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« Mamadou Koulibaly ne trahira pas le peuple de côte d´ivoire » Leopold Adou

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Depuis fin 2015, alors que M. Alassane Dramane Ouattara entreprend de modifier la constitution ivoirienne, le professeur d´économie Mamadou Koulibaly, fondateur du parti politique Liberté et Démocratie pour la République (LIDER) comprend que l´intention inavouée du roublard président de la république d´alors.

L´opposant va donc dénoncer le tripatouillage constitutionnel de M. Alassane Ouattara en vue de faire un troisième mandat. La stratégie de l´invétéré tricheur était pourtant claire arguer de la non-rétroactivité de la constitution en cours pour prétendre à une candidature à un troisième mandat constitutif.

L´opposition d´alors va mener le combat pour empêcher le changement de la constitution, mais les manifestations seront réprimées violemment et les initiateurs dont Mamadou Koulibaly arrêtés.  Acculé par ses mandats occidentaux et particulièrement le gouvernement français, M. Alassane Dramane Ouattara va déployer un arsenal de juristes et autres experts constitutionalistes soutenus par les ministres de son gouvernement aux fins de démontrer l´impossibilité pour le président sortant c´est-à-dire M. Ouattara, d´être candidat à une quelconque élection présidentielle sur la base du principe de limitation des mandats. Principe repris dans son intégralité dans la nouvelle constitution sous-tendue lui-même par le principe de continuité du mandat constitutionnel, car en effet M. Alassane Dramane Ouattara a continué son deuxième mandat dans la troisième république qui en devenait de fait le premier.

La force de la démonstration très médiatisée a fini par convaincre même dans le camp des opposants au projet de modification constitutionnelle, sauf Mamadou Koulibaly qui restait convaincu de la duplicité du Chef de l´Etat. Dans l´une de ses régulières adresses aux ivoiriens l´opposant ivoirien démontrait que M. Alassane Dramane Ouattara manifestait des signes inquiétants de confiscation du pouvoir.

Août 2020 donnera raison à Mamadou Koulibaly, Ouattara a renié sa parole et nié avoir dit qu´il ne modifiait pas la constitution pour faire un troisième mandat consécutif. Ses experts et juristes ont fait la démonstration de leur perversité. L´iniquité était consommée. Même le Ministre Abinan Kouakou Pascal qui lors d´un point de presse avait juré par tous les dieux de mettre sa main au feu si M. Alassane Dramane Ouattara se portait candidat, ne reconnait pas ses propres paroles, touché par la versatilité. Dès lors que, la violation de la constitution par le Chef de l´Etat fut constatée le peuple de Côte d´Ivoire et l´opposition engage des manifestations sur toute l´entendue du territoire national pour contester la forfaiture alassaniste.

Par la violation de la constitution M. Alassane Ouattara a fini de convaincre les ivoiriens sur son imposture.

Depuis Août donc Mamadou Koulibaly est engagé auprès du peuple de Côte d´Ivoire dans la protestation contre le troisième mandat. Cette lutte démocratique pour le respect de la constitution de la Côte d´Ivoire et pour la défense des valeurs républicaines, baptisée « Non au 3eme mandat », s´est durcie avec la répression brutale du gouvernement Ouattara. Suite à l´entêtement de M. Alassane Dramane Ouattara, la désobéissance civile fut lancée, Mamadou Koulibaly était toujours présent pour donner de la voix. Son message au stade Felix Houphouet Boigny le 10 octobre 2020 résonne encore fortement dans la conscience du peuple ivoirien.

Non Mamadou Koulibaly n´a pas trahi ses convictions, il n´a pas trahi les aspirations du peuple de Côte d´Ivoire.  L´homme politique qu´il est, est connu et reconnu pour sa constance. Durant le boycotte de l´élection présidentielle d´octobre 2020 lancé par les partis de l´opposition, Mamadou Koulibaly est resté sur sa position. Après la réussite du boycott et la mise en place du Conseil National de Transition, Mamadou Koulibaly est resté constant. D’ailleurs lors de l´entretien de son parti avec le président Henri Konan Bédié chef de fil de l´opposition, les ivoiriens ont pu reconnaitre la hargne de l´homme. Rassurer vous Mamadou Koulibaly reste combatif et déterminé dans le combat pour la restauration de la démocratie et de l´instauration des valeurs républicaines en Côte d´Ivoire. Il ne trahira pas la lutte, il ne trahira pas le peuple de Côte d´Ivoire car sans le peuple Mamadou Koulibaly n´est rien. Quand l´homme politique a pleinement conscience que le pouvoir appartient au peuple, il assume advienne que pourra son rôle de porte-drapeau des aspirations du peuple.

