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Achat d’armes contre Gbagbo en 2010: le capitaine Zebré Souleymane dénonce les financiers

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Capitaine Zebré Souleymane, ex chef de guerre de la rebellion ivoirienne-image d'illustration

Zebré Souleymane, l’un des grands acteurs de la rébellion 2002 s’est mis à table. Le Capitaine Souley fait des révélations sur l’achat lors de cette crise.

Zebré Souleymane alias capitaine Souley (Nom de guerre) a enfin parlé suite à son interpellation par le procureur de la République. Il a enfin dit des choses qui étaient cachées depuis belle lurette. C’est après avoir reçu l’autorisation de Guillaume Soro d’en parler que Zébré Souleymane, l’un des grands acteurs de la rébellion de 2002, s’est mis à table.
Je rappelle que le capitaine Souley,qui est un homme très discret, est un fidèle parmi les fidèles de Guillaume Soro depuis le déclenchement de la rébellion.

Il fut candidat malheureux RHDP en Octobre 2018 à la mairie de Meagui. Ses déclarations face à Franklin Nyamsi, un autre fidèle de Guillaume Soro, montrent la face hideuse du pouvoir en place. Elles confirment tout le mal que nous avons toujours pensé de notre justice. Et je vais démontrer mes propos à travers l’analyse qui suit.

Dans sa déclaration qu’il a faite à Franklin Nyamsi en direct sur la page Facebook et YouTube de ce dernier, il a disculpé Guillaume Soro de la tentative de coup d’État que le pouvoir a collé sur son dos. Il a également disculpé Soul To Soul de la complicité de tentative de coup d’État que le pouvoir a collé sur son dos après la découverte d’un arsenal de guerre dans sa résidence secondaire de Bouaké.

Il a cité photocopie, le jeune frère du gourou du Restaurant, comme le financier des véhicules et armes achetés pendant la crise post-electorale pour mener l’offensive contre Gbagbo. Il a enfin cité Guillaume Soro, photocopie et le général Soumaila Bakayoko, chef d’état major de l’armée au moment des faits ,comme étant ceux qui étaient informés de l’existence de cet arsenal de guerre au domicile de Soul To Soul. Arsenal de guerre pour lequel Soul To Soul a inutilement fait la prison pour faire mal à Guillaume Soro.

Dans sa déclaration,le capitaine Souley a démontré que les kalachnikovs qui se trouvaient au siège de GPS, anciennement annexe de la Primature et de l’Assemblée Nationale, qui appartenaient à la garde rapprochée de Guillaume Soro en tant que Président d’Institution,ne pouvaient, contrairement à ce qu’a annoncé le procureur,faire un coup d’État. Il a ,la main sur le cœur et le Coran, nié le fait que Guillaume Soro ait eu l’intention de faire un coup d’État.

Selon lui,le contexte actuel ne s’y prête pas. Et pourquoi faire un coup d’État contre quelqu’un qu’on a contribué à installer par les armes? Se demande t-il. Et le capitaine Souley de demander au gourou du Restaurant de mettre un peu d’eau dans son vin et d’appeler celui qu’il a considéré comme son fils ,en la personne de Guillaume Soro, à un dialogue afin de faire baisser la tension politique. Proposition que je soutiens fortement.

Ce que je retiens de la déclaration du capitaine Souley,c’est que c’est par dépit qu’il a été obligé de se mettre à table.C’est un homme frustré qu’il m’a été donné de voir. Frustré, comme nous tous, compagnons de Guillaume Soro, d’avoir été récompensés de cette manière par le pouvoir en place. Frustrés de constater que c’est sur nous qu’on retourne aujourd’hui la répression qui s’était abattue sur les gars du pouvoir lorsqu’ils étaient dans l’opposition.

Et je peux vous assurer que le déballage n’est pas fini. Guillaume Soro avait mis en veilleuse ses déballages suite à l’intervention de certains chefs d’Etat amis qui avaient été contactés par le gourou du Restaurant,selon ses confidences. Mais compte tenu de l’attitude du gourou du Restaurant vis à vis de lui aujourd’hui,il n’a plus d’autres choix que de vider son ventre de calao au nom de la vérité.

Surtout que nos amis GOR ne viennent pas lui demander de mentir en affirmant que c’est Laurent Gbagbo qui a gagné les élections pour faire mal au gourou du Restaurant. Guillaume Soro ne dira pas de mensonges pour faire plaisir ou pour faire mal. Je souhaite donc qu’au nom de la vérité,lors du procès de Guillaume Soro sur cette accusation de tentative de coup d’Etat que le pouvoir a collé sur son dos,des gens comme photocopie,le général Bakayoko et autres soient entendus. Mais notre justice aura t-elle le courage de les entendre ? Surtout qu’elle a refusé de les entendre lorsque le capitaine Souley a cité leur nom dans sa déposition lors de son audition en 2017 dans l’affaire de la cache d’armes chez Soul To Soul.

Chers tous,vous comprenez pourquoi l’État s’est précipité pour se retirer de la cour africaine des droits de l’homme ! Car, lorsque cette Cour traitera dans le fond, en Juin, le dossier relatif à cette accusation de coup d’État que le pouvoir a collé sur le dos de Guillaume Soro,des vérités risquent d’y être dîtes.

