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Congrès du PS suisse: l’illégalité de la CEI en Côte d’Ivoire évoquée

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À l’invitation du PS Suisse, le parti ivoirien d'opposition, Liberté et Démocratie pour la République (LIDER)  y a été représenté par sa Délégation Régionale en Suisse, conduite par Haumar Sory, Délégué Régional, et Jean-Charles Wognin, Responsable LIDER-Cellule Lausanne.

Les 1 et 2 décembre 2018, à Brugg, en Argovie, en Suisse, s’est tenu le congrès ordinaire du Parti Socialiste Suisse (PS Suisse).

À l’invitation du PS Suisse, le parti ivoirien d’opposition, Liberté et Démocratie pour la République (LIDER)  y a été représenté par sa Délégation Régionale en Suisse, conduite par Haumar Sory, Délégué Régional, et Jean-Charles Wognin, Responsable LIDER-Cellule Lausanne.

En marge du Congrès, le PS suisse a organisé une rencontre séparée avec ces invités internationaux, tous membres de l’Alliance Progressiste Mondiale, dont notamment la Délégation Régionale de LIDER en Suisse. Haumar Sory a saisi l’occasion de cette rencontre d’échanges, pour présenter la situation sociale, économique et politique qui prévaut en Côte d’Ivoire.

Après Il a d’abord déploré que « le poulain de la communauté internationale, Alassane Ouattara, installé au pouvoir à coups de bombes par la  France, soit aujourd’hui celui-là même qui nargue les institutions internantionales, du fait de son refus, de dissoudre l’actuelle Commission Electorale Indépendante (CEI); pourtant déclarée dépuis  novembre 2016, par la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples d’illégitime et d’illégal, car en conflit les droits fondamentaux des peuples et des hommes à décider librement de la façon dont leur société doit être dirigée… ». À quelques mois de l’échéance électorale de 2020, Haumar Sory a donc rappelé à l’assemblée l’urgence de la mobilisation de tous les lobbys de promotion des droit humains, aux fins de faire pression sur « le bon élève » de la communauté internationale, Alassane Ouattara, pour que soit mis en place, avant 2020, une commission électorale impartiale et véritablement indépendante, pour l’organisation d’élections démocratiques, transparentes et inclusives, pour éviter des violences pré ou postélectorales à venir.

Ensuite, le Délégué Régional de LIDER en Suisse a terminé son propos, en invitant les partenaires économiques de l’Afrique de façon générale, à faire un bilan objectif « des prêts et des aides publiques au développement qu’ils accordent à l’Afrique depuis bientôt 60 ans, afin de constater que ces aides n’ont eu que le mérite de dévolopper la corruption, l’enrichissement des dirigeants africains, la paupérisation des populations et enfin le flux grossissant de migrants africains, fuyant le désespoir, aux frontières européennes… ». « L’Afrique n’a pas besoin d’argent, l’Afrique a besoin de démocratie, de liberté et d’Etat de droit. » a-t-il conclu.

Rappelons que ce Congrès du Parti Socialiste Suisse s’est achevé avec la réelection de Christian Levrat comme président du parti.

Hervé Christ, correspondant Leadernews Suisse

 

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Afrique – Décolonisation: la Côte d’Ivoire, dernière de la classe?

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Aliou Sawadogo, le jeune de 13 ans qui a abattu un drone avec son lance-pierre, le samedi 20 novembre 2021, lors du blocus contre un convoi militaire à Kaya, Burkina Faso. Photo d'illustration

Du jeudi 18 au 21 novembre 2021 , un convoi militaire français a fait face à un blocus à Kaya, dans la région centre-nord du Burkina Faso.

Ce convoi, en provenance d’Abidjan, en Côte d’Ivoire, doit regagner le Niger. Mais dès son entrée sur le territoire burkinabé, il n’a eu de cesse d’être confronté à l’hostilité affichée des populations. Cela, dans plusieurs villes du pays des hommes intègres. D’abord stoppé net à Kaya pendant 3 jours, le convoi a dû rebrousser chemin pour se retrouver à nouveau bloqué, par d’autres manifestants, à quelques kilomètres de Ouagadougou.

Il faut rappeler qu’en Côte d’ivoire, d’où il vient, ce convoi, fort d’une soixantaine de véhicules et d’une centaine hommes, n’a eu à faire face à aucune hostilité. Il a traversé ce pays, du sud au nord, sans encombre, avant de se retrouver dans l’impasse au Burkina Faso. Cela pose la problématique de la position des populations ivoiriennes dans ce combat, maintenant panafricain, contre l’occupation française continue, en Afrique francophone, plus de 60 ans après les prétendues indépendances.  Les populations ivoiriennes, au début des années 2000, ont pourtant été les premières, dans la sous-région, à scander et exiger le départ de l’armée d’occupation française.

