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Rencontre Gbagbo – Ouattara : Donc Mamadou Koulibaly avait bien fait?

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Le Prof. Mamadou Koulibaly à la sortie de sa rencontre avec M. Alassane Ouattara

Mamadou Koulibaly a été mis au banc des accusés par certains barons du FPI, qui ont vite fait de véhiculer l´image d´un Président indigne, de traitre parce qu´il avait engagé « la partie civile de la crise post-électorale » en amorçant un dialogue constructif avec M. Alassane Ouattara, pour le bien des ivoiriens et surtout celui des militants FPI et LMP. Leadernewsci revient sur ce acte politique fort, au moment ou Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara vont se rencontrer pour parler de prisonniers politiques, de dégel des avoirs et autres sujets.

« J’étais à Accra, j’ai reçu un appel du président Ouattara qui souhaitait s’entretenir avec moi. J’avais moi aussi un certain nombre de choses à discuter avec lui ».

Alors Président par intérim du Front Populaire Ivoirien (FPI) et président de l’Assemblée nationale ivoirienne, Mamadou Koulibaly, avait écourté son séjour au Ghana pour revenir en Côte d´Ivoire afin de trouver une solution pour mettre un terme à la persécution des militants du FPI et de ceux de La Mouvance Présidentielle (LMP) qui avaient soutenu la candidature du président Laurent Gbagbo.

Pour Mamadou Koulibaly, il était impérieux de faire cesser la chasse à l´hommes organiser par les hommes de M. Alassane Dramane Ouattara. En cela, il accepte de rencontrer M. Ouattara afin de plaider en faveur des militants et sympathisants pro-Gbagbo : « Je lui ai dit par ailleurs que par rapport à la sécurité, de nombreux militants du FPI et de LMP ; ceux que l’on appelle pro-Gbagbo étaient très inquiets pour leur sécurité dans les quartiers. Ils étaient dénoncés, indexés comme si être militant de ce mouvement était une tare. Ils se cachaient, ils se sentaient brimés. Nombreux sont ceux qui ont fui et qui sont au Ghana, au Togo et au Bénin et que ce serait bien qu’on aille vers une détente pour que rapidement ces militants se sentent sécurisés dans leur quartier ».

Durant cette rencontre Mamadou Koulibaly aura insisté sur l´état d´insécurité globale que connaissait le pays ainsi que les graves dérapages constatés ça et là : « Je lui ai signalé de surcroît plusieurs appels reçus d’amis, de populations bété qui disent être poursuivis, battus dans les quartiers simplement parce qu’ils sont bété. Ça ne peut pas être un défaut, l’ethnie n’est pas un défaut et si l’on peut reprocher des choses au FPI ce n’est pas aux bétés qu’il faut faire payer, si l’on veut reprocher des choses à Gbagbo Laurent, ce n’est pas aux bétés qu’il faut faire payer. Si nous entrons dans ce jeu, jamais nous aurons de réconciliation, jamais nous n’aurons de paix ».

Sur ces points Mamadou Koulibaly avait été entendu, à ce propos il affirme que : « Le président de la République a pris le téléphone, il a appelé les ministres concernés pour que des enquêtes soient menées rapidement et que ces situations s’estompent, qu’il n’a pas envie de gouverner au nom d’une ethnie ou d’un groupe quelconque ».

Leadernewsci 

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Afrique – Décolonisation: la Côte d’Ivoire, dernière de la classe?

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Aliou Sawadogo, le jeune de 13 ans qui a abattu un drone avec son lance-pierre, le samedi 20 novembre 2021, lors du blocus contre un convoi militaire à Kaya, Burkina Faso. Photo d'illustration

Du jeudi 18 au 21 novembre 2021 , un convoi militaire français a fait face à un blocus à Kaya, dans la région centre-nord du Burkina Faso.

Ce convoi, en provenance d’Abidjan, en Côte d’Ivoire, doit regagner le Niger. Mais dès son entrée sur le territoire burkinabé, il n’a eu de cesse d’être confronté à l’hostilité affichée des populations. Cela, dans plusieurs villes du pays des hommes intègres. D’abord stoppé net à Kaya pendant 3 jours, le convoi a dû rebrousser chemin pour se retrouver à nouveau bloqué, par d’autres manifestants, à quelques kilomètres de Ouagadougou.