Les ivoiriens voulaient voir Mamadou Koulibaly dans une structure unissant des leaders politiques de l´opposition ce qui est fait depuis quelques temps. Comme pour dire que l´homme politique qu´il est, n´est ni sectaire ni clanique mais plutôt qu´il sait occuper sa place dans un groupe. Oui il ne parle pas en dehors du cadre d´unité de l´opposition et ce pour laisser libre cours à ceux qui doivent parler de parler. Mamadou Koulibaly n´a donc pas perdu sa langue encore moins vendu la lutte comme les manipulateurs de toujours tentent à le faire croire et il parlera.

Au lieu de chercher Mamadou Koulibaly avec une touche à Abidjan comme Talès, pourquoi ne pas commencer à mettre en pratique ses recommandations, comme pour lui montrer que son travail de réveil des consciences a porté ses fruits. Au lieu de décharger notre peur et frustration sur Mamadou Koulibaly, démontrons-lui que « le pouvoir appartient au peuple » et qu´un « peuple uni jamais ne sera vaincu ». Tuons en nous nos peurs, retroussons nos manches, inscrivons notre combat dans la durée et allons ensemble remporter les victoires démocratiques pour l´amour de la Côte d´Ivoire. C´est là que Mamkoul nous attend.

La lutte continue! Dieu protège la Côte d´Ivoire !

Leopold VII Adou, Ecrivain, DRI LIDER Portugal

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ZOA: Média panafricain ou paris-africain?

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ZOA: Média panafricain ou paris-africain?

La France ne se lasse jamais de vouloir parler au nom de l’Afrique. Après avoir perdu du terrain politique et diplomatique, et face au rejet croissant de ses médias traditionnels comme RFI et France 24, voici qu’elle revient avec un nouvel outil de communication : ZOA, un média qu’elle ose qualifier de « panafricain, par et pour les jeunes Africains ».

Cette initiative, loin d’être anodine, révèle trois réalités : l’illégitimité, la condescendance et les incohérences de la démarche française.

Une appropriation illégitime du panafricanisme

Le terme panafricain n’est pas une étiquette marketing. C’est un combat, une idéologie née dans la douleur des luttes contre l’esclavage, la colonisation et le néocolonialisme. Il a porté les voix de Nkrumah, Sankara, Lumumba, Kadhafi et de tant d’autres figures qui ont rêvé d’une Afrique unie et souveraine.

Que la France, ancienne puissance coloniale, ose aujourd’hui brandir ce mot pour vendre son projet ZOA est une provocation historique. Car n’est-ce pas cette même France qui, en 2011, a été l’un des acteurs majeurs de la chute et de l’assassinat de Mouammar Kadhafi, dont les ambitions panafricaines effrayaient l’Occident ?

Comment peut-elle, après avoir contribué à détruire l’un des projets d’unité africaine les plus concrets de notre époque, prétendre aujourd’hui défendre un média « panafricain » ?

La condescendance éternelle

ZOA illustre une fois de plus le réflexe paternaliste français : dicter à l’Afrique ce qu’elle doit penser, comment elle doit s’informer et à travers quels canaux elle doit s’exprimer.

Présenter ZOA comme un média « par les jeunes Africains » quand il est financé et piloté en arrière-plan par l’État français est une insulte à l’intelligence de cette jeunesse africaine qui réclame avant tout autonomie et souveraineté.

Cette démarche trahit une profonde condescendance : celle d’un pays qui se croit encore indispensable à l’Afrique, alors même que les peuples africains réclament haut et fort de parler pour eux-mêmes.

Une stratégie désespérée face à la perte de crédibilité

En réalité, ZOA n’est qu’un pansement sur une hémorragie. Face au discrédit total de France 24 et RFI, accusés d’être des relais de propagande française et bannis dans plusieurs pays africains, Paris tente une opération de camouflage.

Changer le nom, cibler les jeunes et jouer la carte du numérique n’effacera pas la vérité : il s’agit toujours d’un instrument d’influence, d’un prolongement de la diplomatie française.

ZOA ne cherche pas à renforcer le panafricanisme, mais à le vider de son sens, à en proposer une version édulcorée et inoffensive pour neutraliser le véritable mouvement panafricaniste qui gagne du terrain partout sur le continent.

Un sabotage maquillé en innovation

ZOA n’est pas un média panafricain. C’est une tentative de sabotage idéologique, une manœuvre désespérée pour détourner la jeunesse africaine de ses vraies luttes.

Le panafricanisme ne se décrète pas depuis Paris. Il ne se construit pas avec l’argent ni les intentions d’un État qui a toujours défendu ses intérêts au détriment de l’Afrique.

La jeunesse africaine n’a pas besoin de ZOA. Elle a besoin de ses propres voix, ses propres plateformes et sa propre narration, indépendante de toute tutelle coloniale ou néocoloniale.

En un mot, ZOA n’est pas la voix des Africains, c’est l écho d’une françafrique agonisante qui refuse de mourir.

