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Côté d’Ivoire : Alassane Ouattara laché par tous

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S.E.M Alassane Ouattara, président de la République de Côte d'Ivoire

Pendant qu’à Abidjan les tenants du pouvoir tentent de convaincre que tout va bien et que l’élection présidentielle se tiendra dans un climat de paix, le ballet diplomatique en Côte d’Ivoire de la communauté internationale depuis un moment laisse entrevoir le contraire. Les missions de médiations s’imposent donc pour une sortie de crise à travers la visite conjointe de L’UA-UE-CEDEAO à Abidjan ce Lundi 05 Octobre 2020.

Cette  détermination du président Alassane Ouattara de briguer un troisième mandat divise, et suscite la crispation de la communauté internationale. Cela est perceptible à travers la démarche de Macky Sall vis-à-vis du président Alassane Ouattara qui  ne plait pas à l’entourage du patron des bords de la lagune ébrié. Son silence sur la situation politique en Côte d’Ivoire interpelle plus d’un, et laisse planer des sentiments de méfiance d’Abidjan. Dans le dossier ivoirien, Macky Sall avait plaidé auprès du président Emmanuel Macron pour un scrutin inclusif auquel pourraient prendre part Soro Guillaume et Laurent Gbagbo selon Africa Intelligence dans son édition du mardi 06 octobre 2020.

Aussi, avant que la poire ne soit coupée entre les deux hommes, le président Sénégalais avait tout le temps appelé son homologue ivoirien à faire  » geste  » à l’endroit de l’ancien président du parlement ivoirien. Méfiant, et laissant planer un climat de méfiance au sein de la CEDEAO, Alassane Ouattara s’était récemment opposé à la nomination en septembre de son homologue sénégalais Macky Sall en tant que médiateur de l’organisation pour le Mali. Au sein de la CEDEAO, l’atmosphère de méfiance est grande et les lignes de fractures sont perceptibles de mille lieux.

En outre si le sujet de la monnaie unique ECO a sensiblement écorché les relations entre la Côte d’Ivoire et le Nigéria, il faut dire que la capitale Nigériane mesure avec délicatesse les conséquences d’un prochain accueil de l’ancien premier ministre ivoirien Soro Guillaume sur son sol comme l’annonce Africain Intelligence.

Au regard du climat froid entre Alassane Ouattara et plusieurs de ses homologues africains notamment  la CEDEAO, l’aura internationale du président ivoirien s’étiole un peu plus chaque jour.

Depuis l’annonce de sa candidature le 06 août 2020, la capitale française est restée sur sa réserve , laissant entrevoir des sentiments d’inquiétudes que manifestait le président français Emmanuel Macron relativement à la situation politique en Côte d’Ivoire.

Selon Africain Intelligence, << les réserves émises par l’Élysée n’ont pas manqué d’alimenter un peu plus la paranoïa du clan présidentiel, qui voit désormais derrière Paris l’ombre de Tidjane Thiam. Une situation qui n’a pas été facilitée par le rappel fin septembre de l’ambassadeur de France en Côte d’Ivoire, Gilles Huberson, avec lequel Ouattara avait tissé une relation de confiance.

Aujourd’hui, Washington s’inquiète et s’est même ouvertement alarmé des restrictions des libertés publiques dans le pays, tout comme l’Union Européenne. Que dire de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples qui voit ses ordonnances se heurter au refus d’exécution du pouvoir d’Abidjan. Pareil pour Amnesty international, International Crisis Group, plusieurs autres rapports épinglant la gestion par Abidjan des manifestations de l’opposition.

Source: Africa intelligence

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Crise au Sahel : la responsabilité de la France se confirme

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La condamnation de Nicolas Sarkozy à cinq ans de prison dans l’affaire des financements libyens ne relève pas seulement d’un scandale politico-financier

La condamnation de Nicolas Sarkozy à cinq ans de prison dans l’affaire des financements libyens ne relève pas seulement d’un scandale politico-financier. Elle agit comme un miroir brutal de l’histoire récente : la guerre de 2011 en Libye, lancée sous l’impulsion de Paris, n’était pas seulement une croisade humanitaire contre Kadhafi. Elle portait aussi les relents d’une opération d’étouffement politique.

Quand Kadhafi menaçait de parler

À l’époque, Mouammar Kadhafi multipliait les signaux qu’il disposait de preuves compromettantes sur le financement de la campagne présidentielle de 2007. La perspective d’une révélation publique planait comme une épée de Damoclès sur l’Élysée. L’intervention militaire, sous couvert de protéger la population civile, a eu pour conséquence directe de réduire au silence un dirigeant devenu trop gênant.

