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Côte d’Ivoire/ Inondations: les propositions de Mamadou Koulibaly

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Mamadou Koulibaly, professeur d'économie et candidat déclaré à la présidentielle 2020 de Côte d'Ivoire pour le parti LIDER-image d'illustration

 

En cette période d’inondation, on a vu la souffrance des populations surtout celle d’Abidjan et de quelques villes alentours. Il y’a quelques années on a pensé que c’était les quartiers précaires qui étaient les causes des pertes en vies humaines. On a dégagé, on a accusé les gens d’avoir construit dans des zones où il ne fallait pas. On a cassé tout ce qu’il fallait, on a ouvert les voies, mais malheureusement chaque année on assiste aux mêmes désastres.

Cette fois, devant le nombre de morts et les grosses villas inondées à Cocody pour l’essentiel, beaucoup de gens ont accusé le ministère en charge du logement, le ministère en charge de la construction, puisque c’est ce ministère qui délivre les autorisations nécessaires pour que les gens aillent bâtir des maisons. Et il y’a quelques jours on a vu ce dernier ministère là, publier sur son site, une longue liste de lotissement en Côte d’ivoire, depuis les années 1960 : lotissement autorisé, lotissement rejeté, lotissement en suspens.

En y allant, on voit des numéros d’ordre, des numéros des noms des localités, des références à la date d’autorisation de l’arrêté qui a été signé pour dire que ce lotissement a été approuvé. Cependant, l’information n’est pas exploitable. Je veux acheter un terrain, est-ce que le terrain se trouve dans un lotissement approuvé ? le fichier ne permet pas de le savoir. Publier un tel fichier, devrait permettre au citoyen de savoir si le terrain qu’il achète fait partie d’un lotissement approuvé par le ministère, si le terrain qu’il achète a l’approbation, signifiant qu’il n’y a pas de risque d’éboulement de terrain, il n’y a pas de risque d’inondation et signifiant pour la conservation foncière de savoir combien de lotissements sont susceptibles de payer l’impôt foncier et où ça se trouve…

Le fichier publié ne répond à aucune de ces questions. Alors qu’il aurait fallu avoir des gens, qui allaient aujourd’hui, sur la base d’Excel ou Access, des logiciels libres d’accès, élaborer des requêtes qui permettent aux clients dehors d’interroger une base de données du ministère de la construction pour savoir si ce terrain que je vais acheter à Bouaké ; si c’est loti ou approuvé.

C’est pour ça que je vous répète tout le temps que, Mamadou Koulibaly, président de la République, tout ce qui est cadastral, que ce soit le foncier urbain ou rural, tout ce qui est cadastre, on va regrouper au même endroit. On n’aura pas besoin de payer 18 milliards, et ça c’est le dernier paiement, a un institut public français pour venir appuyer le cadastre urbain, pour faciliter l’accès aux titres fonciers ou ACD. Est-ce que la Côte d’ivoire depuis 1960 n’a pas été capable de former des ingénieurs du sol, des ingénieurs de la construction, des ingénieurs civiles et militaires pour faire ce type de boulot ? Ce qui a été fait avec la sodefor, avec l’institut de télédétection a servi à quoi pour le moment ? les bases de données sont où ? les informations collectées servent à quoi ? puisqu’on a toujours des inondations à Abidjan, puisque les forêts sont toujours détruites ! 18 milliards pour que cet institut vienne nous apprendre à avoir accès à la propriété foncière urbaine. En plus, les 18 milliards, on ne les possède pas, c’est une banque publique française qui fait crédit à la Côte d’Ivoire pour payer une institution géographique française et puis garantis par le trésor public français, pour qu’on rembourse après. Alors, à quoi ça sert d’avoir un ministère de la construction du logement en Côte d’ivoire si c’est cet institut qui doit faire le travail ?

Ces 18 milliards auraient pu nous permettre de construire des égouts à Abidjan. Ce n’est pas des caniveaux qu’il nous faut à Abidjan aujourd’hui. Les égouts dans les grandes villes du monde, ce sont de véritables voies souterraines qui font 1m à 2m de hauteur, dans lesquels on peut circuler, pour collecter les eaux usées et les eaux pluviales de la ville, les convoyer dans un endroit où elles sont traitées avant d’être libérées.

Ça fait 5 ans, 5 ans que je coure après un titre foncier juste là à Azaguié. 5 ans, que les ministres se succèdent et puis le titre foncier ne sort pas. Et ça c’est moi, vous imaginez, et on n’a pas commencé les titres fonciers pour les paysans. Toutes les maisons à Abidjan sans titre foncier. L’impôt foncier dans le budget de l’État, a miraculeusement disparu. On ne distribue pas de titre foncier mais chaque fois on nous dit que le ministère a distribué tant de titres fonciers. Pourquoi la file d’attente est aussi longue ? Est-ce que s’est compliqué de faire des enquêtes et d’élaborer des titres fonciers pour les populations ? Est-ce qu’on a encore besoin 60 ans après d’aller payer 18 milliards à une instance publique étrangère ?

Si vous pensez sincèrement, que l’accès à la propriété foncière est un puissant moyen de réveiller le capital qui dort ici en Côte d’Ivoire, alors continuez de vous faire enrôler et le jour du vote, mobilisez-vous pour aller réussir ce pari et nous allons transformer la Côte d’Ivoire ensemble, parce que notre nombre, est notre force.

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Crise au Sahel : la responsabilité de la France se confirme

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La condamnation de Nicolas Sarkozy à cinq ans de prison dans l’affaire des financements libyens ne relève pas seulement d’un scandale politico-financier

La condamnation de Nicolas Sarkozy à cinq ans de prison dans l’affaire des financements libyens ne relève pas seulement d’un scandale politico-financier. Elle agit comme un miroir brutal de l’histoire récente : la guerre de 2011 en Libye, lancée sous l’impulsion de Paris, n’était pas seulement une croisade humanitaire contre Kadhafi. Elle portait aussi les relents d’une opération d’étouffement politique.

