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Didier Drogba présente son programme « Renaissance » pour ravir la FIF

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Didier Drogba à sa conférence de presse
Didier Drogba lors de la Conférence de presse, Crédit photo : AFP

Didier Drogba, légende du football ivoirien et candidat pour être le futur locataire de la Maison de verres, autre nom du siège de la Fédération Ivoirienne de Football (FIF), a présenté à la presse Renaissance. Son programme de « bonne gouvernance », mettant au centre des priorités, le développement des clubs et des autres acteurs de l’industrie du football ivoirien.

Didier Drogba, candidat à la présidence de la fédération ivoirienne de football a présenté, lundi 18 avril, son programme Renaissance. Cette présentation tenue à Abidjan, au cours d’une conférence de presse, a rassemblé la presse nationale et internationale.

04 axes clés pour faire renaître le football ivoirien…

C’est un programme axé sur quatre piliers stratégiques que le candidat a présenté au public venu l’écouter. En effet ces piliers sont, les acteurs, les infrastructures, le cadre réglementaire et la formation.

S’exprimant en premier lieu sur les acteurs, Didier Drogba a indiqué son intention de revoir, dès son élection, leur statut. De façon précise, cela passera à veiller à accorder aux présidents de club, joueurs, entraineurs, médecins et arbitres, l’accompagnement nécessaire afin de les aider à, non seulement s’épanouir davantage durant leur carrière, mais aussi préparer leur reconversion.

Pour les infrastructures, l’homme entend mener une politique de rénovation des stades existants et en développer de nouveaux. Et cela dans l’optique d’attirer les sponsors. Toujours pour les infrastructures, Didier Drogba trouve nécessaire de les décentraliser. « Il faut ramener les clubs concentrés à Abidjan dans leur région en y créant des stades. Et cela va permettre de recréer un engouement sur toute l’étendue du territoire », a-t-il affirmé.

Dans cette même veine, le candidat à la FIF juge indispensable d’adapter le cadre réglementaire aux réalités locale. Ainsi de profondes réformes sont envisagées. À l’en croire, celles-ci concerneront principalement les salaires pratiqués dans le milieu et le financement des clubs.

Le quatrième et dernier pilier de ce programme table sur la formation. Selon ce qui a été présenté, c’est une armada, comprenant des partenaires à l’étranger, qui sera déployées avec pour objectif de mettre à niveau toues les parties prenantes de l’industrie du football ivoirien. Même la presse sportive ne sera pas en reste, a annoncé Didier Drogba qui projette l’outiller convenablement.

Lire aussi :Fédération Ivoirienne de Football/Élection: « Didier Drogba est le meilleur choix » selon Gnagne Sila

Aux clubs, des promesses fortes et des réformes chocs

Didier Drogba durant la conférence

Didier Drogba lors de la conférence de presse de présentation

À côté de ces 4 piliers qui constituent l’ossature de son programme, Didier Drogba, a annoncé des mesures qu’il prendra. « Tout programme engage une promesse. Et donc je fais la promesse de poser des actions fortes à l’endroit des clubs et des acteurs ».

Pour ce qui concerne les clubs, les résolutions annoncées s’articulent autour de 5 points clés. Le premier point touche le relèvement des subventions accordées aux club. Et là-dessus, Didier Drobga compte passer du simple au double que ce qui se fait actuellement. Ainsi les clubs de première, deuxième et troisième division passeront, respectivement, de 75 à 150 millions, 20 à 50 millions, et de 15 à 30 millions. Des montants exprimés bien sûr en franc CFA (F CFA). Il est attendu de cette subvention qu’elle permette aux clubs d’être autonome et de fonctionner correctement. Qui plus est, chaque club recevra en dotation un car de transport. Le candidat a expliqué cette dotation en disant : « Nous devons être cohérent envers nous-mêmes. En effet nous voulons créer de la ferveur dans tout le pays. Alors il faut donner les moyens aux clubs de se déplacer sur tout le territoire ».

