Restons en contact
Campagne #MamKoul2020

Economie

Scandale à Crédit Suisse: Thiam s’est-il compromis?

Publié

activé

L'ivoirien Tidiane Thiam, CEO Credit suisse, selon cette Une du journal Blick, se bat pour son royaume.

C’est un scandale embarrassant pour le Credit Suisse (CS): Iqbal Khan, ex-chef du département des actifs, qui passe à UBS, a été surveillé par des détectives et aurait été attaqué par eux. Tout semble croire que l’initiative avait pour but de  l’empêcher Khan de recruter de bons employés chez CS pour le compte de UBS. Qui au CS a ordonné cette surveillance?

Le président du conseil d’administration de  Credit Suisse, Urs Rohner, se donne deux semaines pour toute la lumière sur cette question. C’est déjà clair: Cette affaire pourrait concerner des hauts cadres de la banque. En effet, le mandataire des détectives serait le Chef du Servive de Sécurité du CS et son superviseur, le COO Pierre-Olivier Bouée.

Et le fait que Bouée ait été au courant laisse entrevoir l’ombre de son meilleur ami au CS, le CEO (PDG) Tidiane Thiam, himself, derrière la manoeuvre.

Ainsi, cette surveillance serait le résultat direct de la lutte de pouvoir entre Thiam et Khan. Et ça pourrait aller bien loin. Maintenant comment va réagir Rohner, qui était autrefois parrain de Thiam?

Un processus incroyable: le Credit Suisse aurait laissé son agence de détective surveiller son ancien responsable du département de gestion d’actifs, Iqbal Khan (43 ans) après le départ de celui-ci pour l’UBS. Le scandale est apparu au grand jour parce que le bureau d’investigation “Investigo” s’est non seulement fait prendre au cours de la surveillance, mais s’est également heurté physiquement à Khan (rapporte BLICK).

Pour Urs Rohner (59 ans), président du conseil d’administration de CS, l’affaire pourrait se transformer en catastrophe. Il a expliqué que, faire la lumière sur ce scandale reste une préoccupation majeure pour la banque. Eloigné de tout ce qui concernent les activitös opérationnelles, il entend bien s’informer de tous les dötails de cette opérarion. Il a appris beaucoup de choses sur le scandale des médias et doit maintenant se faire une idée avant de pouvoir imposer des sanctions ou même de tirer des conséquences personnelles. Pendant au moins deux semaines, la banque lui donne du temps, comme l’a appris Blick.

La question centrale est de savoir qui a commandité la surveillance de l’ancien haut cadre? La réponse est évidente: le chef de la sécurité de la banque. Mais commencerait-il quelque chose à l’insu de son supérieur direct? assurement non. Alors se dessine un scénario  qui secoue tout le sommet du Crédit Suisse.

L’acte 1 est une lutte de pouvoir, comme indiqué par BLICK: Iqbal Khan se brouille avec le PDG, Tidjane Thiam (57 ans), et doit quitter la banque lors de l’épisode ou du moins doit la laisser à des conditions exceptionnellement avantageuses. le drame aurait pu se terminer là: Khan part, Thiam reste.

Mais ce scenario laisse planer des zones d’ombre sur l’acte 2: La surveillance, qui la commande? C’est là qu’intervient  le français Pierre-Olivier Bouée (48), le Chief Operating Officer (COO) de la CS. Le COO est, pour ainsi dire, l’intendant de la direction, celui qui veille à ce que toutes les activités d’une grande banque puissent être gérées de la manière la plus harmonieuse possible. Cela inclut également la sécurité de la banque. Bouée est également le chef d’état-major du CS-Boss Thiam, et un compagnon proche dans la vie professionnelle de l’ivoirien, un “Copain” du CS-Boss Thiam, comme le dirait les français.

Jusqu’en 2000, les deux hommes gravissent ensemble les échellons de top manager.  À cette époque, Bouée, et Thiam commencent chez McKinsey. Peut-être que la relation remonte encore plus loin, à l’époque où ils étaient tous deux fonctionnaires. Bouée travaillait au ministère des Affaires économiques de son pays à la fin des années 90. Thiam était à l’époque ministre de la Planification et du Développement de la Côte d’Ivoire. Un pays étroitement lié à la puissance colonisatrice, la France.