Mais qu’en est-il de cet engagement aujourd’hui? Comment la Côte d’Ivoire en est elle arrivée à céder sa position de précurseur sous-régional de ce combat, au Mali et au Burkina Faso, pour devenir le quartier général incontesté de l’armée d’occupation française? Le pouvoir extrêmement répressif d’Alassane Ouattara, laudateur incontesté de la Françafrique, pourrait expliquer cela. Mais aussi, la transition politique qui couve actuellement en Côte d’Ivoire, avec une population dont les priorités peuvent être sujettes à interrogations, voire à inquiétudes.

En effet, les ivoiriens semblent s’être laissés embringués dans les guéguerres émotionnelles, les atermoiements et incohérences d’une classe politique vieillotte. Une classe politique dont l’engagement ne se résume qu’à une ambition revancharde, motivée par une vision nombriliste, émotionnelle et intéressée du combat politique. En Côte d’Ivoire, les lignes idéologiques de souveraineté, de liberté et de démocratie semblent plutôt avoir fait la part belle, aux humeurs des hommes politiques que sont Henri Konan Bédié, Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara.

Ainsi donc, de précurseur générationnel sous-régional de la lutte contre le néocolonialisme français, les ivoiriens vont-ils continuer à se contenter dans leur rôle actuel de dernier de la classe? Ou vont-ils se laisser  de nouveau inspirer par les jeunes maliens et Burkinabés, engagés plus que jamais ouvertement contre le colon français, pour revenir prendre toute leur place dans ce combat à portée panafricaine aujourd’hui ?

 

Hervé Christ

 

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RD-Congo : Mobutu est mort, vive Mobutu!

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Joseph Désiré Mobutu, dit Sese Seko, président de la République du Zaïre (RD Congo, aujourd'hui), de 1965 à 1997.

Une enquête dénommée Congo Hold-Up, révèle comment la banque privée BGFIBank a été utilisée pour détourner des fonds publics et des ressources naturelles de la République démocratique du Congo.

Ces malversations ont principalement contribué l’enrichissement de l’entourage de l’ancien président Joseph Kabila. Elles portent au moins sur 138 millions de dollars, en six ans et impliquent des intermédiaires suisses.

Cette fuite spectaculaire de documents révèle surtout que la kleptocratie en RD Congo reste une réalité à laquelle les congolais doivent toujours faire face. Cela, 24 ans après le départ de Mobutu Sese Seko.

En RD-Congo, 70% des congolais survivent avec moins de deux dollars (1.76 euros) par jour. Pendant ce temps, Joseph Kabila, principal héritier de l’ère Mobutu, et sa famille ont accumulé, entre 2001 et 2019, une fortune colossale. Cela, à la faveur d’un pouvoir sans partage.

 

Herve Christ

 

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Sénégal : Ousmane Sonko et ses amis libérés

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Ousmane Sonko, Opposant Senegalais

Dakar, Mercredi 10 Novembre 2021 – Barthélémy Dias, Ousmane Sonko et Malick Gakou, trois alliés au sein de la même coalition dans la perspective des élections locales du 23 janvier 2022, ont été arrêtés et conduits au camp Abdou-Diassé.

Les trois opposants ont été interpellés avant d’être remis en liberté, ce mercredi 10 novembre. Le matin même, Barthélémy Dias, par ailleurs candidat à la mairie de Dakar, était convoqué au tribunal selon Jeune Afrique.

Ousmane Sonko, Barthélémy Dias et Malick Gakou, sont tous trois membres d’une même coalition dans la perspective des élections locales du 23 janvier 2022. Selon des proche,  « ils ont été arrêtés après avoir renoncé à se rendre au tribunal de Dakar »,  et conduits au camp Abdou-Diassé

Leur incarcération n’aura cependant duré que quelques heures. À 18h, ils ont été remis en liberté, sans qu’aucune charge ne soit retenue à leur encontre.

Alors que, depuis plusieurs jours, Barthélémy Dias et ses alliés appelaient à la mobilisation, le candidat à la mairie de Dakar ne s’est pas présenté à l’audience à laquelle il était convoqué et qui s’est tenue vers 9h30 du matin. Au bout d’une dizaine de minutes, l’affaire a été renvoyée au 1er décembre par le juge.

Leadernewsci

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