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Côte d’Ivoire: “Alassane Ouattara, le vrai père de l’Ivoirité ?” (Opinion)

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Son Excellence M. Alassane Ouattara, président de la République de Côte d'Ivoire

Côte d’Ivoire : “Alassane Ouattara, le vrai père de l’Ivoirité ?” (Opinion)

par Afrik Soir on 12 juin 2019

Pourquoi diantre je n’ai pas le droit de dire que je suis Ivoirien ?Pourquoi les autres ont le droit de m’appeler gnak au Sénégal mais je n’ai pas le droit de lui rappeler qu’il vient du Sénégal. Les autres peuvent traiter l’ivoirien de « grande gueule » mais lui n’a pas le droit d’énoncer un stéréotype concernant son pays.

Le faire ou l’insinuer fait de moi automatiquement un xénophobe. Ivoirien, à un moment, il faut se départir de ce faux complexe. Dieu m’a fait grâce de connaître d’autres pays et très récemment le pays du monde libre. Dans chacun de ces pays on me disait. « Toi à ta façon de faire et t’habiller tu ressemble à un ivoirien » je n’ai pas traité quelqu’un de xénophobe. J’étais d’ailleurs fier. 

A mes rayures les autres reconnaissaient que j’étais un tigre. Ma culture se lisait dans ma façon de faire. Mais il suffit que l’ivoirien disent Burkinabé, malien, sénégalais ou je ne sais quoi encore pour qu’on le traite de xénophobe.

 

pourquoi nous en sommes là aujourd’hui ? Nous en sommes là Parceque Alassane Ouattara a tellement instrumentalisé ce vocable. Il a tellement joué sur cette corde de l’ivoirité que l’ivoirien a honte de revendiquer sa préférence nationale. Le faire ce serait blesser les autres. En gros c’est un outrage.

 Ce venin du complexe d’être ivoirien Alassane Ouattara a su le placer habillement dans la matrice de nombreux ivoiriens notamment de deux groupes démographiques importants en Côte d’Ivoire : les musulmans et les ressortissants du nord. Qui ne se rappelle pas cette fameuse phrase? « On ne veut pas que je sois président, parce que je suis musulman et du nord »

 Avec cette simple phrase il s’est autoproclamé souffre-douleur d’un système. Moi, Daouda Coulibaly, né à Bouaké. Originaire d’Odienne plus précisément de Tieme, je ne me suis jamais senti concerné par ce vocable Ivoirité. Je ne me suis jamais senti persécuté. Je n’ai pas à justifier de ma nationalité. Je le suis un point. Un tigre, un vrai ne clame pas sa tigritude. Ça se voit à ses rayures. Dieu merci dans mes mots et mes accoutrements on sait déjà. Pourquoi devrais-je polémiquer. Pourquoi je dois me sentir concerné ?

 Hélas, c’est toujours nos parents du nord qui se sentent touchés par ces propos. A un moment, si vous vous sentez obligés de justifier de votre nationalité c’est que les gens ont peut-être raison.

 Il n’y a pas de honte à être ivoirien et à revendiquer sa préférence nationale. Où est donc le crime que certains fassent passer les nationaux avant les autres. Excusez moi, mais tout près de nous à Dakar, en tant qu’ivoiriens je paye plus que le sénégalais pour voir l’île de Gorée notre histoire commune. Si ce n’est pas de la préférence nationale c’est quoi?

 A un moment, il faut arrêter avec ce faux complexe sans nom que le président veut nous imposer. J’aime l’étranger mais je préfère ma nation.

 Daouda Coulibaly

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[Notre Série] Elles ont résisté – Épisode 1: Ndaté Yalla Mbodj, la reine qui refusa de céder le Waalo

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Héroïnes africaines de la résistance - [Épisode 1] : Ndaté Yalla Mbodj, la reine qui refusa de céder le Waalo

Sénégal, février 1855.

Depuis Saint-Louis, une colonne militaire française se met en marche vers le royaume du Waalo.