Vérités qui risquent de salir la réputation d’homme policé que s’est donnée le gourou du Restaurant et qui risquent de mettre à nu le visage de notre justice. C’est également lors de ce procès, devant la Cour africaine des droits de l’homme ,que tous ceux qui réclament le reste de la bande audio qui a servie d’alibi contre Guillaume Soro auront leurs réponses. Cette bande audio, manipulée pour les besoins de la cause en y retranchant des parties importantes,servira d’alibi pour éventrer le complot savamment ourdi contre Guillaume Soro.

Et ils sauront que cette affaire de tentative de coup d’Etat de Guillaume Soro et cette affaire de recel et de blanchiment de deniers publics ne sont que des complots pour l’écarter de la course au pouvoir parce que jugé,par les différents sondages commandités par le gourou du Restaurant, comme étant le favori de ces élections présidentielles à venir. Bref,le capitaine Souley vient d’eventrer, par sa révélation,le complot ourdi contre Guillaume Soro.
Et cela peut se démontrer lors d’un procès indépendant.

Je dis bien un procès indépendant et non un procès auquel nous assistons lors des auditions des pro-Soro. C’est de ce procès indépendant qu’a peur le pouvoir. Voici pourquoi il s’est retiré de la Cour africaine des droits de l’homme. C’est la réflexion, l’analyse que m’inspire la déclaration du capitaine Souley.

Nous attendons maintenant les réactions des mis en cause par le capitaine Souley. Surtout qu’on ne lui demande pas de venir faire son témoignage devant notre justice. Nous en connaissons déjà les conclusions. Chez nous,on te condamne avant de t’avoir écouté. Que Dieu nous garde.

Source: Yeclo

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ZOA: Média panafricain ou paris-africain?

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ZOA: Média panafricain ou paris-africain?

La France ne se lasse jamais de vouloir parler au nom de l’Afrique. Après avoir perdu du terrain politique et diplomatique, et face au rejet croissant de ses médias traditionnels comme RFI et France 24, voici qu’elle revient avec un nouvel outil de communication : ZOA, un média qu’elle ose qualifier de « panafricain, par et pour les jeunes Africains ».

Cette initiative, loin d’être anodine, révèle trois réalités : l’illégitimité, la condescendance et les incohérences de la démarche française.

Une appropriation illégitime du panafricanisme

Le terme panafricain n’est pas une étiquette marketing. C’est un combat, une idéologie née dans la douleur des luttes contre l’esclavage, la colonisation et le néocolonialisme. Il a porté les voix de Nkrumah, Sankara, Lumumba, Kadhafi et de tant d’autres figures qui ont rêvé d’une Afrique unie et souveraine.

Que la France, ancienne puissance coloniale, ose aujourd’hui brandir ce mot pour vendre son projet ZOA est une provocation historique. Car n’est-ce pas cette même France qui, en 2011, a été l’un des acteurs majeurs de la chute et de l’assassinat de Mouammar Kadhafi, dont les ambitions panafricaines effrayaient l’Occident ?

Comment peut-elle, après avoir contribué à détruire l’un des projets d’unité africaine les plus concrets de notre époque, prétendre aujourd’hui défendre un média « panafricain » ?

La condescendance éternelle

ZOA illustre une fois de plus le réflexe paternaliste français : dicter à l’Afrique ce qu’elle doit penser, comment elle doit s’informer et à travers quels canaux elle doit s’exprimer.

Présenter ZOA comme un média « par les jeunes Africains » quand il est financé et piloté en arrière-plan par l’État français est une insulte à l’intelligence de cette jeunesse africaine qui réclame avant tout autonomie et souveraineté.

Cette démarche trahit une profonde condescendance : celle d’un pays qui se croit encore indispensable à l’Afrique, alors même que les peuples africains réclament haut et fort de parler pour eux-mêmes.

Une stratégie désespérée face à la perte de crédibilité

En réalité, ZOA n’est qu’un pansement sur une hémorragie. Face au discrédit total de France 24 et RFI, accusés d’être des relais de propagande française et bannis dans plusieurs pays africains, Paris tente une opération de camouflage.

Changer le nom, cibler les jeunes et jouer la carte du numérique n’effacera pas la vérité : il s’agit toujours d’un instrument d’influence, d’un prolongement de la diplomatie française.

ZOA ne cherche pas à renforcer le panafricanisme, mais à le vider de son sens, à en proposer une version édulcorée et inoffensive pour neutraliser le véritable mouvement panafricaniste qui gagne du terrain partout sur le continent.

Un sabotage maquillé en innovation

ZOA n’est pas un média panafricain. C’est une tentative de sabotage idéologique, une manœuvre désespérée pour détourner la jeunesse africaine de ses vraies luttes.

Le panafricanisme ne se décrète pas depuis Paris. Il ne se construit pas avec l’argent ni les intentions d’un État qui a toujours défendu ses intérêts au détriment de l’Afrique.

