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Alassane Ouattara: «je ne veux pas me retrouver président à 90 ans »

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S.E.M Alassane Ouattara président de la République de Côte d'Ivoire

En Côte d’Ivoire, la question d’un éventuel troisième mandat d’Alassane Ouattara fait sans doute la Une de l’actualité politique. Après la mort de l’ancien candidat de la RHDP, le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly (AGC), les yeux sont braqués sur le chef d’Etat ivoirien en ce qui concerne sa prochaine décision sur le représentant du parti à la prochaine présidentielle 2020 dans le pays.

Alassane Outtara optera-t-il pour un troisième mandat en Côte d’Ivoire suite au décès inattendu de son ancien Premier ministre, AGC ? C’est bien la question qui est sur presque toutes les lèvres dans la classe politique ivoirienne. Une situation qui rappelle la ferme position du président ivoirien sur le sujet autrefois. Le chef d’Etat ivoirien avait fait savoir le 05 mars dernier à Yamoussoukro qu’il ne sera pas candidat pour un troisième mandat dans le pays.

De même, le jeudi 12 mars 2020 à Sofitel Hôtel Ivoire à l’occasion du choix de Amadou Gon Coulibaly, Alassane Ouattara avait fait des déclarations qui restent gravées dans la tête de beaucoup d’observateurs. « En rédigeant la nouvelle constitution, je me souviens que mon frère et ami Ouraga Obou m’a dit mais Président si on laisse la constitution en état, ça veut dire que tu peux faire deux autres mandats. J’ai dit Ouraga, moi je ne ferai pas quatre mandats parce que je ne veux pas me retrouver président à 90 ans », avait raconté le Président Alassane Ouattara.

Le chef d’Etat ivoirien avait aussi évoqué le caractère complexe de la charge du président qui mérite ainsi « un repos réparateur ». Pour Ouattara, si certains savaient la charge et la responsabilité qu’incombait le poste de président, ils allaient simplement se retirer. « A partir d’un certain âge, eux-mêmes ne chercheraient plus à être président. (…) mais tous les soirs on m’amène deux valises de documents, des notes, des signatures. (…) ayez pitié de moi ! Laissez-moi partir (rire) pour consacrer du temps à moi-même, a mes enfants à mes petits-enfants, je suis sûr que vous me comprenez » avait laissé entendre Ouattara.

Seulement qu’au vu du contexte actuel qu’a imposé le décès du Premier ministre ivoirien Amandou Gon Coulibaly, il est probable que Ouatarra renonce à son engagement solennel.

Pastoré

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Rétablissement des droits de M. Gbagbo Laurent: il ne reste plus qu’aux RHDP d’appliquer la décision

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M. Laurent Gbagbo images d'illustrations

Décryptage juridique de Jean Bonin suite à la décision de la CADHP demandant à l’Etat de Côte d’Ivoire de rétablir Gbagbo dans ses droits.

Suite à la décision de la Cour Africaine des Droit de l’Homme et des Peuples (CADHP) instruisant à l’Etat de Côte d’Ivoire de rétablir dans ses droits civils et politiques M. Gbagbo Laurent, de nombreux militant du RHDP, soudainement devenus des néo chantres du souverainisme, croient naïvement que leur régime pourra se réfugier derrière un pseudo repli ultra nationaliste pour ignorer la portée d’une décision de justice internationale.

 

Ils ont tort. La jurisprudence ivoirienne en la matière est constante. Y compris celle du Conseil Constitutionnel. En effet, aux 123 de la Constitution de 2016, les Traités ou Accords régulièrement ratifiés ont, dès leur publication, une autorité supérieure à celle des lois, sous réserve, pour chaque accord ou traité, de son application par l’autre partie.

 

Alea Jacta Est. Dura lex, sed lex. Nos amis du RDR/RHDP ignorent peut-être que la Côte d’Ivoire est partie à pas moins de 56 instruments juridiques internationaux relatifs aux Droits de l’Homme. Ces instruments constituent, avec la Constitution et les lois, l’essentiel du corpus juridique des Droits de l’Homme en Côte d’Ivoire.

