Restons en contact
Campagne #MamKoul2020

Internationale

Ouattara organise le rapatriement des ivoiriens sans papiers d’Italie

Publié

activé

Un protocole d’accord, centré sur la coopération pour la gestion commune des migrations, a été signé à Rome par la ministre italienne de l’Intérieur Luciana Lamorgese et le ministre de l’intérieur et de la sécurité de la Côte d’Ivoire, le général Vagondo Diomandé. 

Lors de la cérémonie, au Viminale, il a été dit que l’accord est sans précédent en Europe. « Cela nous permettra de gérer ensemble le processus d’immigration que nous avons en Italie, » a déclaré M. Lamorgese, « en tenant compte du fait que les gens compte tenu du fait que les personnes originaires de Côte d’Ivoire représentent un pourcentage important, soit environ 10 % des arrivées ».

Diomandé a parlé d’un “moment solennel”. « C’est la première fois, a souligné le ministre ivoirien, qu’un accord aussi important est signé par un pays européen avec un pays africain. » L’accord prévoit à la fois une gestion partagée des rapatriements de migrants en situation irrégulière et des projets de coopération que l’Italie s’est engagée à soutenir en Côte d’Ivoire.

« Nous travaillerons à l’intégration des citoyens de ce pays africain présents sur notre territoire national », a déclaré M. Lamorgese. « L’activité de formation professionnelle qui créera des emplois et occupera les jeunes en promouvant leur inclusion sociale en Côte d’Ivoire est également importante. »

Lors de la cérémonie au Viminale Lors de la cérémonie au Viminale, devant les journalistes, il a été rappelé que le pays africain figurait parmi les bénéficiaires des appels préparés par le Viminale pour des projets de coopération. Selon M. Lamorgese, « l’accord aidera à gérer les retours plus rapidement et plus efficacement, avec un échange continu d’informations qui a souvent été manqué au fil des ans avec d’autres pays d’où proviennent les flux » L’entente comprend des projets conjoints impliquant la police.

« Votre expérience, a dit M. Diomandé, peut nous aider à nous améliorer dans la lutte contre le terrorisme et le crime organisé, sans oublier d’autres aspects liés à la protection civile. »

Le ministre ivoirien a ensuite souligné que la migration devait également être faite pour enrichir les contributions. « Le phénomène doit être réglementé, son attrait, mais aussi mettre en évidence ses aspects positifs. »

Comments

comments

Internationale

la déclaration finale cosignée par tous les chefs d’État présents au G5 sahel

Publié

activé

S.E.M Alassane Ouattara, président de la république de Côte d'Ivoire- Emmanuel macron-image d'illustration

 

 Les Chefs d’Etat membres du G5 Sahel et le Président de la République française se sont réunis ce jour 13 janvier 2020 à Pau en France en vue d’examiner la situation dans l’espace G5 Sahel.

Les Chefs d’Etat ont réaffirmé leur détermination commune à lutter ensemble contre les groupes terroristes qui opèrent dans la bande sahélo-saharienne et dans la région du Lac Tchad. Ils ont rendu hommage aux victimes civiles des exactions commises par ces groupes terroristes ainsi qu’aux soldats africains, français et internationaux tombés dans l’accomplissement de leur mission.

Les Chefs d’Etat du G5 Sahel ont exprimé le souhait de la poursuite de l’engagement militaire de la France au Sahel et ont plaidé pour un renforcement de la présence internationale à leurs côtés. Ils ont exprimé leur reconnaissance à l’égard de l’appui crucial apporté par les Etats-Unis et ont exprimé le souhait de sa continuité.

Ils ont réaffirmé que cette action commune vise à protéger les populations civiles, à défendre la souveraineté des Etats du G5 Sahel (conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité des Nations unies et aux accords bilatéraux en vigueur), à prévenir une extension de la menace terroriste dans les pays frontaliers et à ramener la stabilité, condition indispensable du développement.

Les Chefs d’Etat sont convenus d’accroître et de coordonner leurs efforts en vue d’une solution rapide à la crise libyenne, qui continue à alimenter l’instabilité au Sahel. A cet effet, ils ont rappelé la responsabilité de la communauté internationale, l’impérieuse nécessité d’une prise en charge prioritaire de ce dossier par toutes les parties et ont exprimé leur soutien aux objectifs de la conférence internationale de Berlin pour restaurer la stabilité et la sécurité en Libye.

