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Présidentielle 2020: Ce que Macron demande à Ouattara

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S.E.M. Alassane Ouattara, président de la République de Côte d'Ivoire; SEM Emmanuel Macron -image d'illustration

Dans sa parution de ce mardi 7 septembre 2020, l’hebdomadaire Jeune Afrique a cru savoir ce que Macron a demandé à Ouattara. Relativement aux craintes suscitées par la candidature de Ouattara à la présidentielle. «Lors d’un déjeuner à l’Élysée, le 4 septembre, Emmanuel Macron a fait part à Alassane Ouattara de ses inquiétudes sur le climat socio-politique en Côte d’Ivoire à l’approche de la présidentielle. Ce qui a agacé son homologue.

Selon nos informations, Emmanuel Macron a confié craindre que le troisième mandat contesté de son homologue ivoirien puisse susciter des tensions sociopolitiques dans le pays, alors que des violences ont déjà fait plusieurs morts dans différentes localités mi-août.

Le président français a suggéré à Alassane Ouattara (ADO) de procéder à un report du scrutin afin de lui permettre, ainsi qu’à Laurent Gbagbo et Henri Konan Bédié, de se retirer. Ce délai lui donnerait en effet la possibilité de faciliter l’ouverture d’un dialogue avec ses deux principaux opposants et de trouver un successeur pour opérer le « changement générationnel » initialement promis. Mais le chef de l’État ivoirien a refusé », relate Jeune Afrique.

Pastoré Kobenan

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CPI : Laurent Gbagbo et Charles blé Goudé définitivement acquittés

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L´ex-president Laurent Gbagbo et le ministre Charles Blé Goudé, acquittés par la CPI

La Haye – Le verdict de l´appel de la procureure de la CPI Mme Fatou Bensouda contre l’acquittement de Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé, prononcé en première instance le 15 janvier 2019, était très attendu.  La chambre d’appel de la Cour pénale internationale a débouté Mme Fatou Bensouda en confirmant l´acquittement des deux personnalités ivoiriennes. Une décision qui ouvre la voie à leur retour dans leur pays.

Le 15 janvier 2019 le juge président Tarfusser sur avis de la majorité, avait prononcé l´acquittement de Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé de tous les crimes qui leur étaient reprochés dans le procès qui les opposait à la procureure Fatou Bensouda en déclarant : « La majorité des juges estiment que le procureur n’a pas réussi à prouver l’existence d’un plan commun pour maintenir Laurent Gbagbo au pouvoir, ce qui impliquait la commission de crimes contre des civils ».

Le Juge président de la chambre de première instance soulignait pour conclure que : « Il n’a pas non plus réussi à prouver l’existence d’une politique visant des civils, poursuit le juge qui préside la chambre préliminaire. Enfin, le procureur n’a pas réussi à démontrer que les déclarations publiques de Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé constituaient un ordre ou une incitation à commettre des crimes. Voilà pourquoi la majorité estime que le procureur n’a pas respecté le standard des preuves défini par l’article 66 du Statut de Rome, et décide d’acquitter la défense de toutes les charges visant Messieurs Gbagbo et Blé Goudé ».

Une déconvenue face aux juges de la chambre de première instance dans l´affaire jointe dite de procureure contre Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, que la procureure Fatou Bensouda n´a pas digéré. Elle a donc fait appel de la décision de l´acquittement prononcé par la majorité des juges de la chambre devant la chambre d´appel.

Le verdict est enfin tombé ce jour mercredi 31 mars, au terme d’un long exposé au cours duquel le juge Chile Eboe-Osuji, président de la chambre d’appel de la Cour pénale internationale, est revenu sur les différentes étapes de la procédure, pour confirmer l’acquittement de Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé, prononcé en première instance le 15 janvier 2019 : « La chambre d’appel rejette l’appel du procureur et confirme la décision de la chambre de première instance ».

Pour beaucoup d´observateurs, l´objectif de l´appel de Mme Bensouda était d´empêcher l´ancien président de rentrer chez lui et surtout de faire acte de candidature à l´élection présidentielle, car dans les faits elle savait qu´il était improbable de revenir sur la décision des juges de la chambre de première instance.

Cet après-midi les deux illustres prisonniers de scheveningen à la haye sont totalement libres et définitivement acquittés. Il leur reste à conclure les tractations avec le gouvernement de M. Alassane Ouattara pour un retour dans leur pays.

Leopold VII Adou

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Côte d´Ivoire: Les postes de Kafolo et Téhini (Nord) attaqués, bilan provisoire 3 morts

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Le poste mixte (gendarmes et militaires) de Kafolo, situé, non loin du Parc de la Comoé dans la région du Tchologo (Nord de la Côte d’Ivoire), frontalière avec le Burkina Faso, a été à nouveau attaqué, dans la nuit du dimanche 28 au lundi 29 mars 2021.

Une attaque qualifiée de terroriste a eu lieu en Côte d´Ivoire dans la nuit du 28 mars 2021 près de la frontière avec le Burkina Faso précisément à Kafolo. L’attaque contre les forces de défense et de sécurité ivoiriennes été repoussée et une opération de ratissage aurait été lancée, selon une source sécuritaire, qui indique q´une autre attaque a eu lieu dans la localité de Téhini (Bouna), faisant au moins un mort et un blessé.