 

Ces instruments juridiques internationaux relatifs aux Droits de l’Homme ont tous été ratifiés par la Côte d’Ivoire. Ainsi avons-nous notamment :

 

1. Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948

 

2. Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples de 1981 : ratifiée le 06 janvier 1992 ;

 

3. Pacte International relatif aux droits civils et Politiques : ratifié le 26 mars 1992 ;

 

4. Protocole facultatif se rapportant au pacte international relatif aux droits civils et politiques : ratifié le 05 mars 1997 ;

 

5 – Charte Africaine des Droits et du Bien-être de l’enfant: ratifiée le 27 février 2004 ;

 

6 – Protocole relatif à la CADHP portant création de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples: ratifié le 06 janvier 1992 ;

 

7 – Protocole relatif à la Cour de justice de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest: ratifié le 25 juillet 1996 ;

 

8 – Traité révisé de la CEDEAO : ratifié le 25 juillet 1996.

 

Les dernières décisions de la CADHP relatives au rétablissement de M. Soro Guillaume puis de M. Gbagbo Laurent l’ont été dans le cadre des conventions internationales dûment ratifiées par notre pays.

 

Le pays ne peut donc opportunément renier sa propre signature. Cela discréditerait davantage les autorités provisoirement à la tête de notre pays. Ce serait un incroyable recul démocratique. Un précédent qui ne resterait évidemment pas sans suite.

 

Le dernier communiqué de l’Union européenne qui rappelle aux autorités ivoiriennes que les Etats-membres sont soucieux du respect des normes et des règles internationales sont une piqûre de rappel qui devraient inciter M. Ouatara a plus d’humilité et de responsabilité.

 

Si le régime RHDP veut préserver le minimum de crédibilité qui lui reste en ce moment il ne lui reste plus qu’à appliquer cette décision faute de quoi il se mettrait durablement à dos la communauté internationale à laquelle il doit pourtant son pouvoir actuel.

 

Source: yeclo

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L’ex préfet Vincent Toh Bi Irié revient à la charge: ” Papa, Tantie, Tata, ça suffit comme ça !!! “

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M. Vincent Toh Bi Irié, ex préfet d'Abidjan

Vincent Toh Bi, ex-préfet d’Abidjan, se prononce ce 25 septembre 2020, sur le fonctionnement de l’Administration  ivoirienne.

PAPA, TANTIE, TATA, ÇA SUFFIT COMME ÇA!!!

PAPA, TANTIE, TATA, ÇA SUFFIT COMME ÇA!!!

Publiée par Vincent Toh Bi Irié ce Vendredi 25 septembre 2020

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Côte d’Ivoire – Élections: le casting pervers de Dramane Ouattara

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...Sur une quarantaine de candidatures, quatre (04) ont été retenues; celles de Alassane Dramane Ouattara (RDR), de Henri Konan Bédié (PDCI), Pascal Affi N'guessan (FPI) et Konan Kouakou Bertin (Indépendant).

Le lundi 14 septembre 2020, le Conseil Constitutionnel ivoirien à délibéré sur les candidatures à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020. Sur une quarantaine de candidatures, quatre (04) ont été retenues; celles de Alassane Dramane Ouattara (RDR), de Henri Konan Bédié (PDCI), Pascal Affi N’guessan (FPI) et Konan Kouakou Bertin (Indépendant).

Cette délibération du Conseil Constitutionnel à remis en scelle la question de la confiance des ivoiriens en leur institution. En effet, s’il est vrai que le rejet de nombreuses candidatures fantaisistes n’a surpris personne, et que celui des candidatures de Laurent Gbagbo et de Soro Guillaume avait été, en amont, planifié, par leur retrait sur la liste électorale, le rejet de la candidature du Professeur Mamadou Koulibaly, a surpris, choqué et indigné de nombreux ivoiriens et observateurs de la vie politique en Côte d’Ivoire.

