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Coronavirus: Selon l’OMS la pandémie tend vers une endémie

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Michael Ryan, Directeur des questions sanitaires d'urgences de l'OMS-image d'illustration

 

En ce moment où plusieurs pays annoncent un déconfinement progressif, l’Organisation mondial de la santé (OMS), a indiqué que la pandémie du coronavirus évoluerait en une endémie. Pour l’institution international, il serait plus sage de commencer à s’habituer au fait que le Covid-19 ne disparaîtra pas de si tôt du monde.

 

L’Organisation mondiale de la santé s’est de nouveau prononcée par rapport au coronavirus qui fait bouger le monde depuis la fin de l’année dernière. À en croire l’OMS, le Covid-19 pourrait bien « ne jamais disparaître » et devenir une maladie avec laquelle l’humanité devra apprendre à vivre.

 

« Nous avons un nouveau virus qui pénètre la population humaine pour la première fois et il est en conséquence très difficile de dire quand nous pourrons le vaincre. Ce virus pourrait devenir endémique dans nos communautés, il pourrait ne jamais disparaître », a averti Michael Ryan, directeur des questions d’urgence sanitaire à l’OMS, lors d’une conférence de presse virtuelle.

 

Selon une étude, le coronavirus pourrait bien se transmettre non seulement par la toux ou l’éternuement mais aussi par la parole. En effet, les microgouttelettes de salive générées par la parole peuvent rester suspendues dans l’air d’un espace fermé pendant plus de dix minutes, d’après une expérience publiée ce mercredi dans la revue PNAS. Selon cette étude, le rôle probable des microgouttelettes dans la pandémie de Covid-19 est d’une évidence remarquable dans la propagation de la maladie.

Pastoré

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Citoyenneté

[Notre Série] Elles ont résisté – Épisode 1: Ndaté Yalla Mbodj, la reine qui refusa de céder le Waalo

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Héroïnes africaines de la résistance - [Épisode 1] : Ndaté Yalla Mbodj, la reine qui refusa de céder le Waalo

Sénégal, février 1855.

Depuis Saint-Louis, une colonne militaire française se met en marche vers le royaume du Waalo.

À sa tête : Louis Faidherbe, gouverneur du Sénégal.

Son objectif dépasse désormais le commerce. La France veut imposer son autorité sur ce territoire stratégique situé autour du bas fleuve Sénégal.

Mais sur sa route se trouve une souveraine qui, depuis plusieurs années, refuse de reconnaître aux Français le droit de décider à sa place.

Son nom est Ndaté Yalla Mbodj.

Elle sait que l’adversaire dispose d’une puissance militaire supérieure.

Elle sait aussi ce qu’une défaite peut signifier.

Pourtant, elle refuse de céder.

Car derrière cette confrontation se pose une question d’une étonnante modernité :

Qui a le droit de décider de ce qui se passe sur une terre : ceux qui y règnent ou une puissance étrangère qui estime y avoir des intérêts ?

Avant la colonie, il y avait un royaume

Pour comprendre Ndaté Yalla, il faut d’abord oublier un instant les cartes coloniales qui ont façonné notre représentation de l’Afrique.

Le Sénégal tel que nous le connaissons aujourd’hui n’existe pas encore.

Dans cette partie de l’Afrique de l’Ouest coexistent plusieurs États et royaumes, parmi lesquels le Cayor, le Djolof, le Fouta et le Waalo.

Le Waalo occupe une position particulièrement stratégique : il contrôle une partie de la région située autour du fleuve Sénégal, à proximité immédiate de Saint-Louis, où la France est implantée.

Cette proximité nourrit le commerce.

Mais progressivement, elle nourrit aussi les ambitions françaises.

Ndaté Yalla appartient à la dynastie dirigeante du Waalo. Après la mort de sa sœur aînée, Ndieumbeutt Mbodj, elle lui succède et est officiellement intronisée à Nder, capitale du royaume, en octobre 1846.

Elle porte le titre de Linguère.

Mais il ne faut pas imaginer une reine simplement cérémonielle.

Ndaté Yalla intervient dans les affaires politiques, territoriales et commerciales de son royaume.

Et les Français vont rapidement le découvrir.

1847 : l’affaire des bœufs

L’un des premiers affrontements documentés pourrait presque sembler banal.

Une affaire de bétail.

Des commerçants soninkés acheminent des bœufs vers Saint-Louis. Les autorités françaises contestent les prélèvements et droits imposés par le Waalo sur leur passage.

Pour les Français, il s’agit notamment de garantir la circulation commerciale vers Saint-Louis.

Pour Ndaté Yalla, le problème est tout autre.

Les marchandises traversent son royaume.

Elle considère donc que les règles applicables sur ce territoire relèvent de son autorité.

Le différend prend une telle importance que la reine répond directement au gouverneur français.

Dans une lettre du 18 juin 1847 conservée aux Archives nationales du Sénégal, elle rappelle en substance un principe simple : Saint-Louis relève du gouverneur français, les autres royaumes ont leurs souverains, et le Waalo possède lui aussi son autorité politique.

