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Economie

[VIDEO]Tour F Plateau: Mamadou Koulibaly gronde Ouattara

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Récemment le président ivoirien, Alassane Ouattara a annoncé la construction d’une 6è tour administrative au Plateau. Cette tour sensée être la plus haute d’Afrique sera composée de 64 étages et coutera 250 milliards de francs CFA au contribuable.

Dans son célébre Talk-show vidéo hebdomadaire dénommé “Jeudi c’est Koulibaly”, Mamadou Koulibaly dénonce avec sévérité ce projet, en s’interrogeant sur l’urgence et la nécessité d’une telle tour, et les conditions dans lesquelles ce contrat publique a été attribué à l’architecte Pierre Fakhoury, ami du couple Ouattara.

Hervé Christ

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Economie

Côte d´Ivoire/ Covid-19: Comment Ouattara a depensé 10 milliards en un mois

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Le ministre Mamadou Touré et une récipiendaire

La  Côte d’Ivoire a procédé, mardi 26 mai, au lancement de son programme  du fonds d’appui du secteur informel (FASI). Cette initiative a pour objectif principal d’appuyer les acteurs du secteur informel, touché de plein fouet par la pandémie du coronavirus.

Ainsi, pour la première phase d’une durée de 1 mois (du 14 mai au 15 juin), le gouvernement va débloque un montant de 10 milliards de FCFA (15,2 millions d’euros) Cette enveloppe  sera répartie  entre  40000 acteurs du secteur  de l’informel, opérant dans les activités de la restauration, de transport, de services entres autres.

Chacun d’entre eux, recevra une somme de 200000 (304.90 euros) à 300000 FCFA (457.35)  , suivant  la fonctionnalité de son activité. Annoncé en avril dernier, le FASI doté de 100 milliards de FCFA (152,4 millions d’euros)  est un axe du plan de riposte économique contre la COVID-19, élaboré en Côte d’Ivoire.

Financial Afrik

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Agriculture

Côte d’Ivoire: la gestion gouvernementale mafieuse des terres

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parc national du banco

Le land grabbing ou accaparement des terres et expropriation forcée des terres en Côte d’Ivoire, pourrait être appelé la nouvelle forme de colonialisme. En fait, le colonialisme a permis à la mère patrie d’exploiter ses biens sur le continent africain d’un point de vue agricole, obligeant les différents territoires à des cultures spécifiques, telles que la monoculture du cacao en Côte d’Ivoire et au Ghana. Aujourd’hui, le gouvernement ivoirien fait quelque chose de très similaire en s’accaparant des terres déjà légalement retrocédées pour les vendre: Cas de “l’Affaire du foncier Djibo Koman” à Bassam.

Les puissances économiques émergentes, en particulier les Asiatiques et les Arabes, achètent ou dans certains cas louent pendant de nombreuses années (99 ans) d’immenses territoires et les consacrent exclusivement à des productions agricoles destinées à l’importation dans leurs pays. Bien sûr, tout cela se fait, très souvent, avec la complicité d’acteurs locaux qui préfèrent vendre d’immenses territoires, enrichir leurs poches, plutôt que de mettre en place une politique agricole visant à l’autosuffisance.

Un activiste masai bien connu, Edward Loure vainqueur du Goldman environmental prize en 2016 pour l’Afrique, explique comment le problème de tels investissements pourraient favoriser les emplois et les exportations, mais cela n’arrive presque jamais.

En Côte d’Ivoire, par exemple, un accord a été signé en 2013 avec la multinationale Français Louis Dreyfus pour l’octroi de 100 000 hectares de terrain. Le gouvernement ivoirien a présenté cet accord comme une campagne de recherche d’investissement, mais pour les petits agriculteurs locaux ce n’était pas le cas. En effet, à cette occasion, selon une analyse de l’audace institut Afrique (AIA), les agriculteurs des régions de Poro, Bagoué et Tchologo n’ont en aucun cas participé aux négociations concernant leurs terres. Ils ont simplement vu léguer une partie de leurs terres qu’ils cultivaient à un groupe de Louis Dreyfus qui gère déjà 60% des exportations de riz. De même, le mercredi 17 juin 2020 des propriétaires terriens de Grand-Bassam se sont rendu au ministère de tutelle pour dénoncer l’expropriation de plus de quatre milles cinq cents lots.