Le bilan qui fait état de trois morts, dont deux assaillants, n’a pas encore été confirmé par les sources officielles. Une annonce de l’état-major des armées, conduit par le Général Lassina Doumbia, est attendue au cours de la journée. En neuf mois, c’est la deuxième fois que ce poste militaire est attaqué.

Pour rappel, dans la nuit du 10 au 11 juin 2020, des terroristes avaient lancé une attaque de grande envergure sur ce poste avancé de ´armée ivoirienne situé à Kafolo faisant onze morts parmi les forces de défense ivoiriennes. Six autres ont été blessés et un assaillant a été abattu.

En son temps le gouvernement de M. Alassane Ouattara avait rassurer les ivoiriens quant aux mesures sécuritaires prises et aux équipements mis à disposition des forces de défense. Selon le gouvernement tout avait été mis en oeuvre pour eviter qu’à l’ avenir de telles situations ne se reproduisent.
Qu´est-ce qui n´a pas marché ? s´interrogent les ivoiriens dans l´attente des details de ces deux attaques.

Nous y reviendrons.

Leadernewsci

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Décès de Hambak et communication du gouvernement de Côte d’Ivoire

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Dépouille mortelle du Premier-Ministre ivoirien Hamed bakayoko

Loin de moi l’idée d’assumer qu’il y a eu empoisonnement et d’accuser un tel d’en être responsable. J’ai, depuis quelques mois, décidé de prendre mes distances de la politique ivoirienne et ma prise de parole un revêt un caractère purement technique.

Je voudrais juste me pencher sur la communication approximative du gouvernement de Côte d’Ivoire qui a favorisé toute cette spéculation. Qu’il y ait eu empoisonnement ou pas, le mal est fait, et les Ivoiriens dans leur majorité pensent qu’il y a anguille sous roche. À qui la faute ? Pour moi, il n’y a aucun doute que le gouvernement de Côte d’Ivoire est l’un des principaux responsables de l’ampleur des rumeurs qui circulent sur la mort du Premier ministre Hamed Bakayoko.

Tout d’abord, soulignons que les disparitions de deux premiers ministres en l’espace de 8 mois peuvent laisser place à des spéculations des plus extraordinaires. Cela va de soi, nous sommes en Côte d’Ivoire où une mort n’est jamais assimilée à un cycle normal de la vie : « On nait, on vit, on meurt ».

Revenons à ce qui nous intéresse.

Juin 2020, Feu Amadou Gon Coulibaly est transféré d’urgence à Paris pour des soins. Les informations fusent de partout, la toile est inondée de fausses-vraies informations, mais là encore, le service de communication nous sert juste des communiqués, des brins d’informations et autres photos pour nous dire que le Premier ministre va bien et qu’il est simplement en visite médicale. Conclusion, il rentre de voyage sous prétexte que les médecins l’auraient libéré pour le travail. Nous connaissons la suite.

Janvier 2021, c’est au tour de Hambak d’effectuer deux voyages en France pour des analyses et soins médicaux, aucune communication sérieuse n’a été faite par le gouvernement de Côte d’Ivoire.

À cette époque, les rumeurs quant à un empoisonnement commençaient déjà à envahir la toile et les rues d’Abidjan. Qu’avons-nous reçu comme information concrète de la part du service de communication du gouvernement ? Rien ! Absolument rien !

Puis, au cours du mois de février, il effectue son dernier voyage. Le gouvernement a permis que @ChrisYapi se fasse le communicateur attitré de l’état de santé de notre PM. Notre très chère ministre de l’Éducation nationale, Kandia Kamissoko Camara, le patron du journal Jeune Afrique, Marwane Ben Yahmed et d’autres répondeurs automatiques feront l’échos d’un pseudo bilan de santé qui ne cherchera qu’à démentir les rumeurs, en nous produisant des phrases du type : « Hambak va bien, il revient bientôt », « Hambak n’a pas été transféré d’urgence, il est juste allé se reposer ». Pourquoi vouloir tromper l’opinion nationale là où l’on peut faire simple.

Dans le cas d’espèce, vu qu’il s’agit de l’état de santé des serviteurs de l’État de Côte d’Ivoire, des informations vraies, des rapports de santé quotidiens, émanant des hôpitaux et des médecins en charge des patients, devraient être transmis au gouvernement puis relayés par la presse en générale.

Des points de presse (avec un membre du gouvernement, le médecin en charge du patient ou directeur de l’hôpital et/ou un membre de la famille du patient) devraient être organisés en fonction de la gravité de l’état de santé des premiers ministres. Cela nous aurait conduits à plus de professionnalisme, à une mise à niveau de l’information et, surtout, à minimiser les possibles les rumeurs qui en découleraient. Les Ivoiriens auraient consacré plus de temps à prier pour leurs autorités malades plus qu’à spéculer sur les raisons de leurs morts et leurs possibles commanditaires.

Le gouvernement a échoué dans sa communication et a laissé libre cours aux rumeurs. À quel besoin répond ce manque de professionnalisme ? Mieux, cette mauvaise communication répond-elle au besoin de cacher la réalité des faits ? Chacun en tirera les conclusions.

Pour finir, je dirai que déconstruire l’idée d’un possible empoisonnement de l’imaginaire des Ivoiriens sera encore plus difficile que de faire accepter que le président Alassane Ouattara effectue le premier mandat de la troisième république.

 

Koffi BADOU

Consultant spécialiste en Marketing Politique

et Relations Gouvernementales

 

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