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Economie

Les chiffres d’une gestion chaotique

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« Si Mamadou Koulibaly n’existait pas, il aurait fallu le créer de toutes pièces » signifiait Berny Kouadio, l’un de ses nombreux followers sur Tweeter.

En effet, dans une série de tweets comme il sait si bien le faire, le fondateur du parti LIDER (Liberté et Démocratie pour la République), dépeint la situation socio-économique de la Côte d’Ivoire autrement présentée aux populations par les médias d’État.

C’est pour quoi pour commencer, le Prof. Mamadou Koulibaly affirme ceci « En réalité les gens ne savent pas toujours ce qui se joue dans leur dos avec les décisions politiques présentées de façon à flatter leur orgueil. Prenons le temps de leur expliquer, d’en parler avec eux, jusqu’à avoir une taille critique pour le changement. »

Parlant de la dette, l’ex ministre du budget adopte une méthode d’approbation ironique face aux arguties avancées par le gouvernement à chaque fois que l’on soulève la problématique de la dette.

« La dette n’est pas un problème pour la Côte d’Ivoire  Ok. Le déficit du budget de la Côte d’Ivoire est dans les « Normes ».Ok. La dette est le stock des déficits passés. Ok. Pourquoi Macron refuse-t-il de prêter à Ouattara 20 milliards de Fcfa pour le bouclage du déficit de 2018? Soupçons de détournements? »

En outre, Le candidat à la présidentielle de 2020 ne manque pas d’indexer le silence complice des bailleurs de fond.

« Et les bailleurs de fonds eux-mêmes, regardent faire sans rien dire (sauf l’UE qui a levé le ton, il y a peu). Mais quand viendra le moment de rembourser ils seront là pour demander la réduction des salaires et des dépenses sociales, la hausses des impôts et taxes, pour ajuster. »

Cependant, le plus grave reste l’illusion vendue au peuple ivoirien.

« Les autorités ivoiriennes se présentent à leur peuple comme celles-là mêmes qui font de la Côte d’Ivoire  la grande puissance locale. Pourtant la part relative de la production de la République Côte d’Ivoire dans le total UEMOA ne cesse de baisser depuis 1978-79, pour se situer à 36,9% en 2016, le niveau de 2005. »

Ainsi, pour conclure, Mamadou Koulibaly propose en ces termes. Que l »On peut réduire les dépenses. Mais si elles sont jugées incompressibles  alors il faut collecter rigoureusement les recettes, éviter de les détourner et les utiliser au mieux dans les intérêts de la population, dans un ordre de priorités publiques moins narcissiques et plus altruistes. »

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Agriculture

LIDER: Pourquoi les gouvernements ivoirien et ghanéen ne peuvent pas imposer un prix plancher sur le marché international du cacao ?

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Cacao en Côte d'Ivoire

LIDER News | 12 juillet 2019

 

Pourquoi les gouvernements ivoirien et ghanéen ne peuvent pas imposer un prix plancher sur le marché international du cacao:

 

1) Cette décision n’émane pas de la volonté des millions de petits planteurs qui vont aux champs. Être un pays producteur ne signifie pas que c’est un pays qui va au champ, mais bien des cacaoculteurs, et ce sont eux ou leurs coopératives qui devraient conduire ces discussions en direct avec les chocolatiers, entreprises privées, et non les États qui, soit dit en passant, les maintiennent en esclavage, comme des métayers ou des serfs au Moyen Âge. Ce point n’a pas échappé à la Wcfo, organisation mondiale des cultivateurs de cacao, qui a publié un communiqué se désolidarisant de l’initiative des deux Etats africains, qui avaient décidé d’imposer un prix minimum de 2.600 USD/tonne. (http://worldcocoafarmers.org/wp-content/uploads/2019/06/WCFO-COMMUNIQUE-COCOA-BEANS-PRICE-DECLARATION.pdf)

 

2) Cette prétention viole également la déclaration de Berlin de 2018 qui engageait les États dont les populations cultivent le cacao, à assurer à leurs cacaocultureur la sécurité foncière, l’accès au financement de leur agriculture, la sécurité sociale, la lutte contre le travail des enfants, une industrialisation profitable et la protection de l’environnement. (Voir la déclaration de Berlin: http://www.commodafrica.com/26-04-2018-icco-declaration-de-berlin-le-statu-quo-dans-le-secteur-du-cacao-nest-plus-une-option)

 

Ceci explique très probablement pourquoi la réunion de la filière à Abidjan le 3 juillet 2019 a tourné court, les participants s’étant rapidement dispersés le visage renfrogné, comme s’ils avaient inhalé des gaz lacrymogènes.

 

LIDER (Liberté et Démocratie pour la République )

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Economie

Côte d’Ivoire/Monnaie Unique de la Cedeao: un modèle de système fédéral des banques centrales convenu

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Abidjan, 19 juin (AIP) –

Le Comité ministériel sur le programme de la monnaie unique de la CEDEAO réuni, lundi et mardi, à Abidjan, a convenu de l’adoption du modèle de système fédéral des Banques centrales.

 

Le Comité a également retenu un régime de change flexible assorti de ciblage d’inflation comme cadre de politique monétaire. Il a aussi fait le choix de la dénomination de la monnaie unique de la CEDEAO qui doit s’appeler « ECO ».

 

Les ministères en charge de l’Economie et des Finances des Etats membres, les Banques centrales de la région, constituant ce Comité, ont invité les Etats membres à prendre les mesures idoines en vue de respecter de manière durable les critères de convergence macroéconomique indispensables à la création d’une union monétaire crédible au sein de la CEDEAO.