Les chefs d’Etat ont salué les actions déjà menées et ont souligné le besoin d’une plus grande coordination dans la mise en œuvre des initiatives en cours au Sahel et d’un engagement international renforcé.

A cette fin, les chefs d’Etats sont convenus de mener une discussion avec les partenaires déjà engagés afin de mettre en place un nouveau cadre politique, stratégique et opérationnel qui marquera une nouvelle étape dans la lutte contre les groupes terroristes au Sahel et dans la prise de responsabilité collective.

A la lumière de ces discussions, ce nouveau cadre prendra la forme et le nom d’une « Coalition pour le Sahel », rassemblant les pays du G5 Sahel, la France – à travers l’opération Barkhane et ses autres formes d’engagements, les partenaires déjà engagés, ainsi que tous les pays et organisations qui voudront y contribuer. Ce cadre sera organisé autour de quatre piliers rassemblant les efforts engagés dans les domaines suivants :

1. En matière de combat contre le terrorisme : les chefs d’Etat ont marqué leur ferme volonté de combattre ensemble tous les groupes armés terroristes actifs dans la zone, en concentrant immédiatement leurs efforts militaires dans la région des trois frontières sous le commandement conjoint de la Force Barkhane et de la Force conjointe du G5 Sahel, en ciblant en priorité l’EIGS.

Parallèlement à cet effort, le commandement conjoint de cette coalition accueillera progressivement l’ensemble des pays volontaires et partenaires, dont les contributions militaires rejoindront l’opération Barkhane, comme le futur groupement de forces spéciales européennes, baptisé « Task Force Takuba », qui s’inscrira dans le cadre de ce premier pilier. Le concept d’opération de la Force conjointe sera révisé afin qu’elle puisse agir avec une marge de manœuvre renforcée au-delà de la zone des 50 km de part et d’autre des frontières.

Cette coalition militaire pourra développer les capacités opérationnelles des forces sahéliennes sur l’ensemble de l’espace G5 Sahel afin de réduire la menace des groupes terroristes et d’assurer un meilleur contrôle des frontières.

2. En matière de renforcement des capacités militaires des Etats de la région : les Chefs d’Etat ont salué le lancement, par la France et l’Allemagne, de l’initiative du partenariat pour la stabilité et la sécurité au Sahel (P3S) et ont souhaité une accélération et une amplification des efforts de formation, d’aguerrissement, de soutien logistique, d’entrainement et d’équipements des armées des pays du G5 Sahel. Ce pilier s’appuiera notamment sur les efforts déjà engagés par les Nations Unies et par les missions de formation de l’Union Européenne. Il pourra inclure un accompagnement au déploiement des armées des pays du G5 Sahel avec le soutien de l’Union Africaine et de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

 

3. En matière d’appui au retour de l’Etat et des administrations sur le territoire : Les Chefs d’Etat du G5 Sahel se sont engagés à prendre toutes les mesures visant à accélérer un retour de l’administration et des services publics sur l’ensemble des territoires concernés par la question, en particulier les chaînes pénale et judicaire, essentielles pour le retour de l’Etat de droit. Cet effort s’appliquera prioritairement à Kidal.

Dans un esprit de responsabilité partagée, ces engagements seront appuyés dans le cadre du P3S qui ciblera tout particulièrement son intervention sur la formation et le déploiement jusqu’au niveau local de personnels en matière d’administration civile, de sécurité intérieure (police, gendarmerie, douanes) et de justice.

4. En matière d’aide au développement : les Chefs d’Etat ont salué les premiers résultats de l’Alliance pour le Sahel, lancée sous l’impulsion de l’Allemagne et de la France en juillet 2017, et ont appelé les pays et organisations, membres de l’Alliance à poursuivre dans la voie d’une démarche encore davantage coordonnée avec l’action sécuritaire, à un recours plus systématique à une programmation conjointe et à des mécanismes de délégation réciproque tenant compte des priorités des pays membres du G5 Sahel.