La jeunesse africaine n’a pas besoin de ZOA. Elle a besoin de ses propres voix, ses propres plateformes et sa propre narration, indépendante de toute tutelle coloniale ou néocoloniale.

En un mot, ZOA n’est pas la voix des Africains, c’est l écho d’une françafrique agonisante qui refuse de mourir.

Herve Christ

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Crise au Sahel : la responsabilité de la France se confirme

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La condamnation de Nicolas Sarkozy à cinq ans de prison dans l’affaire des financements libyens ne relève pas seulement d’un scandale politico-financier

La condamnation de Nicolas Sarkozy à cinq ans de prison dans l’affaire des financements libyens ne relève pas seulement d’un scandale politico-financier. Elle agit comme un miroir brutal de l’histoire récente : la guerre de 2011 en Libye, lancée sous l’impulsion de Paris, n’était pas seulement une croisade humanitaire contre Kadhafi. Elle portait aussi les relents d’une opération d’étouffement politique.

Quand Kadhafi menaçait de parler

À l’époque, Mouammar Kadhafi multipliait les signaux qu’il disposait de preuves compromettantes sur le financement de la campagne présidentielle de 2007. La perspective d’une révélation publique planait comme une épée de Damoclès sur l’Élysée. L’intervention militaire, sous couvert de protéger la population civile, a eu pour conséquence directe de réduire au silence un dirigeant devenu trop gênant.

Le chaos libyen, matrice de l’instabilité au Sahel

La disparition du régime a plongé la Libye dans un vide sécuritaire total. Armes en circulation libre, milices incontrôlées, réseaux criminels renforcés : ce chaos a rejailli sur tout le Sahel. Du Mali au Burkina Faso, les groupes armés ont prospéré, alimentés par les stocks libyens et par l’absence d’un État central fort à Tripoli. Résultat : une décennie plus tard, la région s’enfonce toujours dans une spirale de violences et de coups d’État militaires.

Un verdict qui éclaire le passé

En condamnant Sarkozy, la justice française met en lumière l’arrière-plan douteux d’une politique étrangère dont les conséquences continuent de ravager l’Afrique. Loin d’être un simple épisode judiciaire, ce verdict souligne la responsabilité historique de la France : celle d’avoir ouvert la boîte de Pandore libyenne pour des raisons où l’intérêt général se confondait avec des calculs personnels.



Le Sahel paie aujourd’hui le prix d’une intervention dont la sincérité humanitaire apparaît de plus en plus discutable. Et si la justice française juge l’homme Sarkozy, c’est bien la mémoire collective qui juge la stratégie française en Libye : un engrenage tragique dont l’Afrique ne s’est toujours pas remise.

Herve Christ

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Le Premier Ministre Sénégalais Ousmane Sonko, recadre Emmanuel Macron

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Monsieur Ousmane Sonko, actuel Premier Ministre Sénégalais

Lors de la Conférence des ambassadrices et ambassadeurs à l’Élysée le 6 janvier 2025, Emmanuel Macron a consacré une large partie de son intervention à l’Afrique. Il a abordé les relations historiques, les défis actuels et les orientations stratégiques de la France.

Dans son allocution affirmait entre outres que « qu’aucun pays africain ne serait aujourd’hui souverain, si la France ne s’était déployée » ou encore « Nous avons proposé aux chefs d’État africains de réorganiser notre présence », Il expliquait également “Comme on est très polis, on leur a laissé la primauté de l’annonce », indiquant que plusieurs de ces pays « ne voulaient pas enlever l’armée française ni la réorganiser ». A la suite de cette sortie jugée irrespectueuse et irresponsables par plusieurs analystes politiques, le Premier Ministre Sénégalais Ousmane Sonko a réagi pour à porter un démenti cinglant, recadrant de ce fait le président français.

Selon Monsieur Sonko  » Le Président Emanuel Macron a affirmé aujourd’hui que le départ annoncé des bases françaises aurait été négocié entre les pays africains qui l’ont décrété et la France. Il poursuit en estimant que c’est par simple commodité et par politesse que la France a consenti la primeur de l’annonce à ces pays africains.

Je tiens à dire que, dans le cas du Sénégal, cette affirmation est totalement erronée. Aucune discussion ou négociation n’a eu lieu à ce jour et la décision prise par le Sénégal découle de sa seule volonté, en tant que pays libre, indépendant et souverain. Il déclare, enfin, « qu’aucun pays africain ne serait aujourd’hui souverain, si la France ne s’était déployée ». Constatons que la France n’a ni la capacité ni la légitimité pour assurer à l’Afrique sa sécurité et sa souveraineté.

Bien au contraire, elle a souvent contribué à déstabiliser certains pays africains comme la Libye avec des conséquences désastreuses notées sur la stabilité et la sécurité du Sahel.

C’est enfin le lieu de rappeler au Président Macron que si les soldats Africains, quelquefois mobilisés de force, maltraités et finalement trahis, ne s’étaient pas déployés lors la deuxième guerre mondiale pour défendre la France, celle-ci serait, peut être aujourd’hui encore, Allemande. »

Saint Leo @Leadernewsci

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