ont prospéré, alimentés par les stocks libyens et par l’absence d’un État central fort à Tripoli. Résultat : une décennie plus tard, la région s’enfonce toujours dans une spirale de violences et de coups d’État militaires.

Un verdict qui éclaire le passé

En condamnant Sarkozy, la justice française met en lumière l’arrière-plan douteux d’une politique étrangère dont les conséquences continuent de ravager l’Afrique. Loin d’être un simple épisode judiciaire, ce verdict souligne la responsabilité historique de la France : celle d’avoir ouvert la boîte de Pandore libyenne pour des raisons où l’intérêt général se confondait avec des calculs personnels.



Le Sahel paie aujourd’hui le prix d’une intervention dont la sincérité humanitaire apparaît de plus en plus discutable. Et si la justice française juge l’homme Sarkozy, c’est bien la mémoire collective qui juge la stratégie française en Libye : un engrenage tragique dont l’Afrique ne s’est toujours pas remise.

Herve Christ

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Le Premier Ministre Sénégalais Ousmane Sonko, recadre Emmanuel Macron

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Monsieur Ousmane Sonko, actuel Premier Ministre Sénégalais

Lors de la Conférence des ambassadrices et ambassadeurs à l’Élysée le 6 janvier 2025, Emmanuel Macron a consacré une large partie de son intervention à l’Afrique. Il a abordé les relations historiques, les défis actuels et les orientations stratégiques de la France.

Dans son allocution affirmait entre outres que « qu’aucun pays africain ne serait aujourd’hui souverain, si la France ne s’était déployée » ou encore « Nous avons proposé aux chefs d’État africains de réorganiser notre présence », Il expliquait également “Comme on est très polis, on leur a laissé la primauté de l’annonce », indiquant que plusieurs de ces pays « ne voulaient pas enlever l’armée française ni la réorganiser ». A la suite de cette sortie jugée irrespectueuse et irresponsables par plusieurs analystes politiques, le Premier Ministre Sénégalais Ousmane Sonko a réagi pour à porter un démenti cinglant, recadrant de ce fait le président français.

Selon Monsieur Sonko  » Le Président Emanuel Macron a affirmé aujourd’hui que le départ annoncé des bases françaises aurait été négocié entre les pays africains qui l’ont décrété et la France. Il poursuit en estimant que c’est par simple commodité et par politesse que la France a consenti la primeur de l’annonce à ces pays africains.

Je tiens à dire que, dans le cas du Sénégal, cette affirmation est totalement erronée. Aucune discussion ou négociation n’a eu lieu à ce jour et la décision prise par le Sénégal découle de sa seule volonté, en tant que pays libre, indépendant et souverain. Il déclare, enfin, « qu’aucun pays africain ne serait aujourd’hui souverain, si la France ne s’était déployée ». Constatons que la France n’a ni la capacité ni la légitimité pour assurer à l’Afrique sa sécurité et sa souveraineté.

Bien au contraire, elle a souvent contribué à déstabiliser certains pays africains comme la Libye avec des conséquences désastreuses notées sur la stabilité et la sécurité du Sahel.

C’est enfin le lieu de rappeler au Président Macron que si les soldats Africains, quelquefois mobilisés de force, maltraités et finalement trahis, ne s’étaient pas déployés lors la deuxième guerre mondiale pour défendre la France, celle-ci serait, peut être aujourd’hui encore, Allemande. »

Saint Leo @Leadernewsci

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