Dans le même esprit, les Chefs d’Etat en appellent aux partenaires internationaux à concrétiser les engagements pris en décembre 2018 à la Conférence des donateurs de Nouakchott pour la mise en œuvre du Programme d’Investissement Prioritaire (PIP) du G5 Sahel.

Par ailleurs, les Chefs d’Etats appellent les partenaires des États du G5 Sahel à accroitre leur assistance et leur soutien afin de permettre de faire face aux nouveaux défis humanitaires que sont les déplacés internes, les réfugiés, la fermeture des écoles et des centres de santé.

Un sommet associant les Etats du G5 Sahel et la France se tiendra en juin 2020 à Nouakchott dans le cadre de la présidence mauritanienne du G5 Sahel. D’ici cette échéance, le suivi de ces engagements sera effectué au niveau des Ministres des Affaires Etrangères et des Ministres des Armées et de la Défense

Comments

comments

Continuer la lecture

Internationale

Afrique: Quand la mauvaise utilisation des antibiotiques est une cause de mortalité grandissante

Publié

activé

Image d'illustration

– Les résultats d’une étude menée au Niger entre 2007 et 2016 a révélé que les africains sont de plus en plus résistants aux antibiotiques.

Selon les chercheurs, le continent africain fait face à une croissance importante de résistance aux antibiotiques.

« De plus en plus de patients meurent à cause d’antibiotiques inefficaces. Toute la population, y compris les professionnels de la santé, doit prendre conscience de ce problème et rationaliser l’utilisation des antibiotiques pour prévenir la propagation de ces bactéries [résistantes aux antibiotiques] » déclare Céline Langendorf de Médecins Sans Frontières (MSF).

L’étude révèle que ce phénomène provient principalement d’une mauvaise utilisation des antibiotiques. En effet, les professionnels de santé auraient tendance à traiter les infections en se basant sur les symptômes apparents plutôt qu’en utilisant des outils de diagnostic de confirmation.

À cause de cela, les patients sont plus résistants aux antibiotiques et ont besoin d’antibiotiques de seconde intention. Malheureusement, ces derniers sont plus coûteux et donc moins accessibles à tous, ce qui entraînera une hausse de la mortalité sur le long terme.

Les chercheurs appellent donc à une réaction rapide des milieux politique et médical afin de réguler l’utilisation des antibiotiques grâce à des campagnes de communication et des programmes de formation aux professionnels de santé.

Source: SciDevNet https://www.scidev.net/afrique-sub-saharienne/maladie/actualites/resistance-antibiotique-niger.htm

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site « Afrique Post News ».

Comments

comments

Continuer la lecture

Internationale

Nathalie Yamb: << J'ai beaucoup de regrets pour le Cameroun >>

Publié

activé

Nathalie Yamb, Conseillère exécutif du prof Mamadou koulibaly- image l'illustration

Par Leadernews le 12 Janvier 2020

Nathalie Yamb, lors de son passage sur les ondes de la télévision internationale Vox Africa le 6 janvier 2020, a déploré le manque de liberté d’expression au Cameroun. La panafricaniste est revenue sur l’actualité politique de son pays.

La télévision internationale Vox Africa a reçu la conseillère exécutive du président du parti d’opposition LIDER le 06 janvier 2020. Au cours de cet entretien, la suisso-camerounaise Nathalie Yamb a répondu à plusieurs questions sur son pays le Cameroun tout en passant sur son parcours sans oublier celui de ses parents.

« Je viens d’une famille qui s’est battue beaucoup. Mes parents ne sont pas de la haute. Pas du tout. Ma mère est couturière, mon père est menuisier. J’ai vu mes parents se battre. Mon père a connu ma mère dans les années 60 en Suisse quand il était allé faire son apprentissage. Il lui a dit tout de suite : « moi là je ne suis pas venu dans votre pays pour rester jusqu’à perpétuité. Si tu m’épouses, un jour on va aller dans mon pays. Ils nous ont ramassés mon frère et moi, ils nous ont amenés au Cameroun en 1977. Et aujourd’hui ma mère vit toujours là-bas avec mon père. Ma mère est plus Camerounaise que beaucoup de Camerounais. Elle conduit d’ailleurs comme une  Camerounaise. Quand on a quitté a Suisse mon père travaillait comme menuisier dans une menuiserie à Nkolbisson, c’était à l’extérieur de Yaoundé. Il gagnait 44000 FCFA. Quand on montre aux gens le quartier où j’ai grandi les gens se disent : « une Blanche n’a pas pu habiter là ! ». Il y avait des inondations quand il pleuvait tout tait inondé », a commencé par raconter Nathalie Yamb, selon cameroon-info.net.