Un casting à caractère tribal

Il est un secret de polichinelle en Côte d’Ivoire que la liste des candidats retenus pour l’élection d’octobre 2020 a été dressée par le président Alassane Dramane Ouattara himself. Des indiscrétions révèlent même que la première liste arrêtée par le Conseil Constitutionnel , et qui a plongé le président ivoirien dans une colère vive contre Mamadou Koné, président de la dite institution, contenait le nom du Professeur Mamadou Koulibaly.

Et quand on connaît la forte propension des ivoiriens au militantisme politique sur fonds de considérations tribales, les calculs machiavéliques de Dramane Ouattara, qui ont  motivé le choix des candidats qu’il a imposés au Conseil Constitutionnel, sautent aux yeux. Nous avons 3 candidats d’origine “Akans”, peuple du centre de la Côte d’Ivoire, (Henri K. Bédié, Konan K. Bertin, P. Affi N’guessan), aucun candidat de l’ouest (fief de Laurent Gbagbo) et 1 candidats du nord (Alassane Dramane Ouattara)

Le président ivoirien, candidat à un 3e mandat anticonstitutionnel, a d’abord pris soin d’éliminer tous les candidats sérieux originaires du nord, que sont Mamadou Koulibaly et Soro Guillaume, pour ne pas prendre le risque de perdre des voix dans cette partie du pays, son fief électoral traditionnel. Ensuite, il souhaite émietter les voix de Henri Konan Bédié, seul challenger sérieux, dans le centre du pays,  son fief naturel, en lui opposant deux autres acteurs politiques, tous aussi “Akans”. Les populations de l’ouest sont quand à elles invitées à l’abstention, de par l’absence de Laurent Gbagbo; car Dramane Ouattara le sait, ceux-ci n’accorderont jamais leur suffrage à Affi N’guessan, en rupture de ban avec leur mentor, bloqué à Bruxelles  malgré son acquittement par la Cour Pénale Internationale

Mais qu’on se s’y méprennent! Ces calculs machiavéliques ne sont qu’un écran pour cacher une intention plus cynique, au soir du 31 octobre 2020, quand on connait ce que pèsent Affi N’guessan et Konan K. Bertin dans le paysage politique. En effet, ces derniers, vu leur poids politique, ne devraient raisonnablement pas être en mesure d’inquiéter le président Henri Konan Bédié dans son fief.

Un casting catalyseur du coup d’État électoral

Le candidat Affi N’guessan ne représentant aucune menace véritable, sa présence sur la liste  des candidats retenus, écrite par Dramane Ouattara et lue par le Conseil Constitutionnel, n’a d’autre objectif que d’utiliser le nom du FPI, parti fondé par Laurent Gbagbo, pour justifier de l’inclusivité de la compétition électorale à venir.

Quand à Konan Kouakou Bertin, dissident récent du PDCI, sa mission, qu’il en soit conscient ou pas, sera de faire croire qu’il a affaiblit le président Bédié en divisant l’électorat dudit parti. Tout comme pour le parrainage, le Conseil Constitutionnel, qui a désormais ses locaux à la présidence de la République, gonflera les scores réalisés par ce dernier dans le fief de Henri Konan Bédié, le sphynx de Daoukro.

Ainsi Alassane Dramane Ouattara, constitutionnellement écarté de la compétition électorale, se verra élire, dès le 1er tour de l’élection présidentielle, au soir du 31 octobre, pas pour son 3e mandat, mais pour son 1er mandat de la 3e République.

L’opposition ivoirienne, dans son ensemble, candidats retenus ou pas, qui a sans doute compris toute la perversité de ce casting électoral, a décidé de ne pas accompagner Alassane Dramane Ouattara dans sa forfaiture et d’appeler depuis le dimanche 20 septembre à la désobéissance civile en Côte d’Ivoire. Seul Konan Kouakou Bertin, KKB pour les intimes, semble encore se complaire dans le rôle de la mascotte électorale que Dramane Ouattara veut concéder à ses opposants. Il reste pour l’heure le seul candidat en lice face au président sortant,

 

Hervé Christ

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