 

Les Etats sont donc invités à transmettre au plus tard le 31 octobre 2019, leurs programmes pluriannuels de convergence 2020-2024.

 

S’agissant des retards dans la mise en œuvre des activités de la Feuille de route révisée, le Comité ministériel a demandé le renforcement des capacités humaines des institutions régionales impliquées dans sa mise en œuvre en vue de leur permettre d’accélérer l’exécution des activités programmées.

 

Ces recommandations seront soumises aux chefs de d’Etat au cours de leur prochaine session ordinaire du 29 juin 2019 à Abuja.

 

Le projet de monnaie unique de la Cedeao existe depuis trois décennies. Il a été réactivé en 2000. En 2000, les pays d’Afrique de l’Ouest ont exprimé leur volonté d’accélérer le processus d’intégration monétaire entamé au début des années 1980, qui s’est concrétisée par un projet prévoyant la création en deux phases d’une monnaie unique en Afrique de l’Ouest. Ce plan prévoyait, dans sa première phase, le lancement en janvier 2015 d’une monnaie unique, l’Eco, par les pays membres de la Zone monétaire d’Afrique de l’Ouest (ZMAO).

 

Dans un deuxième temps, la ZMAO devait fusionner avec l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA) pour créer, en 2020, une monnaie unique dans l’ensemble des 15 pays membres de la CEDEAO. Après trois reports, en 2003, 2005 et 2009, les responsables ouest-africains ont finalement renoncé, en juillet 2014, à lancer l’Eco en janvier 2015, évoquant le niveau insuffisant de préparation et de convergence économique entre les États membres de la ZMAO.

 

À cette occasion, ils ont également décidé de changer de stratégie en abandonnant l’étape intermédiaire de 2015 avec la monnaie unique de la ZMAO, et en reprogrammant la création d’une monnaie unique pour l’ensemble de la CEDEAO pour 2020.

 

(AIP)

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Business

Qnet : 12 étudiants déférés à la Mac pour arnaque

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Par Leadernews, 20/06/2019

 

La société QNet qui se dit spécialisée dans la vente en ligne et qui se trouverait en Malaisie, semble au centre d’une grosse arnaque à grande échelle.

 

Par le truchement d’une école qu’elle a ouverte à Thiès pour y dispenser des cours d’initiation et de marketing en ligne, ladite société s’est lancée dans une campagne de recrutement d’élèves des plus nébuleuses et lucratives avec des droits d’inscription et des engagements qui dépassent tout entendement au point de susciter la curiosité des limiers du commissariat de la police des Parcelles Assainies de Thiès.

 

Une curiosité qui a été renforcée par une plainte de quatre des recrues qui ont fini par sentir l’arnaque. Suffisant pour que les pandores entrent en action et découvrent le pot aux roses.

 

Les investigations permettront en effet de mettre à jour ce qui semblerait à une grosse entreprise d’arnaque et l’interpellation d’une vingtaine d’individus. Les principales victimes seraient des jeunes originaires de Goudiry, Tambacounda, Malem Hodar. Parmi eux, 12 étudiants dont 6 grands responsables, ont été déférés à la Maison d’Arrêt et Correction (Mac) de Thiès suite à cette plainte.

 

Les plaignants auraient perdu dans cette affaire 4.950.000 francs répartis comme suit : D. Kanté et A. Thiam 2 millions de francs Cfa chacun et A. Thiam et A Diallo 475.000 francs Cfa chacun. En somme, selon une source proche du dossier, sur un total de 22 étudiants, 16 auraient déjà donné chacun 2.000.000 millions francs Cfa pour bénéficier de ces cours d’initiation en marketing et de vente en ligne de produits qu’ils n’ont jamais vus. Le responsable de l’école un certain M.S, est pour le moment resté introuvable. Un des étudiants aurait vendu tous ses bœufs et ceux de sa mère, le tout estimé à 2.000.000 Fcfa pour se faire inscrire dans cette école.

 

Le deal a éclaté quand ce dernier ne voyant pas de produits et contraint de parrainer d’autres élèves, a senti le coup fourré. Surtout qu’avant d’entrer dans cette école, on leur fait signer un document dans lequel il est indiqué que lorsque pour une raison ou pour une autre, vous décidez de quitter, vous allez perdre tout l’argent que vous avez déposé.

 

Pour boucler le tout, les élèves doivent obligatoirement acheter un pendentif qui coûte 475.000 Fcfa et qui aurait même des vertus thérapeutiques. Le malheur étant que certaines de ces victimes croient encore dur comme fer, aux vertus de ces pendentifs. En effet, ces jeunes qui, pour la majeure partie sont venus des confins du pays, semblent de toute évidence pris dans un carcan qui ne dit pas nom, après des séances de lavage de cerveau.

 

Joint au téléphone, le représentant subsaharien de Qnet à Dakar, Birame Fall, a indiqué qu’il est au courant des interpellations qui ont eu lieu à Thiès. Toutefois, il a tenu à faire savoir qu’il ne peut rien préciser sans au préalable vérifier leur base de données pour savoir si les personnes interpellées sont des représentants indépendants de Qnet. Mais que l’on doit comprendre que leurs représentants qui mènent leurs activités, n’ont jamais eu maille à partir avec la justice. Et que s’il y a une confusion, les équivoques sont très vite levées.

 

Pour l’heure, l’enquête suit son cours et seul l’avenir pourra édifier sur cette affaire à forte senteur d’arnaque.

 

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