Herve Christ

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Crise au Sahel : la responsabilité de la France se confirme

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La condamnation de Nicolas Sarkozy à cinq ans de prison dans l’affaire des financements libyens ne relève pas seulement d’un scandale politico-financier

La condamnation de Nicolas Sarkozy à cinq ans de prison dans l’affaire des financements libyens ne relève pas seulement d’un scandale politico-financier. Elle agit comme un miroir brutal de l’histoire récente : la guerre de 2011 en Libye, lancée sous l’impulsion de Paris, n’était pas seulement une croisade humanitaire contre Kadhafi. Elle portait aussi les relents d’une opération d’étouffement politique.

Quand Kadhafi menaçait de parler

À l’époque, Mouammar Kadhafi multipliait les signaux qu’il disposait de preuves compromettantes sur le financement de la campagne présidentielle de 2007. La perspective d’une révélation publique planait comme une épée de Damoclès sur l’Élysée. L’intervention militaire, sous couvert de protéger la population civile, a eu pour conséquence directe de réduire au silence un dirigeant devenu trop gênant.

Le chaos libyen, matrice de l’instabilité au Sahel

La disparition du régime a plongé la Libye dans un vide sécuritaire total. Armes en circulation libre, milices incontrôlées, réseaux criminels renforcés : ce chaos a rejailli sur tout le Sahel. Du Mali au Burkina Faso, les groupes armés ont prospéré, alimentés par les stocks libyens et par l’absence d’un État central fort à Tripoli. Résultat : une décennie plus tard, la région s’enfonce toujours dans une spirale de violences et de coups d’État militaires.

Un verdict qui éclaire le passé

En condamnant Sarkozy, la justice française met en lumière l’arrière-plan douteux d’une politique étrangère dont les conséquences continuent de ravager l’Afrique. Loin d’être un simple épisode judiciaire, ce verdict souligne la responsabilité historique de la France : celle d’avoir ouvert la boîte de Pandore libyenne pour des raisons où l’intérêt général se confondait avec des calculs personnels.



Le Sahel paie aujourd’hui le prix d’une intervention dont la sincérité humanitaire apparaît de plus en plus discutable. Et si la justice française juge l’homme Sarkozy, c’est bien la mémoire collective qui juge la stratégie française en Libye : un engrenage tragique dont l’Afrique ne s’est toujours pas remise.

Herve Christ

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Le Premier Ministre Sénégalais Ousmane Sonko, recadre Emmanuel Macron

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Monsieur Ousmane Sonko, actuel Premier Ministre Sénégalais

Lors de la Conférence des ambassadrices et ambassadeurs à l’Élysée le 6 janvier 2025, Emmanuel Macron a consacré une large partie de son intervention à l’Afrique. Il a abordé les relations historiques, les défis actuels et les orientations stratégiques de la France.

Dans son allocution affirmait entre outres que « qu’aucun pays africain ne serait aujourd’hui souverain, si la France ne s’était déployée » ou encore « Nous avons proposé aux chefs d’État africains de réorganiser notre présence », Il expliquait également “Comme on est très polis, on leur a laissé la primauté de l’annonce », indiquant que plusieurs de ces pays « ne voulaient pas enlever l’armée française ni la réorganiser ». A la suite de cette sortie jugée irrespectueuse et irresponsables par plusieurs analystes politiques, le Premier Ministre Sénégalais Ousmane Sonko a réagi pour à porter un démenti cinglant, recadrant de ce fait le président français.

Selon Monsieur Sonko  » Le Président Emanuel Macron a affirmé aujourd’hui que le départ annoncé des bases françaises aurait été négocié entre les pays africains qui l’ont décrété et la France. Il poursuit en estimant que c’est par simple commodité et par politesse que la France a consenti la primeur de l’annonce à ces pays africains.

Je tiens à dire que, dans le cas du Sénégal, cette affirmation est totalement erronée. Aucune discussion ou négociation n’a eu lieu à ce jour et la décision prise par le Sénégal découle de sa seule volonté, en tant que pays libre, indépendant et souverain. Il déclare, enfin, « qu’aucun pays africain ne serait aujourd’hui souverain, si la France ne s’était déployée ». Constatons que la France n’a ni la capacité ni la légitimité pour assurer à l’Afrique sa sécurité et sa souveraineté.

Bien au contraire, elle a souvent contribué à déstabiliser certains pays africains comme la Libye avec des conséquences désastreuses notées sur la stabilité et la sécurité du Sahel.

C’est enfin le lieu de rappeler au Président Macron que si les soldats Africains, quelquefois mobilisés de force, maltraités et finalement trahis, ne s’étaient pas déployés lors la deuxième guerre mondiale pour défendre la France, celle-ci serait, peut être aujourd’hui encore, Allemande. »

Saint Leo @Leadernewsci

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