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Que peut-on attendre d’un Gbagbo visiblement affaibli?

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Laurent Gbagbo est rentré visiblement affaibli

Rentré le 17 juin 2021 sur les bords de la lagune Ebrié, 9 ans après  » sa déportation » à l’Haye (Pays-Bas), pour y être jugé pour crime de contre l’humanité, Laurent Gbagbo est rentré visiblement affaibli aux côtés de sa bien aimée Nady Bamba.

Après un long procès l’ancien président et son codétenu Blé ont été acquittés de toutes les charges retenues par l’accusation conduite par madame Fatou Bensouda, procureure de la Cour Pénale Internationale (CPI).

Laurent Gbagbo, juste après son acquittement avait alors manifesté le désir ardent de revenir en Côte d’Ivoire, « pour participer pleinement au processus de réconciliation nationale, dit son entourage.

S’en suit une série d’intermédiation, comme Leadernews vous le révélait, par l’entremise d’amis communs, comme le patron de la grande multinationale française Bolloré.

Ces négociations secrètes entre Alassane Ouattara et son prédécesseur vont débuter dans la foulée des élections présidentielles d’Octobre 2020.

Selon des sources bien introduites, en échange de son silence lors de oa présidentielle de 2020, l’actuel président ivoitien, Alassane Ouattara s’engageait à faciliter son retour au pays et à payer ses émoluments d’ancien président de République. Et comme cérise sur le gâteau, Laurent Gbagbo reprendrait le Front Populaire Ivoirien, le parti qu’il a fondé et qui se retrouve entre les mains de Pascal Affi N’guessan.

Mais cet accord tacite va évoluer après la réelection de Alassane Ouattara, qui désormais va exiger le retrait pur et simple de Gbagbo de la vie politique, tout en s’engageant en faveur de la réconciliation nationale.

Laurent Gbabgo est donc finalement rentré au pays, accueilli par une liesse populaire malgré les entraves des forces de l’ordre. Cela dénote de son aura resté intacte malgré 9 ans d’abscence. Et ses sympathisants fondent beaucoup d’espoir en lui pour la suite du combat politique.

Mais Gbgagbo Laurent est-il sur la même longueur d’ondes que ses partisans? En tout cas, le deal conclut avec Ouattara et certains constats depuis son retour en Côte d’Ivoire interrogent.

D’abord les ivoiriens ont découvert un Gbagbo affaibli à sa descente d’avion. En effet, le poids de ses 76 bougies soufflées ici-bas semblent peser sur le « Woody de Mama » (NDLR: l’homme fort de Mama en langue béthé, centre de la Côte d’Ivoire). Il n’arrive à prendre seul une marche d’escalier ou à se tenir debout sans s’appuyer sur quelque chose. Il se pose donc la question de savoir si l’ex-président ivoirien aura assez de force pour l’énergie que l’engagement politque nécessite.

Ensuite, l’annonce officielle de son divorce d’avec sa camarade de lutte et épouse Simone Ehivet Gbagbo, au risque de fragiliser le FPI, laisse perplexe quant à sa volonté de maintenir la cohésion au sein du parti qu’ils ont ensemble fondé. Peut raisonnablement vouloir prendre toute sa place dans le jeu politique ivoirien tout en fragilisant son instrument de combat.

En tout état de cause, nous en sauront davantage sur les véritables aspirations de Laurent Gbagbo après son retour au pays dans un avenir proche.

 

Désiré Amani

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Crise au Sahel : la responsabilité de la France se confirme

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La condamnation de Nicolas Sarkozy à cinq ans de prison dans l’affaire des financements libyens ne relève pas seulement d’un scandale politico-financier

La condamnation de Nicolas Sarkozy à cinq ans de prison dans l’affaire des financements libyens ne relève pas seulement d’un scandale politico-financier. Elle agit comme un miroir brutal de l’histoire récente : la guerre de 2011 en Libye, lancée sous l’impulsion de Paris, n’était pas seulement une croisade humanitaire contre Kadhafi. Elle portait aussi les relents d’une opération d’étouffement politique.

Quand Kadhafi menaçait de parler

À l’époque, Mouammar Kadhafi multipliait les signaux qu’il disposait de preuves compromettantes sur le financement de la campagne présidentielle de 2007. La perspective d’une révélation publique planait comme une épée de Damoclès sur l’Élysée. L’intervention militaire, sous couvert de protéger la population civile, a eu pour conséquence directe de réduire au silence un dirigeant devenu trop gênant.

Le chaos libyen, matrice de l’instabilité au Sahel

La disparition du régime a plongé la Libye dans un vide sécuritaire total. Armes en circulation libre, milices incontrôlées, réseaux criminels renforcés : ce chaos a rejailli sur tout le Sahel. Du Mali au Burkina Faso, les groupes armés ont prospéré, alimentés par les stocks libyens et par l’absence d’un État central fort à Tripoli. Résultat : une décennie plus tard, la région s’enfonce toujours dans une spirale de violences et de coups d’État militaires.

