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CÔTE D’IVOIRE / ÉTUDIANTS: À Abidjan, des étudiants privés de logement obligés de dormir dans les amphis

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La nuit, les amphithéâtres de l'université Nangui Abrogoua d'Abidjan, Côte d'Ivoire, se transforment en dortoirs improvisés. Photo d'un Observateur de F24.

CÔTE D’IVOIRE / ÉTUDIANTS: À Abidjan, des étudiants privés de logement obligés de dormir dans les amphis

Par les Observers.France24.com le 16/05/2019

Des étudiants qui dorment dans une salle de cours, allongés au sol sur des tapis ou recroquevillés sur un banc : à la tombée de la nuit, les amphithéâtres de l’université Nangui Abrogoua, à Abidjan, se transforment en dortoirs improvisés. Car dans la capitale économique ivoirienne, la plupart des cités universitaires sont en chantier et certains étudiants n’ont pas d’endroit où dormir.

Le problème n’est pas nouveau. Pendant plusieurs années, les cités universitaires d’Abidjan ont été occupées par d’anciens combattants. Pour la plupart venus du nord du pays, ils étaient descendus à Abidjan pendant la crise post-électorale en 2011 pour y combattre les forces loyales de l’ancien président Laurent Gbagbo.

Au terme de la crise, le gouvernement leur avait promis une compensation financière et une réinsertion professionnelle contre leur démobilisation. Ils n’en ont jamais bénéficié et avaient décidé de rester dans les cités universitaires. Ces dernières années, ils ont progressivement quitté ces bâtiments, qui depuis sont restés à l’abandon

« Ceux qui ne peuvent pas se loger à Abidjan dorment dans les amphis et attendent le week-end pour rentrer dans leur famille »

Marc M. (pseudonyme) est étudiant en première année de médecine à l’université Nangui Abrogoua. Il dénonce, photos et vidéos à l’appui, des conditions d’hygiène déplorables au sein des locaux de l’université pour les élèves qui y dorment et une situation de précarité qui n’est pas propice à l’apprentissage.

Cela fait longtemps que les étudiants attendent la réhabilitation des anciennes cités universitaires. Pour ma part, je suis en médecine et le tronc commun, avant le concours de première année, se fait uniquement à l’université Nangui Abrogoua. Les étudiants viennent donc d’un peu partout dans le pays. Mais face à l’absence de cités universitaires pour loger tout le monde, chacun doit faire en fonction de ces moyens. Ceux qui ne peuvent pas se loger à Abidjan dorment dans les amphis et attendent le week-end pour rentrer dans leur famille. On les appelle les « Kosso ».

D’autres habitent à Abidjan et aux alentours, mais ne peuvent pas se permettre de faire le trajet, long et coûteux, tous les jours. C’est mon cas. Depuis mon quartier, je peux mettre jusqu’à deux heures pour aller à l’université avec les embouteillages dans la ville. Parfois, je dois même finir le chemin à pied à cause des bouchons. On part à 6 h du matin pour un cours à 9 h, et en plus on doit payer chaque fois pour le trajet : en bus ou en voitures partagées.

Et sur place, les conditions ne sont pas très bonnes. On a du mal à travailler. On mange et on dort dans les mêmes salles que celles où on a cours le lendemain. On essaie de nettoyer pour ne pas laisser traîner de la nourriture, mais l’hygiène reste minimale. Il est interdit de ramener des matelas car il n’y a pas où les stocker après.

Donc on dort par terre, sur les bancs… Pour aller se laver, c’est aussi compliqué. Les toilettes sont insalubres, impraticables, à mon avis on peut y attraper des maladies ! Parfois, on attend la tombée de la nuit pour aller se rincer dehors un peu. D’autres se lavent dans les lavabos, ou ne se lavent pas.

Nos affaires sont entassées devant les toilettes, parce qu’on n’a pas où les mettre. On est censés être les futurs cadres de la santé, on nous fait croire que tout ira mieux, mais j’ai juste l’impression que cela gâche notre scolarité. Heureusement, entre nous, l’ambiance est solidaire.

En février dernier, le ministre ivoirien de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Albert Mabri Toikeusse, a annoncé que 11 000 à 12 000 lits seront livrés aux étudiants après la réhabilitation des cités universitaires d’ici la fin du mois de juin. Selon lui, « l’ensemble des travaux à Abidjan avance bien ».

Le même mois, le directeur général du Centre régional des œuvres universitaires d’Abidjan (Crou-A), Jean Blé Guirao, avait également annoncé la livraison au mois de juin 2019 de quatre cités universitaires en réhabilitation dans le district d’Abidjan. Notre rédaction a contacté le Crou-A pour plus de précisions. Nous publierons leur réponse dès qu’elle nous parvient.

En 2015, des images d’étudiants en train de dormir dans les amphis à l’université Houphouët-Boigny, anciennement appelée université de Cocody, étaient déjà parvenues aux Observateurs de France 24. Dans le cadre de notre émission « Ligne Directe », un de nos journalistes s’était également rendu dans la cité U d’Abobo 1 avec l’accord des anciens combattants qui y vivaient.

Source:observers.france24.com

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Côte d’Ivoire – Université: Bouaké ne reconnaît pas les diplômes de Daloa

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Professeur Adama Diawara, ministre de l'enseignement supérieur, recevant, le 25 juin 2021, sa medaille de Commandeur de l'Ordre de Mérite de l'éducation nationale. Photo d'illustration

« Des fonctionnaires inscrits à l’École de Formation Continue de l’Université Jean Lorougnon Guédé de Daloa se voient réfuser l’inscription à l’université Alassane Ouattara de Bouaké pour la suite de leurs études.