À sa tête : Louis Faidherbe, gouverneur du Sénégal.

Son objectif dépasse désormais le commerce. La France veut imposer son autorité sur ce territoire stratégique situé autour du bas fleuve Sénégal.

Mais sur sa route se trouve une souveraine qui, depuis plusieurs années, refuse de reconnaître aux Français le droit de décider à sa place.

Son nom est Ndaté Yalla Mbodj.

Elle sait que l’adversaire dispose d’une puissance militaire supérieure.

Elle sait aussi ce qu’une défaite peut signifier.

Pourtant, elle refuse de céder.

Car derrière cette confrontation se pose une question d’une étonnante modernité :

Qui a le droit de décider de ce qui se passe sur une terre : ceux qui y règnent ou une puissance étrangère qui estime y avoir des intérêts ?

Avant la colonie, il y avait un royaume

Pour comprendre Ndaté Yalla, il faut d’abord oublier un instant les cartes coloniales qui ont façonné notre représentation de l’Afrique.

Le Sénégal tel que nous le connaissons aujourd’hui n’existe pas encore.

Dans cette partie de l’Afrique de l’Ouest coexistent plusieurs États et royaumes, parmi lesquels le Cayor, le Djolof, le Fouta et le Waalo.

Le Waalo occupe une position particulièrement stratégique : il contrôle une partie de la région située autour du fleuve Sénégal, à proximité immédiate de Saint-Louis, où la France est implantée.

Cette proximité nourrit le commerce.

Mais progressivement, elle nourrit aussi les ambitions françaises.

Ndaté Yalla appartient à la dynastie dirigeante du Waalo. Après la mort de sa sœur aînée, Ndieumbeutt Mbodj, elle lui succède et est officiellement intronisée à Nder, capitale du royaume, en octobre 1846.

Elle porte le titre de Linguère.

Mais il ne faut pas imaginer une reine simplement cérémonielle.

Ndaté Yalla intervient dans les affaires politiques, territoriales et commerciales de son royaume.

Et les Français vont rapidement le découvrir.

1847 : l’affaire des bœufs

L’un des premiers affrontements documentés pourrait presque sembler banal.

Une affaire de bétail.

Des commerçants soninkés acheminent des bœufs vers Saint-Louis. Les autorités françaises contestent les prélèvements et droits imposés par le Waalo sur leur passage.

Pour les Français, il s’agit notamment de garantir la circulation commerciale vers Saint-Louis.

Pour Ndaté Yalla, le problème est tout autre.

Les marchandises traversent son royaume.

Elle considère donc que les règles applicables sur ce territoire relèvent de son autorité.

Le différend prend une telle importance que la reine répond directement au gouverneur français.

Dans une lettre du 18 juin 1847 conservée aux Archives nationales du Sénégal, elle rappelle en substance un principe simple : Saint-Louis relève du gouverneur français, les autres royaumes ont leurs souverains, et le Waalo possède lui aussi son autorité politique.

Ce n’est pas seulement une querelle commerciale.

C’est une affirmation de souveraineté.

« Cette terre m’appartient »

Les tensions ne disparaissent pas.

Au contraire.

Les Français cherchent à consolider leur présence autour du fleuve. Des terres deviennent à leur tour sources de conflit.

En 1851, Ndaté Yalla proteste notamment contre l’installation française sur des territoires qu’elle considère appartenir au Waalo.

Dans ses correspondances avec l’administration de Saint-Louis, elle revendique son autorité sur l’île de Boyo et conteste l’occupation de terres sans son consentement.

La logique de son argument est constante :

commercer avec le Waalo ne signifie pas gouverner le Waalo.

Pendant plusieurs années, elle utilise ainsi la diplomatie, les lettres, les pressions économiques et l’autorité politique pour tenter de contenir l’expansion française.

Mais en 1854, un homme arrive à la tête de l’administration française du Sénégal.

Louis Faidherbe.

Avec lui, la confrontation change de dimension.

1855 : la diplomatie cède la place aux armes

Faidherbe veut renforcer la domination française dans la région.