Thiam -Bouee-Credit Suisse

Tidiane Thiam et son chef d’Etat-major Pierre Bouée (en medaillon). “L’ascension commune rend les deux riches et puissants. Ils n’aiment pas la contradiction, selon les initiés”

 

À partir de 2000, les deux hommes entament une carrière classique de Manager. le plus jeune Bouée, manage ä un échellon moindre que Thiam. De chez McKinsey, le chemin les conduit à la banque suisse Credit Suisse, en passant par les assureurs Aviva et Prudential. Quand Thiam signe son contrat à Zurich, alors âgé de quatre ans, il emmène immédiatement Bouée avec lui. L’ascension commune rend les deux riches et puissants. Ils n’aiment pas la contradiction, selon les initiés. En tant que chef d’état-major, c’est entre les mains de Bouée que se döcide qui est admis à rencontrer Thiam – et qui ne l’est pas.

La question évidente: si Bouée savait quelque chose au sujet de la surveillance de  l’appartemment rebelle Khan, qu’en saurait son proche Copain Thiam?

L’acte 3 en est la lumière sur cette affaire: que pourrait faire le président Urs Rohner contre le duo de pouvoir francophone? Et s’il s’avérait que l’ordre de surveillance venait de la de la direction executive, Rohner pourrait-il se permettre de rélever la responsabilité d’un “Copain”, peut-être même le mettre à la rue? Comment l’autre personne réagirait-elle face au copain responsable?

Les deux concernés, Thiam et Bouée, sont donc sur la scellette, surtout que Thiam et son ancien parrain Rohner, selon les coulisses n’ont longtemps plus le foin sur la même scène. Mais Röhner est aussi dans une situation désagréable.

Rohner, l’ancien parrain de la mère Thiam, est également dans une situation inconfortable.

Pour terminer, la menace de l’acte 4 du drame: Le crépuscule des dieux  au Credit Suisse. Et tout cela à cause d’une lutte pour le pouvoir et parce que quelques détectives ont tout gâché.

 

Traduction Hervé Christ, Leadernews Europe

Source Blick CH

 

Comments

comments

Economie

BCEAO: Tiémoko Meyliet KONE Reconduit au poste de Gouverneur

Publié

activé

Tiémoko Meyliet KONE, reconduit à la tête de la Bceao

La Conférence des Chefs d’Etat de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) a renouvelé le bail du gouverneur de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) pour un mandat de 6 ans, a appris Financial Afrik des sources internes de l’institution. Porté à la tête de l’institution pour la première fois le 30 mai 2011 pour mettre fin à l’intérim consécutif à la crise ivoirienne et au départ de son prédécesseur, démissionnaire, Tiémoko Meyliet KONE a été reconduit le 17 août 2014 pour un mandat de 6 six ans par la Conférence des Chefs d’État.

Ce choix unanime des chefs d’Etat de l’UEMOA est en fait celui de la “stabilité”, de la “rigueur” et de l’expérience, explique-t-on. M. Tiémoko Meyliet KONE est arrivé très jeune à la BCEAO et fut témoin de la transition entre les cadres français et africains et de la grande opération de rapatriement du siège de la banque en Afrique.

Lire la suite https://www.financialafrik.com/2020/08/12/tiemoko-meyliet-kone-reconduit-a-la-tete-de-la-bceao-le-choix-de-la-stabilite/

Comments

comments

Continuer la lecture

Economie

Côte d´Ivoire/ Covid-19: Comment Ouattara a depensé 10 milliards en un mois

Publié

activé

Le ministre Mamadou Touré et une récipiendaire

La  Côte d’Ivoire a procédé, mardi 26 mai, au lancement de son programme  du fonds d’appui du secteur informel (FASI). Cette initiative a pour objectif principal d’appuyer les acteurs du secteur informel, touché de plein fouet par la pandémie du coronavirus.

Ainsi, pour la première phase d’une durée de 1 mois (du 14 mai au 15 juin), le gouvernement va débloque un montant de 10 milliards de FCFA (15,2 millions d’euros) Cette enveloppe  sera répartie  entre  40000 acteurs du secteur  de l’informel, opérant dans les activités de la restauration, de transport, de services entres autres.

Chacun d’entre eux, recevra une somme de 200000 (304.90 euros) à 300000 FCFA (457.35)  , suivant  la fonctionnalité de son activité. Annoncé en avril dernier, le FASI doté de 100 milliards de FCFA (152,4 millions d’euros)  est un axe du plan de riposte économique contre la COVID-19, élaboré en Côte d’Ivoire.