Il faut rappeler qu’en Côte d’ivoire, d’où il vient, ce convoi, fort d’une soixantaine de véhicules et d’une centaine hommes, n’a eu à faire face à aucune hostilité. Il a traversé ce pays, du sud au nord, sans encombre, avant de se retrouver dans l’impasse au Burkina Faso. Cela pose la problématique de la position des populations ivoiriennes dans ce combat, maintenant panafricain, contre l’occupation française continue, en Afrique francophone, plus de 60 ans après les prétendues indépendances.  Les populations ivoiriennes, au début des années 2000, ont pourtant été les premières, dans la sous-région, à scander et exiger le départ de l’armée d’occupation française.

Mais qu’en est-il de cet engagement aujourd’hui? Comment la Côte d’Ivoire en est elle arrivée à céder sa position de précurseur sous-régional de ce combat, au Mali et au Burkina Faso, pour devenir le quartier général incontesté de l’armée d’occupation française? Le pouvoir extrêmement répressif d’Alassane Ouattara, laudateur incontesté de la Françafrique, pourrait expliquer cela. Mais aussi, la transition politique qui couve actuellement en Côte d’Ivoire, avec une population dont les priorités peuvent être sujettes à interrogations, voire à inquiétudes.

En effet, les ivoiriens semblent s’être laissés embringués dans les guéguerres émotionnelles, les atermoiements et incohérences d’une classe politique vieillotte. Une classe politique dont l’engagement ne se résume qu’à une ambition revancharde, motivée par une vision nombriliste, émotionnelle et intéressée du combat politique. En Côte d’Ivoire, les lignes idéologiques de souveraineté, de liberté et de démocratie semblent plutôt avoir fait la part belle, aux humeurs des hommes politiques que sont Henri Konan Bédié, Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara.

Ainsi donc, de précurseur générationnel sous-régional de la lutte contre le néocolonialisme français, les ivoiriens vont-ils continuer à se contenter dans leur rôle actuel de dernier de la classe? Ou vont-ils se laisser  de nouveau inspirer par les jeunes maliens et Burkinabés, engagés plus que jamais ouvertement contre le colon français, pour revenir prendre toute leur place dans ce combat à portée panafricaine aujourd’hui ?

 

Hervé Christ

 

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Internationale

RD-Congo : Mobutu est mort, vive Mobutu!

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Joseph Désiré Mobutu, dit Sese Seko, président de la République du Zaïre (RD Congo, aujourd'hui), de 1965 à 1997.

Une enquête dénommée Congo Hold-Up, révèle comment la banque privée BGFIBank a été utilisée pour détourner des fonds publics et des ressources naturelles de la République démocratique du Congo.

Ces malversations ont principalement contribué l’enrichissement de l’entourage de l’ancien président Joseph Kabila. Elles portent au moins sur 138 millions de dollars, en six ans et impliquent des intermédiaires suisses.

Cette fuite spectaculaire de documents révèle surtout que la kleptocratie en RD Congo reste une réalité à laquelle les congolais doivent toujours faire face. Cela, 24 ans après le départ de Mobutu Sese Seko.

En RD-Congo, 70% des congolais survivent avec moins de deux dollars (1.76 euros) par jour. Pendant ce temps, Joseph Kabila, principal héritier de l’ère Mobutu, et sa famille ont accumulé, entre 2001 et 2019, une fortune colossale. Cela, à la faveur d’un pouvoir sans partage.

 

Herve Christ

 

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Internationale

Sénégal : Ousmane Sonko et ses amis libérés

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Ousmane Sonko, Opposant Senegalais

Dakar, Mercredi 10 Novembre 2021 – Barthélémy Dias, Ousmane Sonko et Malick Gakou, trois alliés au sein de la même coalition dans la perspective des élections locales du 23 janvier 2022, ont été arrêtés et conduits au camp Abdou-Diassé.

Les trois opposants ont été interpellés avant d’être remis en liberté, ce mercredi 10 novembre. Le matin même, Barthélémy Dias, par ailleurs candidat à la mairie de Dakar, était convoqué au tribunal selon Jeune Afrique.

Ousmane Sonko, Barthélémy Dias et Malick Gakou, sont tous trois membres d’une même coalition dans la perspective des élections locales du 23 janvier 2022. Selon des proche,  « ils ont été arrêtés après avoir renoncé à se rendre au tribunal de Dakar »,  et conduits au camp Abdou-Diassé

Leur incarcération n’aura cependant duré que quelques heures. À 18h, ils ont été remis en liberté, sans qu’aucune charge ne soit retenue à leur encontre.

Alors que, depuis plusieurs jours, Barthélémy Dias et ses alliés appelaient à la mobilisation, le candidat à la mairie de Dakar ne s’est pas présenté à l’audience à laquelle il était convoqué et qui s’est tenue vers 9h30 du matin. Au bout d’une dizaine de minutes, l’affaire a été renvoyée au 1er décembre par le juge.

Leadernewsci

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