Le problème dans ces cas est que les paysans qui cultivent ces terres depuis des années ne possèdent pas de titres de propriété, la plupart du temps, et donc l’État peut accorder ces terres, distribuant les droits d’exploitation aux grandes multinationales étrangères, perpétuant le système de l’ère coloniale.

Très souvent, de telles concessions ne créent pas d’emplois pour les populations locales, qui ne sont en fait considérées que comme de la main-d’œuvre bon marché sans droits, et dans certains cas, comme la Chine, elles exposent ses agriculteurs.

Entre autres, dans l’analyse de l’accaparement des terres (Le land grabbing), un fait important est ce qu’on appelle le catch control, c’est-à-dire le contrôle de vastes territoires et d’autres ressources naturelles qui leur sont liées, comme l’eau.

En plus, aujourd’hui, nous assistons à une nouvelle forme de land grabbing des hommes d’état, des escroqueries vis à vis des ivoiriens de la diaspora qui veulent investir en Côte d’Ivoire.

En février de cette année à Abidjan, les évêques du Comité permanent de l’Union des conférences épiscopales d’Afrique de l’Ouest, lus sur le site de l’agence fides, ont déclaré dans une déclaration publique : « Nous dénonçons fermement l’accaparement des terres et l’expropriation forcée des terres sous toutes ses formes. Les conséquences sont incalculables : perte du patrimoine culturel et ancestral, déplacement, chômage, famine, exode, migration, etc. S’adressant directement aux États et aux multinationales, qui continuent l’accaparement des terres, cette honteuse expropriation forcée des terres en Afrique.

Nous avons besoin d’un système juridique solide qui crée des lois qui empêchent cette expropriation, et là où les lois existent déjà, un système juridique solide qui les applique.

 

Bouba Kary

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Economie

Fonds de soutien Covid-19 aux PME : Voici les conditions d’éligibilité

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Salimou Bamba, directeur général de l'Agence Côte d'Ivoire PME

A l’occasion du point de presse quotidien sur le Coronavirus, le mercredi 27 mai 2020 à Abidjan, le directeur général de l’Agence Côte d’Ivoire PME, Salimou Bamba, a présenté les conditions pour bénéficier du fonds de Soutien Covid-19 aux PME de 150 milliards de FCFA mis en place par le gouvernement.

Pour être éligible au fonds créé pour soutenir les entreprises impactées par la COVID-19, il faut être une entreprise dont le chiffre d’affaires n’atteint pas un milliard de FCFA, être en activité effective et continue sur les deux années fiscales 2018 et 2019 au moins et être à jour de ses déclarations fiscales et sociales au 31 décembre 2019.

Les activités de l’entreprise doivent avoir été impactées négativement par la pandémie. Et les responsables doivent également fournir une note sur le plan de continuité des activités.

Les entreprises ayant un chiffre d’affaires inférieur à 30 millions de FCFA, peuvent bénéficier d’une subvention maximum de 500 000 FCFA. Celles qui ont un chiffre d’affaires compris entre 30 millions et 150 millions de FCFA peuvent bénéficier d’un prêt à taux zéro. Enfin, les entreprises avec un chiffre d’affaires compris entre 150 millions et 1 milliard de FCFA recevront un financement avec un taux d’intérêt de 2,5%.

Selon Salimou Bamba, trois guichets ont été ouverts à cet effet.

« Les fonds sont déjà disponibles. Les premiers chèques ont été remis la semaine dernière. J’invite donc les PME à soumissionner en envoyant leurs dossiers en ligne sur www.fspme.agencecipme.ci. L’accès au fonds est entièrement gratuit », a exhorté Salimou Bamba.

Le fonds de soutien Covid-19, dont l’objectif est de préserver les emplois et sauver l’outil de production, a démarré par une phase transitoire le 15 mai et durera jusqu’au 15 juin 2020. Pour cette phase, 15 milliards de FCFA sont disponibles.

Source Abidjan.net

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