Un verdict qui éclaire le passé

En condamnant Sarkozy, la justice française met en lumière l’arrière-plan douteux d’une politique étrangère dont les conséquences continuent de ravager l’Afrique. Loin d’être un simple épisode judiciaire, ce verdict souligne la responsabilité historique de la France : celle d’avoir ouvert la boîte de Pandore libyenne pour des raisons où l’intérêt général se confondait avec des calculs personnels.



Le Sahel paie aujourd’hui le prix d’une intervention dont la sincérité humanitaire apparaît de plus en plus discutable. Et si la justice française juge l’homme Sarkozy, c’est bien la mémoire collective qui juge la stratégie française en Libye : un engrenage tragique dont l’Afrique ne s’est toujours pas remise.

Herve Christ

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Santé publique: les mauvaises priorités du gouvernement ivoirien

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Le Conseil des ministres du 17 septembre 2017 a adopté un décret réglementant les transports sanitaires terrestres, aériens et maritimes.

Le Conseil des ministres du 17 septembre 2017 a adopté un décret réglementant les transports sanitaires terrestres, aériens et maritimes. Présenté comme une étape de la réforme hospitalière, ce texte devait, selon le gouvernement ivoirien, renforcer l’offre de soins et répondre aux besoins des populations.

En réalité, ce décret illustre surtout le décalage profond entre les annonces officielles et les réalités vécues par les Ivoiriens. Alors que la majorité peine à trouver une ambulance fonctionnelle ou un centre de santé, l’État se préoccupe des transports sanitaires aériens et maritimes, dont seuls quelques privilégiés pourront bénéficier, notamment les membres du gouvernement.

Pendant que les hôpitaux publics souffrent d’un manque chronique de moyens (plateaux techniques vétustes, pénurie de médecins spécialisés, déficit de médicaments), occasionnant un manque d’accès de  la majorité des populations à des soins de qualité, surtout en zones rurales, ’État met en avant un dispositif prestigieux (transport aérien/maritime), pour donner l’impression d’être engagé dans la modernisation de son système sanitaire.

Cet intérêt du gouvernement pour l’organisation des transports sanitaires, surtout ceux aériens. interpelle davantage quand on sait, qu’ils en seront les premiers bénéficiaires. En effet,  ministres et hauts fonctionnaires sont les seuls à se faire soigner à l’étranger, bénéficiant même d’accords spéciaux, comme celui signé avec Corsair, qui leur accorde des réductions sur leurs billets et sur des soins dans des hôpitaux en France.

Résultat des courses : une médecine à deux vitesses s’installe. D’un côté, le peuple abandonné à des structures vétustes et sous-financées. De l’autre, une élite qui voyage à moindre coût pour se faire soigner à l’étranger, à moindre coût.

Ce décret, loin d’être une véritable réforme de santé publique d’intérêt, apparaît comme une mesure de prestige, vitrine politique destinée à donner l’image d’un État modernisateur, sans résoudre les problèmes de fond du système hospitalier ivoirien.

Hervé Christ

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France: François Bayrou enfin nommé Premier Ministre

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François Bayrou, Premier Ministre de France

Paris – Le 13 décembre 2024, le président Emmanuel Macron a nommé François Bayrou au poste de Premier ministre, succédant à Michel Barnier, dont le gouvernement a été renversé par une motion de censure.

François Bayrou, âgé de 73 ans, est un homme politique centriste de longue date et président du Mouvement Démocrate (MoDem). Il a précédemment occupé des postes ministériels, notamment celui de ministre de l’Éducation nationale de 1993 à 1997 et de ministre de la Justice en 2017.

Sa nomination intervient dans un contexte de blocage politique en France, avec une Assemblée nationale fragmentée entre plusieurs blocs : l’alliance de gauche, le Rassemblement national de Marine Le Pen et les alliés de Macron. Le gouvernement précédent de Michel Barnier a échoué à obtenir un soutien suffisant, conduisant à son renversement.

Dans son discours inaugural, François Bayrou a souligné l’importance de la justice sociale, du républicanisme et de la réconciliation nationale. Il a également mis l’accent sur la transparence et l’égalité des chances, promettant de rapprocher les politiques des citoyens.

Sous surveillannce démocratique de l´Assemblée Nationale, François Bayrou fait face à des défis majeurs, notamment la nécessité de former un gouvernement capable de naviguer dans un paysage politique divisé et de répondre aux préoccupations économiques et sociales pressantes du pays. Sa capacité à bâtir des consensus sera cruciale pour la stabilité politique et économique de la France.

Leadernews.ci 

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