Le chaos libyen, matrice de l’instabilité au Sahel

La disparition du régime a plongé la Libye dans un vide sécuritaire total. Armes en circulation libre, milices incontrôlées, réseaux criminels renforcés : ce chaos a rejailli sur tout le Sahel. Du Mali au Burkina Faso, les groupes armés ont prospéré, alimentés par les stocks libyens et par l’absence d’un État central fort à Tripoli. Résultat : une décennie plus tard, la région s’enfonce toujours dans une spirale de violences et de coups d’État militaires.

Un verdict qui éclaire le passé

En condamnant Sarkozy, la justice française met en lumière l’arrière-plan douteux d’une politique étrangère dont les conséquences continuent de ravager l’Afrique. Loin d’être un simple épisode judiciaire, ce verdict souligne la responsabilité historique de la France : celle d’avoir ouvert la boîte de Pandore libyenne pour des raisons où l’intérêt général se confondait avec des calculs personnels.



Le Sahel paie aujourd’hui le prix d’une intervention dont la sincérité humanitaire apparaît de plus en plus discutable. Et si la justice française juge l’homme Sarkozy, c’est bien la mémoire collective qui juge la stratégie française en Libye : un engrenage tragique dont l’Afrique ne s’est toujours pas remise.

Herve Christ

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Santé publique: les mauvaises priorités du gouvernement ivoirien

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Le Conseil des ministres du 17 septembre 2017 a adopté un décret réglementant les transports sanitaires terrestres, aériens et maritimes.

Le Conseil des ministres du 17 septembre 2017 a adopté un décret réglementant les transports sanitaires terrestres, aériens et maritimes. Présenté comme une étape de la réforme hospitalière, ce texte devait, selon le gouvernement ivoirien, renforcer l’offre de soins et répondre aux besoins des populations.

En réalité, ce décret illustre surtout le décalage profond entre les annonces officielles et les réalités vécues par les Ivoiriens. Alors que la majorité peine à trouver une ambulance fonctionnelle ou un centre de santé, l’État se préoccupe des transports sanitaires aériens et maritimes, dont seuls quelques privilégiés pourront bénéficier, notamment les membres du gouvernement.

Pendant que les hôpitaux publics souffrent d’un manque chronique de moyens (plateaux techniques vétustes, pénurie de médecins spécialisés, déficit de médicaments), occasionnant un manque d’accès de  la majorité des populations à des soins de qualité, surtout en zones rurales, ’État met en avant un dispositif prestigieux (transport aérien/maritime), pour donner l’impression d’être engagé dans la modernisation de son système sanitaire.

Cet intérêt du gouvernement pour l’organisation des transports sanitaires, surtout ceux aériens. interpelle davantage quand on sait, qu’ils en seront les premiers bénéficiaires. En effet,  ministres et hauts fonctionnaires sont les seuls à se faire soigner à l’étranger, bénéficiant même d’accords spéciaux, comme celui signé avec Corsair, qui leur accorde des réductions sur leurs billets et sur des soins dans des hôpitaux en France.

Résultat des courses : une médecine à deux vitesses s’installe. D’un côté, le peuple abandonné à des structures vétustes et sous-financées. De l’autre, une élite qui voyage à moindre coût pour se faire soigner à l’étranger, à moindre coût.

Ce décret, loin d’être une véritable réforme de santé publique d’intérêt, apparaît comme une mesure de prestige, vitrine politique destinée à donner l’image d’un État modernisateur, sans résoudre les problèmes de fond du système hospitalier ivoirien.

Hervé Christ

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France: François Bayrou enfin nommé Premier Ministre

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François Bayrou, Premier Ministre de France

Paris – Le 13 décembre 2024, le président Emmanuel Macron a nommé François Bayrou au poste de Premier ministre, succédant à Michel Barnier, dont le gouvernement a été renversé par une motion de censure.

François Bayrou, âgé de 73 ans, est un homme politique centriste de longue date et président du Mouvement Démocrate (MoDem). Il a précédemment occupé des postes ministériels, notamment celui de ministre de l’Éducation nationale de 1993 à 1997 et de ministre de la Justice en 2017.

Sa nomination intervient dans un contexte de blocage politique en France, avec une Assemblée nationale fragmentée entre plusieurs blocs : l’alliance de gauche, le Rassemblement national de Marine Le Pen et les alliés de Macron. Le gouvernement précédent de Michel Barnier a échoué à obtenir un soutien suffisant, conduisant à son renversement.

Dans son discours inaugural, François Bayrou a souligné l’importance de la justice sociale, du républicanisme et de la réconciliation nationale. Il a également mis l’accent sur la transparence et l’égalité des chances, promettant de rapprocher les politiques des citoyens.

Sous surveillannce démocratique de l´Assemblée Nationale, François Bayrou fait face à des défis majeurs, notamment la nécessité de former un gouvernement capable de naviguer dans un paysage politique divisé et de répondre aux préoccupations économiques et sociales pressantes du pays. Sa capacité à bâtir des consensus sera cruciale pour la stabilité politique et économique de la France.

Leadernews.ci 

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