D’autres changements sont prévus. Entre autres le passage de 16 à 18 clubs en ligue 1, ou comme l’instauration de play-off pour les divisions inférieures. On peut également citer la coopération régionale et internationale ainsi que la mise en place d’espace de travail collaboratif. Et comme ciment de toute cette nouvelle architecture, les clubs seront assignés à un nouveau cahier des charges.

Les acteurs pas en reste

Cela dit, cette Renaissance, telle envisagée par l’équipe Drogba ne s’arrête pas qu’aux clubs. En effet, les acteurs étant tout autant concernés. Ainsi il est prévu pour leur développement, pendant leur carrière, et leur préparation à l’après-carrière, de nombreux dispositifs de formation. À cet effet une ou plusieurs plateformes seront mises à disposition. Le candidat Didier Drogba compte également faire de l’inclusion un pan centrale de sa gouvernance. À cet effet, son programme promet donner un second souffle au championnat féminin. Toujours à l’égard des acteurs, la liste renaissance a en ligne de mire plusieurs autres projets sociaux. Logement, assurance-maladie, investissement, etc.

En clôture, Didier Drogba a réaffirmé sa « détermination à accompagner le football ivoirien vers une nouvelle heure de gloire ». Aussi a-t-il invité le corps des médias à se faire chantre du Programme Renaissance qui veut aligner le football à la hauteur des ambitions de développement de la Côte d’Ivoire. D’où le fait qu’il placera au cœur de sa gouvernance les valeurs de travail, de bienveillance et de courage.

À la fin de la présentation de son programme, le candidat Didier Drogba s’est prêté aux questions des journalistes. Une autre occasion pour lui de lever les derniers doutes subsistant dans la capacité de son programme à apporter le renouveau tant espéré au football ivoirien. Rendez-vous est pris au soir du samedi 23 avril pour savoir le verdict des urnes.

                                                                                                                                                                         Frère John

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Crise au Sahel : la responsabilité de la France se confirme

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La condamnation de Nicolas Sarkozy à cinq ans de prison dans l’affaire des financements libyens ne relève pas seulement d’un scandale politico-financier

La condamnation de Nicolas Sarkozy à cinq ans de prison dans l’affaire des financements libyens ne relève pas seulement d’un scandale politico-financier. Elle agit comme un miroir brutal de l’histoire récente : la guerre de 2011 en Libye, lancée sous l’impulsion de Paris, n’était pas seulement une croisade humanitaire contre Kadhafi. Elle portait aussi les relents d’une opération d’étouffement politique.

Quand Kadhafi menaçait de parler

À l’époque, Mouammar Kadhafi multipliait les signaux qu’il disposait de preuves compromettantes sur le financement de la campagne présidentielle de 2007. La perspective d’une révélation publique planait comme une épée de Damoclès sur l’Élysée. L’intervention militaire, sous couvert de protéger la population civile, a eu pour conséquence directe de réduire au silence un dirigeant devenu trop gênant.

Le chaos libyen, matrice de l’instabilité au Sahel

La disparition du régime a plongé la Libye dans un vide sécuritaire total. Armes en circulation libre, milices incontrôlées, réseaux criminels renforcés : ce chaos a rejailli sur tout le Sahel. Du Mali au Burkina Faso, les groupes armés ont prospéré, alimentés par les stocks libyens et par l’absence d’un État central fort à Tripoli. Résultat : une décennie plus tard, la région s’enfonce toujours dans une spirale de violences et de coups d’État militaires.

Un verdict qui éclaire le passé

En condamnant Sarkozy, la justice française met en lumière l’arrière-plan douteux d’une politique étrangère dont les conséquences continuent de ravager l’Afrique. Loin d’être un simple épisode judiciaire, ce verdict souligne la responsabilité historique de la France : celle d’avoir ouvert la boîte de Pandore libyenne pour des raisons où l’intérêt général se confondait avec des calculs personnels.