Raison avancée, les diplômes délivrés par Daloa ne sont pas reconnus. Il faut noter que ces diplômes sont en majorité des Masters. Ce qui veut dire que c’est l’inscription en thèse qui est refusée. Alors que se passe-t-il ? Ces diplômes délivrés sont-ils de faux diplômes ? Ces fonctionnaires ont- ils payé ces fortes sommes pour obtenir du faux? Est-ce l’Université Alassane Ouattara (UAO) qui ne voudrait plus d’étudiants venant d’autres Universités ? Il faut donc qu’une réponse soit donnée à ces questions, parce que ces pères et mères de familles n’avaient pas pour seule intention de se limiter au Master, que dis-je, à de faux Masters. Ils visaient aussi le Doctorat.

Monsieur le Ministre de l’enseignement Supérieur, votre intervention est souhaitée pour la résolution de ce problème, peut-être, mais qui brise le rêve de certains de vos concitoyens »

Cri de coeur d’une victime

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Education Nationale: Yves Meledje (DN LIDER) démystifie le succès de Ouattara

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Yves Meledje (DN Lider)

Le récent rapport du PASEC2019 sur la « Qualité des systèmes éducatifs en Afrique subsaharienne francophone » sous-titré Performances et environnement de l’enseignement-apprentissage au primaire, a suscité surprise et indignation au sein de la société ivoirienne. Yves Meledje Délégué National à l´Industrie et au Commerce n´est pas allé par quatre chemins pour démystifier le succès éducatif de M. Alassane Ouattara.

Dans sa dernière publication sur sa page Facebook, le leader politique du Leboutou apostrophe le peuple de Côte d´Ivoire,  » Le saviez-vous mesdames et messieurs » ?

Il révèle que « l’inscription au Primaire révèle près de 4 003 884 d’enfants dont, seule la moitié franchit le secondaire. Je vous épargne le nombre d’étudiants qui, a majestueusement, atteint le cap du supérieur « .

« Question : où est passée l’autre moitié de nos enfants du primaire » ? S´interroge le Délégué National de LIDER

Yves Meledje fait un résumé succinct du rapport du PASEC2019 en soulignant que : « Dans la seconde image (tableau 26, vous apprécierez la précarité dans laquelle nos 4 millions d’enfants du primaire évoluent pour produire le rendement qui nous a valu valablement l’avant dernière place de l’Afrique francophone.

– Ecoles sans électricité 69%

– Écoles sans latrines fonctionnelles 52%

– Ecoles sans points d’EAU (vitale) 59%

– Écoles sans clôture 78%

– Ecoles sans cantines. 68%

Le DN Yves Meledje appelle à une prise de conscience nationale sur la gravité de la situation calamiteuse de l´éducation nationale ivoirienne, par cette assertion de Nelson Mandela. « L’éducation est l’arme la plus puissante que l’on puisse utiliser pour changer le monde ».

LeaderNewsci

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Côte d´Ivoire/Bouaké: Un enseignant bastonné par des élèves

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La Cosefci en assemblée

De mal en pis, ainsi va l´école ivoirienne. Selon une note de la Coalition du Secteur Education Formation de Côte d´Ivoire (COSEFCI),  un enseignant aurait été bastonné par des élèves à Bouaké. Face donc à la gravité de la situation un arrêt des cours serait envisagé dès ce lundi 07 Décembre 2020.

Le jeudi 03 Décembre , monsieur Yéo , professeur d’Anglais au lycée moderne TSF de Bouaké qui avait cours avec ses élèves de la classe de première D s’apprêtait à entrer dans sa salle de classe quand soudain un élève de la seconde fit irruption dans ladite classe. Constatant que ce dernier n’est pas un élève de la classe, il lui intima l’ordre de sortir. L’élève en question va s’exécuter mais prendra le soin de ne pas s’éloigner de la porte de la classe et va persister à faire du bruit avec ses amis qui l’ont rejoint aussitôt .
Le prof les interpelle demandant alors à ces derniers de bien vouloir s’éloigner de la salle de classe parce que faisant assez de vacarmes.
Le groupe d’élève va s’exécuter à nouveau mais fera le choix de se réunir derrière la même salle de classe en faisant le maximum de bruits.
Monsieur Yéo , exaspéré par l’attitude de ces élèves décident d’aller leur demander de s’éloigner définitivement de la salle de classe et c’ est alors qu’ils l’encerclent et profitent pour le rouer de coups .
Des élèves et des collègues voyant la scène se précipitent pour le sortir de là.

Un arrêt de cours a été observé immédiatement par les collègues enseignants .

Il faut rappeler que ce genre d’actes de violence à l’endroit du corps enseignant n’est pas chose nouvelle dans cette région du pays à en croire les témoignages .
Déjà en 2018 , un censeur du lycée Djibo Sounkalo a reçu une gifle de part d’un élève .
En 2019 , un éducateur au lycée moderne nimbo de Bouaké a essuyé des coups de la part d’un groupe d’élèves .

Les enseignants de la ville décident à compter de ce lundi 07 Décembre d’ engager des mouvements de protestations pour que cesse définitivement ces violences à leur endroit .

Serge Sarkoz ,
Sercom COSEFCI

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