Ce n’est pas seulement une querelle commerciale.

C’est une affirmation de souveraineté.

« Cette terre m’appartient »

Les tensions ne disparaissent pas.

Au contraire.

Les Français cherchent à consolider leur présence autour du fleuve. Des terres deviennent à leur tour sources de conflit.

En 1851, Ndaté Yalla proteste notamment contre l’installation française sur des territoires qu’elle considère appartenir au Waalo.

Dans ses correspondances avec l’administration de Saint-Louis, elle revendique son autorité sur l’île de Boyo et conteste l’occupation de terres sans son consentement.

La logique de son argument est constante :

commercer avec le Waalo ne signifie pas gouverner le Waalo.

Pendant plusieurs années, elle utilise ainsi la diplomatie, les lettres, les pressions économiques et l’autorité politique pour tenter de contenir l’expansion française.

Mais en 1854, un homme arrive à la tête de l’administration française du Sénégal.

Louis Faidherbe.

Avec lui, la confrontation change de dimension.

1855 : la diplomatie cède la place aux armes

Faidherbe veut renforcer la domination française dans la région.

Le Waalo, situé aux portes de Saint-Louis et dirigé par une souveraine refusant les prétentions françaises, constitue un obstacle.

En février 1855, les forces françaises pénètrent dans le royaume.

La guerre est désormais ouverte.

Le 25 février, sur la plaine de Dioubouldou, les forces du Waalo et leurs alliés affrontent la colonne française.

L’écart technologique et militaire pèse lourd.

Les forces de Ndaté Yalla sont battues.

Les Français avancent ensuite jusqu’à Nder.

La capitale du Waalo est prise et incendiée, ainsi que plusieurs villages.

La conquête militaire vient de réaliser ce que plusieurs années de pressions politiques n’avaient pas obtenu.

Le Waalo perd son indépendance.

Une défaite militaire, pas une soumission

C’est ici que l’histoire de Ndaté Yalla prend toute sa force.

Elle n’a pas gagné la guerre.

Mais la résistance ne se mesure pas uniquement au résultat final d’une bataille.

Pendant près d’une décennie de règne, elle a contesté l’idée selon laquelle la présence commerciale française donnait à la France un droit politique sur son territoire.

Elle a négocié.

Elle a protesté.

Elle a revendiqué ses frontières.

Elle a défendu ses prérogatives.

Et lorsque la confrontation militaire est devenue inévitable, elle a résisté.

Après la défaite, Ndaté Yalla quitte le Waalo et trouve refuge au Cayor.

Elle meurt en 1860.

Mais l’histoire ne s’arrête pas complètement avec elle.

Son fils, Sidya Ndaté Yalla Diop, deviendra à son tour une figure de la résistance à la domination française.

Pourquoi raconter Ndaté Yalla aujourd’hui ?

Parce que son histoire bouscule une représentation encore tenace de la colonisation africaine.

Celle d’une Afrique qui aurait simplement été découverte, administrée puis colonisée par des puissances européennes.

Lorsque les Français avancent vers le Waalo, ils ne pénètrent pas dans un vide politique.

Ils entrent dans un royaume.

Ce royaume possède ses institutions, ses règles, ses autorités et ses intérêts.

Et à sa tête se trouve une femme capable d’écrire au représentant d’une puissance européenne pour lui rappeler une chose fondamentale :

vous avez votre territoire ; nous avons le nôtre.

Ndaté Yalla n’était pas seulement une femme courageuse opposée à une armée étrangère.

Elle était une souveraine défendant la souveraineté de son État.

Elle fut vaincue militairement.

Mais près de deux siècles plus tard, son combat nous rappelle que la conquête coloniale de l’Afrique ne fut ni naturelle, ni consentie, ni accomplie sans résistance.

Et c’est peut-être cela que l’Histoire a trop souvent laissé dans l’ombre.

« Héroïnes africaines de la résistance est une série consacrée aux femmes d’Afrique et de sa diaspora dont les combats contre l’esclavage, la traite et la domination coloniale ont été oubliés, minimisés ou insuffisamment racontés. »

Une héroïne. Une histoire. Chaque semaine.

Leadernewsci, informer pour former

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Internationale

ZOA: Média panafricain ou paris-africain?

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ZOA: Média panafricain ou paris-africain?

La France ne se lasse jamais de vouloir parler au nom de l’Afrique. Après avoir perdu du terrain politique et diplomatique, et face au rejet croissant de ses médias traditionnels comme RFI et France 24, voici qu’elle revient avec un nouvel outil de communication : ZOA, un média qu’elle ose qualifier de « panafricain, par et pour les jeunes Africains ».

Cette initiative, loin d’être anodine, révèle trois réalités : l’illégitimité, la condescendance et les incohérences de la démarche française.

Une appropriation illégitime du panafricanisme

Le terme panafricain n’est pas une étiquette marketing. C’est un combat, une idéologie née dans la douleur des luttes contre l’esclavage, la colonisation et le néocolonialisme. Il a porté les voix de Nkrumah, Sankara, Lumumba, Kadhafi et de tant d’autres figures qui ont rêvé d’une Afrique unie et souveraine.