Quand Kadhafi menaçait de parler

À l’époque, Mouammar Kadhafi multipliait les signaux qu’il disposait de preuves compromettantes sur le financement de la campagne présidentielle de 2007. La perspective d’une révélation publique planait comme une épée de Damoclès sur l’Élysée. L’intervention militaire, sous couvert de protéger la population civile, a eu pour conséquence directe de réduire au silence un dirigeant devenu trop gênant.

Le chaos libyen, matrice de l’instabilité au Sahel

La disparition du régime a plongé la Libye dans un vide sécuritaire total. Armes en circulation libre, milices incontrôlées, réseaux criminels renforcés : ce chaos a rejailli sur tout le Sahel. Du Mali au Burkina Faso, les groupes armés ont prospéré, alimentés par les stocks libyens et par l’absence d’un État central fort à Tripoli. Résultat : une décennie plus tard, la région s’enfonce toujours dans une spirale de violences et de coups d’État militaires.

Un verdict qui éclaire le passé

En condamnant Sarkozy, la justice française met en lumière l’arrière-plan douteux d’une politique étrangère dont les conséquences continuent de ravager l’Afrique. Loin d’être un simple épisode judiciaire, ce verdict souligne la responsabilité historique de la France : celle d’avoir ouvert la boîte de Pandore libyenne pour des raisons où l’intérêt général se confondait avec des calculs personnels.



Le Sahel paie aujourd’hui le prix d’une intervention dont la sincérité humanitaire apparaît de plus en plus discutable. Et si la justice française juge l’homme Sarkozy, c’est bien la mémoire collective qui juge la stratégie française en Libye : un engrenage tragique dont l’Afrique ne s’est toujours pas remise.

Herve Christ

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Santé publique: les mauvaises priorités du gouvernement ivoirien

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Le Conseil des ministres du 17 septembre 2017 a adopté un décret réglementant les transports sanitaires terrestres, aériens et maritimes.

Le Conseil des ministres du 17 septembre 2017 a adopté un décret réglementant les transports sanitaires terrestres, aériens et maritimes. Présenté comme une étape de la réforme hospitalière, ce texte devait, selon le gouvernement ivoirien, renforcer l’offre de soins et répondre aux besoins des populations.

En réalité, ce décret illustre surtout le décalage profond entre les annonces officielles et les réalités vécues par les Ivoiriens. Alors que la majorité peine à trouver une ambulance fonctionnelle ou un centre de santé, l’État se préoccupe des transports sanitaires aériens et maritimes, dont seuls quelques privilégiés pourront bénéficier, notamment les membres du gouvernement.

Pendant que les hôpitaux publics souffrent d’un manque chronique de moyens (plateaux techniques vétustes, pénurie de médecins spécialisés, déficit de médicaments), occasionnant un manque d’accès de  la majorité des populations à des soins de qualité, surtout en zones rurales, ’État met en avant un dispositif prestigieux (transport aérien/maritime), pour donner l’impression d’être engagé dans la modernisation de son système sanitaire.

Cet intérêt du gouvernement pour l’organisation des transports sanitaires, surtout ceux aériens. interpelle davantage quand on sait, qu’ils en seront les premiers bénéficiaires. En effet,  ministres et hauts fonctionnaires sont les seuls à se faire soigner à l’étranger, bénéficiant même d’accords spéciaux, comme celui signé avec Corsair, qui leur accorde des réductions sur leurs billets et sur des soins dans des hôpitaux en France.

Résultat des courses : une médecine à deux vitesses s’installe. D’un côté, le peuple abandonné à des structures vétustes et sous-financées. De l’autre, une élite qui voyage à moindre coût pour se faire soigner à l’étranger, à moindre coût.

Ce décret, loin d’être une véritable réforme de santé publique d’intérêt, apparaît comme une mesure de prestige, vitrine politique destinée à donner l’image d’un État modernisateur, sans résoudre les problèmes de fond du système hospitalier ivoirien.

Hervé Christ

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France: François Bayrou enfin nommé Premier Ministre

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François Bayrou, Premier Ministre de France

Paris – Le 13 décembre 2024, le président Emmanuel Macron a nommé François Bayrou au poste de Premier ministre, succédant à Michel Barnier, dont le gouvernement a été renversé par une motion de censure.

François Bayrou, âgé de 73 ans, est un homme politique centriste de longue date et président du Mouvement Démocrate (MoDem). Il a précédemment occupé des postes ministériels, notamment celui de ministre de l’Éducation nationale de 1993 à 1997 et de ministre de la Justice en 2017.

Sa nomination intervient dans un contexte de blocage politique en France, avec une Assemblée nationale fragmentée entre plusieurs blocs : l’alliance de gauche, le Rassemblement national de Marine Le Pen et les alliés de Macron. Le gouvernement précédent de Michel Barnier a échoué à obtenir un soutien suffisant, conduisant à son renversement.

Dans son discours inaugural, François Bayrou a souligné l’importance de la justice sociale, du républicanisme et de la réconciliation nationale. Il a également mis l’accent sur la transparence et l’égalité des chances, promettant de rapprocher les politiques des citoyens.

Sous surveillannce démocratique de l´Assemblée Nationale, François Bayrou fait face à des défis majeurs, notamment la nécessité de former un gouvernement capable de naviguer dans un paysage politique divisé et de répondre aux préoccupations économiques et sociales pressantes du pays. Sa capacité à bâtir des consensus sera cruciale pour la stabilité politique et économique de la France.

Leadernews.ci 

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