Le Sahel paie aujourd’hui le prix d’une intervention dont la sincérité humanitaire apparaît de plus en plus discutable. Et si la justice française juge l’homme Sarkozy, c’est bien la mémoire collective qui juge la stratégie française en Libye : un engrenage tragique dont l’Afrique ne s’est toujours pas remise.

Herve Christ

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Santé publique: les mauvaises priorités du gouvernement ivoirien

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Le Conseil des ministres du 17 septembre 2017 a adopté un décret réglementant les transports sanitaires terrestres, aériens et maritimes.

Le Conseil des ministres du 17 septembre 2017 a adopté un décret réglementant les transports sanitaires terrestres, aériens et maritimes. Présenté comme une étape de la réforme hospitalière, ce texte devait, selon le gouvernement ivoirien, renforcer l’offre de soins et répondre aux besoins des populations.

En réalité, ce décret illustre surtout le décalage profond entre les annonces officielles et les réalités vécues par les Ivoiriens. Alors que la majorité peine à trouver une ambulance fonctionnelle ou un centre de santé, l’État se préoccupe des transports sanitaires aériens et maritimes, dont seuls quelques privilégiés pourront bénéficier, notamment les membres du gouvernement.

Pendant que les hôpitaux publics souffrent d’un manque chronique de moyens (plateaux techniques vétustes, pénurie de médecins spécialisés, déficit de médicaments), occasionnant un manque d’accès de  la majorité des populations à des soins de qualité, surtout en zones rurales, ’État met en avant un dispositif prestigieux (transport aérien/maritime), pour donner l’impression d’être engagé dans la modernisation de son système sanitaire.

Cet intérêt du gouvernement pour l’organisation des transports sanitaires, surtout ceux aériens. interpelle davantage quand on sait, qu’ils en seront les premiers bénéficiaires. En effet,  ministres et hauts fonctionnaires sont les seuls à se faire soigner à l’étranger, bénéficiant même d’accords spéciaux, comme celui signé avec Corsair, qui leur accorde des réductions sur leurs billets et sur des soins dans des hôpitaux en France.

Résultat des courses : une médecine à deux vitesses s’installe. D’un côté, le peuple abandonné à des structures vétustes et sous-financées. De l’autre, une élite qui voyage à moindre coût pour se faire soigner à l’étranger, à moindre coût.

Ce décret, loin d’être une véritable réforme de santé publique d’intérêt, apparaît comme une mesure de prestige, vitrine politique destinée à donner l’image d’un État modernisateur, sans résoudre les problèmes de fond du système hospitalier ivoirien.

Hervé Christ

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France: François Bayrou enfin nommé Premier Ministre

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François Bayrou, Premier Ministre de France

Paris – Le 13 décembre 2024, le président Emmanuel Macron a nommé François Bayrou au poste de Premier ministre, succédant à Michel Barnier, dont le gouvernement a été renversé par une motion de censure.

François Bayrou, âgé de 73 ans, est un homme politique centriste de longue date et président du Mouvement Démocrate (MoDem). Il a précédemment occupé des postes ministériels, notamment celui de ministre de l’Éducation nationale de 1993 à 1997 et de ministre de la Justice en 2017.

Sa nomination intervient dans un contexte de blocage politique en France, avec une Assemblée nationale fragmentée entre plusieurs blocs : l’alliance de gauche, le Rassemblement national de Marine Le Pen et les alliés de Macron. Le gouvernement précédent de Michel Barnier a échoué à obtenir un soutien suffisant, conduisant à son renversement.

Dans son discours inaugural, François Bayrou a souligné l’importance de la justice sociale, du républicanisme et de la réconciliation nationale. Il a également mis l’accent sur la transparence et l’égalité des chances, promettant de rapprocher les politiques des citoyens.

Sous surveillannce démocratique de l´Assemblée Nationale, François Bayrou fait face à des défis majeurs, notamment la nécessité de former un gouvernement capable de naviguer dans un paysage politique divisé et de répondre aux préoccupations économiques et sociales pressantes du pays. Sa capacité à bâtir des consensus sera cruciale pour la stabilité politique et économique de la France.

Leadernews.ci 

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