Que la France, ancienne puissance coloniale, ose aujourd’hui brandir ce mot pour vendre son projet ZOA est une provocation historique. Car n’est-ce pas cette même France qui, en 2011, a été l’un des acteurs majeurs de la chute et de l’assassinat de Mouammar Kadhafi, dont les ambitions panafricaines effrayaient l’Occident ?

Comment peut-elle, après avoir contribué à détruire l’un des projets d’unité africaine les plus concrets de notre époque, prétendre aujourd’hui défendre un média « panafricain » ?

La condescendance éternelle

ZOA illustre une fois de plus le réflexe paternaliste français : dicter à l’Afrique ce qu’elle doit penser, comment elle doit s’informer et à travers quels canaux elle doit s’exprimer.

Présenter ZOA comme un média « par les jeunes Africains » quand il est financé et piloté en arrière-plan par l’État français est une insulte à l’intelligence de cette jeunesse africaine qui réclame avant tout autonomie et souveraineté.

Cette démarche trahit une profonde condescendance : celle d’un pays qui se croit encore indispensable à l’Afrique, alors même que les peuples africains réclament haut et fort de parler pour eux-mêmes.

Une stratégie désespérée face à la perte de crédibilité

En réalité, ZOA n’est qu’un pansement sur une hémorragie. Face au discrédit total de France 24 et RFI, accusés d’être des relais de propagande française et bannis dans plusieurs pays africains, Paris tente une opération de camouflage.

Changer le nom, cibler les jeunes et jouer la carte du numérique n’effacera pas la vérité : il s’agit toujours d’un instrument d’influence, d’un prolongement de la diplomatie française.

ZOA ne cherche pas à renforcer le panafricanisme, mais à le vider de son sens, à en proposer une version édulcorée et inoffensive pour neutraliser le véritable mouvement panafricaniste qui gagne du terrain partout sur le continent.

Un sabotage maquillé en innovation

ZOA n’est pas un média panafricain. C’est une tentative de sabotage idéologique, une manœuvre désespérée pour détourner la jeunesse africaine de ses vraies luttes.

Le panafricanisme ne se décrète pas depuis Paris. Il ne se construit pas avec l’argent ni les intentions d’un État qui a toujours défendu ses intérêts au détriment de l’Afrique.

La jeunesse africaine n’a pas besoin de ZOA. Elle a besoin de ses propres voix, ses propres plateformes et sa propre narration, indépendante de toute tutelle coloniale ou néocoloniale.

En un mot, ZOA n’est pas la voix des Africains, c’est l écho d’une françafrique agonisante qui refuse de mourir.

Herve Christ

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Crise au Sahel : la responsabilité de la France se confirme

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La condamnation de Nicolas Sarkozy à cinq ans de prison dans l’affaire des financements libyens ne relève pas seulement d’un scandale politico-financier

La condamnation de Nicolas Sarkozy à cinq ans de prison dans l’affaire des financements libyens ne relève pas seulement d’un scandale politico-financier. Elle agit comme un miroir brutal de l’histoire récente : la guerre de 2011 en Libye, lancée sous l’impulsion de Paris, n’était pas seulement une croisade humanitaire contre Kadhafi. Elle portait aussi les relents d’une opération d’étouffement politique.

Quand Kadhafi menaçait de parler

À l’époque, Mouammar Kadhafi multipliait les signaux qu’il disposait de preuves compromettantes sur le financement de la campagne présidentielle de 2007. La perspective d’une révélation publique planait comme une épée de Damoclès sur l’Élysée. L’intervention militaire, sous couvert de protéger la population civile, a eu pour conséquence directe de réduire au silence un dirigeant devenu trop gênant.

Le chaos libyen, matrice de l’instabilité au Sahel

La disparition du régime a plongé la Libye dans un vide sécuritaire total. Armes en circulation libre, milices incontrôlées, réseaux criminels renforcés : ce chaos a rejailli sur tout le Sahel. Du Mali au Burkina Faso, les groupes armés ont prospéré, alimentés par les stocks libyens et par l’absence d’un État central fort à Tripoli. Résultat : une décennie plus tard, la région s’enfonce toujours dans une spirale de violences et de coups d’État militaires.

Un verdict qui éclaire le passé

En condamnant Sarkozy, la justice française met en lumière l’arrière-plan douteux d’une politique étrangère dont les conséquences continuent de ravager l’Afrique. Loin d’être un simple épisode judiciaire, ce verdict souligne la responsabilité historique de la France : celle d’avoir ouvert la boîte de Pandore libyenne pour des raisons où l’intérêt général se confondait avec des calculs personnels.



Le Sahel paie aujourd’hui le prix d’une intervention dont la sincérité humanitaire apparaît de plus en plus discutable. Et si la justice française juge l’homme Sarkozy, c’est bien la mémoire collective qui juge la stratégie française en Libye : un engrenage tragique dont l’Afrique ne s’est toujours pas remise.

Herve Christ

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