Elle poursuit en expliquant que son père avait essayé de la dissuader de rentrer travailler comme journaliste au Cameroun après ses études en Allemagne car il connaissait son caractère bien trempé et son esprit révolutionnaire.  « J’ai fait des études de sciences politiques, journalisme et après communication  à l’époque. Quand je dis que je vais rentrer en Afrique pour voir comment… Mon père m’a dit : « si tu viens ici au Cameroun il ne faut pas que tu deviennes journaliste. Si tu écris on va te mettre en prison à Kondengui tout de suite. Vraiment il faut me promettre que si tu rentres tu ne vas pas être journaliste. Je n’ai pas été journaliste », raconte-t-elle.

A l’en croire, sa génitrice la comprenait mieux vu qu’elle a toujours mené des combats depuis son enfance. C’est d’ailleurs le personnage de son pays qui l’inspire à cause du faite qu’elle est « une battante ». Ayant perdu ses parents très tôt, elle a réussi à élever ses enfants dans un pays qui n’est pas le sien, et à surmonter plusieurs cancers. Une femme aujourd’hui âgée de 73 ans mais mariée depuis 52 ans.

En ce qui concerne la politique, elle n’a eu aucune hésitation avant de faire une comparaison entre son pays et la Côte d’Ivoire. « J’ai créé un Hashtag il y a quelques années de cela sur Twitter et sur Facebook pour parler du Cameroun dont je suis assez fière. C’était « hashtag pays penché ». Parce que comme dans beaucoup de pays d’Afrique – d’ailleurs ce n’est pas une particularité du Cameroun, malheureusement les mêmes choses se répercutent partout – Il y a un potentiel énorme, une créativité énorme chez les populations. Et puis il y a un système qui a tout pourri. Qui infiltre comme un magma et qui tire tout vers le bas. J’ai beaucoup de regrets pour le Cameroun parce que contrairement à la Côte d’Ivoire, au Cameroun il y a quand même une liberté d’expression qui est assez extraordinaire – je sais qu’il y en a qui pousseront peut-être des cris d’orfraie mais …-  il y a plusieurs chaînes de télévisions privées, les gens sont capables d’aller débattre à longueur de journée à la télévision, de s’exprimer dans des termes, certaines fois qui sont peut-être même un peu choquants. Il y a un enrôlement électoral qui est ouvert quasiment toute l’année. En Côte d’Ivoire il y a un enrôlement chaque fois qu’il tombe une dent au président. Il fait des enrôlements de 6 jours… Et quand on   a toutes ces possibilités à savoir pouvoir s’exprimer, avoir accès à des médias relativement libres, pouvoir s’enrôler sur la liste électorale et qu’on se retrouve à la fin  avec la même chose qu’en Côte d’Ivoire où il n’y a pas d’enrôlement, on a quand même une liste de 6, 5 millions d’électeurs des deux côtés… En Côte d’Ivoire il y a une seule télé, la RTI. C’est vrai que Monsieur Ouattara vient d’octroyer aux membres de sa famille  des licences pour qu’on ait  5 sources d’abrutissement supplémentaires. Parce que ce sera de nouveau de l’atalaku et de la propagande à longueur de journée. Mais que de l’autre côté au Cameroun on a ça et que l’on voit où l’on est arrivé en 2019 avec les gens qui se tapent dessus, de l’ethnicisme, du tribalisme, la sécession, la guerre civile, il y a suffisamment de problèmes. Notre unique ennemi commun partout en Afrique c’est la pauvreté. Il ne faut pas se laisser distraire par des palabres que les gens vont mettre en place »

Comments

comments

Continuer la lecture
Publicité

Sponsorisée

Facebook

Publicité Enter ad code here
Publicité

Tendances