Le Waalo, situé aux portes de Saint-Louis et dirigé par une souveraine refusant les prétentions françaises, constitue un obstacle.

En février 1855, les forces françaises pénètrent dans le royaume.

La guerre est désormais ouverte.

Le 25 février, sur la plaine de Dioubouldou, les forces du Waalo et leurs alliés affrontent la colonne française.

L’écart technologique et militaire pèse lourd.

Les forces de Ndaté Yalla sont battues.

Les Français avancent ensuite jusqu’à Nder.

La capitale du Waalo est prise et incendiée, ainsi que plusieurs villages.

La conquête militaire vient de réaliser ce que plusieurs années de pressions politiques n’avaient pas obtenu.

Le Waalo perd son indépendance.

Une défaite militaire, pas une soumission

C’est ici que l’histoire de Ndaté Yalla prend toute sa force.

Elle n’a pas gagné la guerre.

Mais la résistance ne se mesure pas uniquement au résultat final d’une bataille.

Pendant près d’une décennie de règne, elle a contesté l’idée selon laquelle la présence commerciale française donnait à la France un droit politique sur son territoire.

Elle a négocié.

Elle a protesté.

Elle a revendiqué ses frontières.

Elle a défendu ses prérogatives.

Et lorsque la confrontation militaire est devenue inévitable, elle a résisté.

Après la défaite, Ndaté Yalla quitte le Waalo et trouve refuge au Cayor.

Elle meurt en 1860.

Mais l’histoire ne s’arrête pas complètement avec elle.

Son fils, Sidya Ndaté Yalla Diop, deviendra à son tour une figure de la résistance à la domination française.

Pourquoi raconter Ndaté Yalla aujourd’hui ?

Parce que son histoire bouscule une représentation encore tenace de la colonisation africaine.

Celle d’une Afrique qui aurait simplement été découverte, administrée puis colonisée par des puissances européennes.

Lorsque les Français avancent vers le Waalo, ils ne pénètrent pas dans un vide politique.

Ils entrent dans un royaume.

Ce royaume possède ses institutions, ses règles, ses autorités et ses intérêts.

Et à sa tête se trouve une femme capable d’écrire au représentant d’une puissance européenne pour lui rappeler une chose fondamentale :

vous avez votre territoire ; nous avons le nôtre.

Ndaté Yalla n’était pas seulement une femme courageuse opposée à une armée étrangère.

Elle était une souveraine défendant la souveraineté de son État.

Elle fut vaincue militairement.

Mais près de deux siècles plus tard, son combat nous rappelle que la conquête coloniale de l’Afrique ne fut ni naturelle, ni consentie, ni accomplie sans résistance.

Et c’est peut-être cela que l’Histoire a trop souvent laissé dans l’ombre.

« Héroïnes africaines de la résistance est une série consacrée aux femmes d’Afrique et de sa diaspora dont les combats contre l’esclavage, la traite et la domination coloniale ont été oubliés, minimisés ou insuffisamment racontés. »

Une héroïne. Une histoire. Chaque semaine.

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« Nous appellons à plus de générosité envers les prisons » Ibrahim Ouattara, HYSOPE

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Ibrahim Ouattara (Président de Hysope)

À l’occasion de la journée mondiale Nelson Mandela, Ibrahim Ouattara, président de l’ONG HYSOPE, appelle à plus de générosité envers les prisons, à travers un communiqué dont nous avons réçu copie.

La Journée internationale Nelson Mandela célébrée le 18 juillet de chaque année, nous rappelle que chacun à son niveau peut agir et inspirer le
changement autour de lui. Chacun de nous a la possibilité et la responsabilité de changer le monde pour le rendre meilleur!
Pour le président exécutif de l’ONG HYSOPE, M. Ibrahim OUATTARA, Nelson Mandela demeure une source d’inspiration pour le monde entier grâce au courage et à la compassion dont il a fait preuve ainsi qu’à son engagement en faveur de la justice sociale, de la liberté et de la paix.