Financial Afrik

Comments

comments

Continuer la lecture

Agriculture

Côte d’Ivoire: la gestion gouvernementale mafieuse des terres

Publié

activé

parc national du banco

Le land grabbing ou accaparement des terres et expropriation forcée des terres en Côte d’Ivoire, pourrait être appelé la nouvelle forme de colonialisme. En fait, le colonialisme a permis à la mère patrie d’exploiter ses biens sur le continent africain d’un point de vue agricole, obligeant les différents territoires à des cultures spécifiques, telles que la monoculture du cacao en Côte d’Ivoire et au Ghana. Aujourd’hui, le gouvernement ivoirien fait quelque chose de très similaire en s’accaparant des terres déjà légalement retrocédées pour les vendre: Cas de “l’Affaire du foncier Djibo Koman” à Bassam.

Les puissances économiques émergentes, en particulier les Asiatiques et les Arabes, achètent ou dans certains cas louent pendant de nombreuses années (99 ans) d’immenses territoires et les consacrent exclusivement à des productions agricoles destinées à l’importation dans leurs pays. Bien sûr, tout cela se fait, très souvent, avec la complicité d’acteurs locaux qui préfèrent vendre d’immenses territoires, enrichir leurs poches, plutôt que de mettre en place une politique agricole visant à l’autosuffisance.

Un activiste masai bien connu, Edward Loure vainqueur du Goldman environmental prize en 2016 pour l’Afrique, explique comment le problème de tels investissements pourraient favoriser les emplois et les exportations, mais cela n’arrive presque jamais.

En Côte d’Ivoire, par exemple, un accord a été signé en 2013 avec la multinationale Français Louis Dreyfus pour l’octroi de 100 000 hectares de terrain. Le gouvernement ivoirien a présenté cet accord comme une campagne de recherche d’investissement, mais pour les petits agriculteurs locaux ce n’était pas le cas. En effet, à cette occasion, selon une analyse de l’audace institut Afrique (AIA), les agriculteurs des régions de Poro, Bagoué et Tchologo n’ont en aucun cas participé aux négociations concernant leurs terres. Ils ont simplement vu léguer une partie de leurs terres qu’ils cultivaient à un groupe de Louis Dreyfus qui gère déjà 60% des exportations de riz. De même, le mercredi 17 juin 2020 des propriétaires terriens de Grand-Bassam se sont rendu au ministère de tutelle pour dénoncer l’expropriation de plus de quatre milles cinq cents lots.

Le problème dans ces cas est que les paysans qui cultivent ces terres depuis des années ne possèdent pas de titres de propriété, la plupart du temps, et donc l’État peut accorder ces terres, distribuant les droits d’exploitation aux grandes multinationales étrangères, perpétuant le système de l’ère coloniale.

Très souvent, de telles concessions ne créent pas d’emplois pour les populations locales, qui ne sont en fait considérées que comme de la main-d’œuvre bon marché sans droits, et dans certains cas, comme la Chine, elles exposent ses agriculteurs.

Entre autres, dans l’analyse de l’accaparement des terres (Le land grabbing), un fait important est ce qu’on appelle le catch control, c’est-à-dire le contrôle de vastes territoires et d’autres ressources naturelles qui leur sont liées, comme l’eau.

En plus, aujourd’hui, nous assistons à une nouvelle forme de land grabbing des hommes d’état, des escroqueries vis à vis des ivoiriens de la diaspora qui veulent investir en Côte d’Ivoire.

En février de cette année à Abidjan, les évêques du Comité permanent de l’Union des conférences épiscopales d’Afrique de l’Ouest, lus sur le site de l’agence fides, ont déclaré dans une déclaration publique : « Nous dénonçons fermement l’accaparement des terres et l’expropriation forcée des terres sous toutes ses formes. Les conséquences sont incalculables : perte du patrimoine culturel et ancestral, déplacement, chômage, famine, exode, migration, etc. S’adressant directement aux États et aux multinationales, qui continuent l’accaparement des terres, cette honteuse expropriation forcée des terres en Afrique.

Nous avons besoin d’un système juridique solide qui crée des lois qui empêchent cette expropriation, et là où les lois existent déjà, un système juridique solide qui les applique.

 

Bouba Kary

Comments

comments

Continuer la lecture

Abonnez-vous à notre newsletter

Publicité

Sponsorisée

Facebook

Publicité Enter ad code here
Publicité

Tendances