Selon le grand Madiba :

“Personne ne peut prétendre connaître vraiment une nation, à moins d’avoir vu l’intérieur de ses prisons. Une nation ne doit pas être
jugée selon la manière dont elle traite ses citoyens les plus éminents, mais ses
citoyens les plus faibles.”

En Côte d’Ivoire fort est de constater une surpopulation dans nos prisons. Aussi, il faut noter que les cellules de plusieurs Maisons Arrêt et de Correction (MAC) sont très humides et inondées en cas de pluie et il s’y dégage une odeur de moisissure permanente. Les règles Mandela, énoncent que tout détenu a le droit de recevoir de l’administration, aux heures usuelles, une alimentation de bonne qualité, bien préparée et servie, ayant une valeur nutritive suffisante au maintien de sa santé et de ses forces. Cependant, contrairement aux trois repas par jour recommandés par les standards internationaux, les MAC, offrent en général un repas ou deux par jours. Quant à la prise en charge médicale des pensionnaires des MAC, cela est rendue difficile par l’insuffisance du matériel, de la faiblesse ou de la mauvaise qualité du plateau technique et par l’indisponibilité de médicaments. En outre, les MAC n’ont aucun ou un stock en médicaments très limité qui a du mal à couvrir leurs besoins. En l’absence de traitements adéquats et d’application de mesures d’isolement momentané des malades, certaines maladies contagieuses se propagent facilement dans les MAC en raison de la promiscuité. Il est à craindre la récurrence d’épidémies de maladies infectieuses.

Or cette journée du 18 juillet, promeut les conditions de détention humaines, sensibilise l’opinion au fait que les détenus continuent de faire partie de la société et reconnaît l’importance du travail social accompli par le personnel pénitentiaire. Alors comme le dit Nelson Mandela ʺun saint est un pécheur qui essaie de s’améliorerʺ. Dans un monde en proie à la peur et au cynisme, c’est un puissant message d’espoir, qui montre qu’il n’est jamais trop tard pour changer
la donne.

Ainsi pour cette année, l’ONG HYSOPE lance un cri de cœur à l’endroit des entreprises ivoiriennes afin qu’elles s’impliquent de plus en plus dans la chaine de solidarité envers les prisons ivoiriennes. Que les fabricants ou ceux de la grande distribution nous viennent en appui dans la manifestation de la solidarité.
Aujourd’hui, alors que nous commémorons les services rendus par Nelson Mandela tout au long de sa vie, la meilleure façon de rendre hommage à ce grand homme n’est pas de prononcer des discours ou d’organiser des cérémonies, mais de s’employer à rendre notre monde meilleur surtout les
conditions de vie des détenus.

L’ONG HYSOPE souhaite que les prisons ivoiriennes soient gérées dans le respect des droits des détenus.
Chacun d’entre nous peut apporter sa contribution en promouvant la paix, les droits de l’homme, le développement durable et une vie digne pour tous.
Chacun d’entre nous peut suivre l’exemple de Mandela et s’inspirer de ses célèbres paroles : Cela semble toujours impossible jusqu’à ce qu’on le fasse.

Le Président Exécutif
ONG HYSOPE
IBRAHIM OUA

 

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COVID19: « Réfusez de vous faire vacciner! » Nathalue Yamb aux africains

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Nathalie Yamb, miitante panafricaine souverainiste et Conseillère exécutive du Professeur Mamadou Koulibaly. CREDIT PHOTO: LeadernewsCI

L’union européenne (UE) ne reconnait pas le Covishield, la version indienne du vaccin AstraZeneca. L’UE finance et soutien pourtant le dispositif Covax, de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui distribue ces vaccins aux africains.

Devant cette hérésie, la conseillère exécutive de Mamadou Koulibaly, Nathalie Yamb, a appelé les africains à refuser de se faire vacciner, dans une vidéo, où elle expose le dedain des « maîtres du monde » vis-à-vis de l’Afrique.

Hervé Christ

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